Naléiss Freeds

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Summary

Naléiss Freeds est une jeune fille qui entre en 2de dans une nouvelle ville, un nouveau lycée, où elle ne connaît personne, et c'est pour le mieux. Cependant, un groupe d'élève semble s'intéresser à elle. Alors que Derek, Athalé, Sélianne et Kevin essaient de nouer des liens inattendus, Naléiss doit se battre contre ses émotions, ses souvenirs et ses fantômes. Mais tout va très vite basculer quand ses pouvoirs vont refaire surface...

Status
Ongoing
Chapters
40
Rating
4.7 3 reviews
Age Rating
16+

Chapitre 1

-Tu seras prudente, d’accord Naléiss ? Tu ne te coucheras pas trop tard, ok ? Et si tu as un problème

Ah les parents…ai-je pensé.

-Je t’appelle, ai-je terminé pour ma mère. Tout va bien se passer, je vais juste au lycée. Et je reviendrai les week-ends.

-Promis ?

-Promis.

Je l’ai prise une dernière fois dans mes bras en faisant un clin d’œil à ma petite sœur Shannon.

-Bon allez-y, sinon demain on est encore là.

Ma mère s'est retournée à contrecœur. Shannon s’apprêtait à la suivre, mais je l'ai retenu par le poignet.

-Veille bien sur eux, ils auront besoin de toi, lui ai-je demandé en lui parlant de nos parents.

Elle a hoché la tête puis je l’ai embrassé sur le front en lui murmurant :

-Bonne rentrée en sixième.

Elle m’a souri avant de disparaître au coin des escaliers de l’immeuble. Même si elle le cachait, je savais que mon départ l’affectait. Je suis restée plantée là quelques instants à regarder dans le vide, jusqu’à ce que je me décide à refermer la porte. On y est… Mon nouvel appartement, mon nouveau lycée, ma nouvelle vie !

Ne nous emballons pas. J’avais [juste] eu la chance de louer à un prix d’ami l’appartement d’une vingtaine de mètres carrés d’une connaissance à mes parents dans la ville de Savière, là où j’avais vu le jour. À dix ans, j’avais déménagé à la petite ville de Landogne, à cause du boulot de mon père : il était policier. Ma mère, elle, était cuisinière. Bref… J’avais fait une sorte de retour aux sources. Maintenant j'étais à deux heures de train de chez mes parents. Pourquoi ? Car j’avais décidé de changer de lycée pour l’option biologie : j'étais passionnée par l’environnement. Et je voulais me prouver que je pouvais voler de mes propres ailes, comme on dit.

Je me cherche des excuses… ai-je soupiré intérieurement. Avant que mes souvenirs ne commencent à me hanter, j'ai décidé de préparer mon sac de cours. C’était demain ma rentrée en seconde.

22 h 24. Je ne voulais pas être fatiguée pour le grand jour alors j'ai décidé d’aller me coucher. En quelques pas, j'ai traversé ma cuisine-salon. Il y avait tout pour faire à manger : frigo, four-micro-ondes, évier… J’avais également un vieux canapé dans l’angle près de la porte et une table à manger ronde. Un petit balcon me permettait de surplomber la rue depuis le huitième étage.

Je suis passée devant la salle de bain et je me suis regardée dans la glace qui était au-dessus de l’évier : mes cheveux lisses et noirs m’arrivaient sous la poitrine. Ma frange, elle, était aussi en pagaille que d’habitude. Mes lèvres semblaient sèche et celle supérieure était traversée par une cicatrice due à un accident que j’avait eu, il y a un an. À cause d’un tic, j’ai passée ma langue dessus. Mes yeux bleus aux reflets gris paraissent désormais mornes. Ma petite fée aurait dit qu’ils ressemblaient à un ciel de tempête. Vite ! Noyer les souvenirs avant qu’ils émergent…

J’ai fini par poursuivre mon chemin et suis entrée dans ma chambre : un lit deux places prenait presque tout l’espace. Il en restait juste assez pour une table de nuit, une penderie et un bureau équipé d’un ordinateur. J’avais accroché au-dessus un vieux cerf-volant violet décoré avec des strass. Des photos de mes voyages étaient collées aux murs gris.

J’ai senti mon portable vibrer dans ma poche. Un message s’est affiché quand je l’ai sorti :

Bonne chance pour demain. Papa

J’ai souri tristement avant de l’éteindre. Une fois allongée et le drap remonté jusqu’au menton, je me suis mise à angoisser à cause du lendemain. J'ai titillé mon pendentif en pierre, la tête assailli par les doutes et me suis endormie trois bonnes heures plus tard.