Wolves Tome 1

All Rights Reserved ©

Summary

« On m’a souvent raconté l’histoire de Pierre et le loup lorsque j’étais petit. Je n’y croyais pas un traitre mot mais maintenant, je sais ce que ça fait. Et au contraire de Pierre, je n’ai pas pu crier au loup. On dit souvent que les loups sont des bêtes sauvages dépourvues de toute intelligence, mais certaines fois, on remarque que l’humain n’est pas mieux. » Jeune et innocent, Anastase s'enfonce dans la forêt présente au fond du jardin de ses parents. Il ne pense pas mal faire en désobéissant à ses derniers mais va avoir la peur de sa vie en faisant face à une meute de loups. Il découvrira alors un secret gardé depuis plusieurs siècles et sera entrainé dans la plus grande aventure de sa vie. Mot de l’auteur : Si j’ai écrit ce livre, c’est avant tout pour montrer qu’un livre peut contenir des personnages principalement masculins avec très peu de personnages féminins. La place des femmes dans les livres est généralement supérieure à celle des hommes et même si certaines réclament l’égalité, elle va dans les deux sens. C’est pourquoi, tout l’univers présente dans cette trilogie tournera seulement autour des hommes.

Status
Complete
Chapters
32
Rating
4.8 6 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Un silence de mort est présent autour de moi. Je soupire mais continu ma route dans cette forêt sombre. Le vent s’élève et un frisson me traverse le corps. Un hurlement s’élève dans le silence et je suis terrifié. J’avance sans faire de bruit et finalement, j’arrive dans une petite clairière de marguerites. Le sombre de la nuit ne me dit rien de bon. Je me retourne doucement pour retourner sur mes pas et revenir en arrière mais tombe sur un loup. Je stoppe mes mouvements et son regard croise le mien.

Un hurlement traverse le silence de la nuit et le loup qui me fait face tourne la tête vers le bruit. Il s’élance et s’éloigne dans la clairière le laissant bouche bée.

Ma respiration qui était jusque-là arrêtée reprend doucement et je calme les battements forts de mon cœur. Je viens réellement d’être face à un loup ? Je lève ma main sur mon front et la passe distraitement dans mes cheveux courts. Je pousse un soupir et avance pour revenir sur mes pas comme je le souhaitais il y a quelques minutes. Je m’enfonce à nouveau dans la forêt et essaye tant bien que mal de me repérer mais tout se ressemble. J’avance encore et encore mais j’ai l’impression de tourner en rond. Je me retrouve finalement à nouveau à la petite clairière après une demi-heure de marche ce qui consolide mon idée de tourner en rond.

Je m’énerve tout seul et décide d’utiliser mon téléphone pour appeler de l’aide. La lumière émise par mon écran agresse mes yeux. J’essaye d’appeler les secours mais rien... Je regarde ma barre de réseau, rien. Je ne capte rien. Bordel ! Je pousse un grognement et m’assoie au sol de rage. Je vais devoir attendre le levé du jour pour reprendre ma marche. Je n’arriverai à rien maintenant. La fatigue se fait sentir mais je ne veux pas fermer les yeux. L’image du loup me revient en mémoire et je ne veux définitivement pas dormir. S’il revient, il va me manger…

Je soupire encore une fois et ouvre un jeu sur mon téléphone. Je suis tellement absorbé par ce dernier que je n’entends rien autour de moi. Un petit grognement me sort de ma bulle et lorsque je relève la tête, une meute de loups me fait face. Un frisson me traverse le corps, je suis fichu. Le loup n’est pas revenu seul comme je le craignais… Non il est revenu avec tous ses petits copains. Je vais me faire bouffer par une meute de loup !

Mes yeux écarquillés ne lâchent pas les bêtes qui me reniflent chacune leurs tours. Le loup qui me semble être le dominant s’approche prudemment de moi alors que j’essaye de m’éloigner de lui. Le problème est que je suis appuyé contre un arbre qui m’empêche de bouger et de reculer.

Ma respiration se saccade et le loup n’est plus qu’à un mètre de moi. Je vois sa truffe bouger quelques secondes grâce aux rayons de la lune et il se recule finalement dans un grognement terrifiant. Les poils du loup se redressent et sa posture me fait flipper. Il est clairement la chose la plus imposante que j’ai pu voir de toute ma vie. Les autres loups qui forment sûrement la meute me fixent en grognant également. Mes muscles tremblent à force d’être crispés et je sens bientôt l’adrénaline couler dans mes veines. Je dois me tirer d’ici avant qu’ils ne me bouffent !

Pris d’un élan de courage, je me saisis d’une pierre qui est posée au sol et l’envoie loin de moi. Les loups suivent le mouvement du caillou et j’en profite pour prendre mes jambes à mon cou. Je cours encore et encore sans m’arrêter et m’enfonce dans la forêt sombre. Je trébuche sur des racines mais je me relève, je me prends des branches d’arbres dans le visage mais n’arrête ma course. Ils ne doivent pas me rattraper même si mes chances de gagner une course contre des loups sont très faibles, voir inexistantes.

Après ce qui me semble être une éternité, je m’arrête et m’appuie contre un arbre pour reprendre ma respiration. J’appuie ma main sur ma hanche où je sens un point de côté arriver. Je prends de grandes inspirations et prends mon temps pour relâcher l’air que je garde quelques secondes dans mes poumons.

Des pas foulant la terre me ramènent à moi et je recommence à courir malgré moi. Mon odeur doit les attirer alors j’essaye de ne rien toucher avec mes mains. J’arrive finalement devant une sorte de grotte et m’y engouffre sans réfléchir. Je pousse un petit soupir de soulagement en n’entendant plus les loups. Je m’assoie, fatigué, sur le sol terreux mais me stoppe bien vite dans mon geste en sentant un souffle fort contre la nuque. Un grognement venant de quelque chose dans mon dos s’élève dans la grotte et je tremble de peur. Ce n’est pas un loup. Le grognement est différent de ceux que j’ai entendu tout à l’heure et si ce que j’ai dans le dos était un loup, il devrait normalement être avec sa meute non ?

Je décide de me retrouver doucement pour ne pas brusquer l’animal et je fais face à deux yeux qui scintillent dans l’obscurité. La bête me fixe et je m’éloigne doucement pour ne pas la brusquer. Une branche craque sous mon poids et le regarde de l’animal se dirige directement vers la branche qui est en dessous de ma main. Son regard retombe finalement dans le mien et une patte poilue sort de l’ombre. Cinq immenses griffes raflent le sol et je déglutis. Si les loups ne m’ont pas tué, je ne donne pas cher de ma peau devant cet animal.

Je continu de m’éloigner alors que la bête s’avance et je découvre, étonné, un ours brun assez grand. Je ne savais pas que les ours vivaient dans la région ! Bordel je ne dois pas être à plus de cinq kilomètre de chez moi ! Comment des animaux sauvages comme eux peuvent être aussi près des hommes ?

Un grognement puissant m’arrête dans ma réflexion et je tremble. C’est clairement la pire nuit de toute ma vie ! Je me lève précipitamment alors que la bête me tourne autour. Je ne perds pas l’animal du regard trop apeuré et il s’arrête face à moi. Ses longues dents dépassent de ses babines et je sais que je suis mort. Je fixe alors ses deux yeux qui seront surement la dernière chose que je verrais de ma vie. Je pense aussi à l’haleine que doit avec le monstre qui me fait face. Bordel je me sens comme Jack Sparrow dans pirate des Caraïbes 2 lorsqu’il fait face au monstre des mers, le Kraken de Davy Jones. Un frisson de dégout me traverse le corps. Ce n’est pas le moment de penser à ça

Je pense à mes parents qui sont entrain de dormir paisiblement. Ils vont être dévastés, je suis leur fils unique et ils vont me perdre à cause d’une de mes fugace envie de découvrir la forêt en pleine nuit !

Un grognement me sort de mes pensées et je regarde rapidement autour de moi. L’ours se redresse sur ses pattes arrière en position d’attaque mais son regard n’est pas dirigé vers moi. Non, il est dirigé vers la meute de loups qui nous entourent en formant un cercle. Je suis définitivement mort. Si l’ours ne me tue pas, ce seront les loups. Mon regard se pose sur un des loups qui s’avance un peu et je reconnais le dominant de tout à l’heure, celui qui m’a reniflé dans la prairie.

Je le regarde fixement et ses yeux se plongent finalement dans les miens. Une seconde, je pense voir un changement de couleur dans ses derniers mais je dois forcément me tromper. Ce doit être avec les reflets de la lune. Je reporte mon attention sur la grosse bête qui me fait face et m’éloigne définitivement de lui. Quitte à mourir, je préfère que ce soient les loups qui me tuent. L’ours essaye de s’approcher de moi mais il est coupé par une masse sombre qui lui fonce dessus.

Mes yeux s’écarquillent lorsque je vois le loup dominant attaquer la bête sauvage. D’autres loups se mêlent au combat et je ne peux qu’être spectateur. Le sang coule à flot. Les coups de griffes pleuvent, les claquements de mâchoire s’élèvent dans les airs. Un frisson de terreur me prend devant ce spectacle si sanglant. Je regarde avec attention chaque mouvement des animaux, j’entends chaque grognements, chaque hurlements. Puis finalement, tout se termine. Mon regard se plonge dans deux yeux luisants à la lueur de la lune et je m’évanoui.