Lucas
C'est la rentrée ce matin, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Je pense trop. Du haut de mes 16 ans, je réfléchis comme adulte pour subvenir au besoin de mon petit frère Ayden, qui a 4 ans. Nous avons passé tous les deux de merveilleuses vacances en Bretagne, notre mère nous avait envoyé en colonie de vacances. Cela fait 3 jours que nous sommes revenus, trois longs jours que mon petit frère me demande quand est ce que maman revient. La plupart du temps ma réponse est toujours la même. « Ne t'inquiète pas elle va revenir, elle est partie pour le travail, elle va revenir bientôt, elle est partie pour le travail. » Ayden me regarde toujours avec ses grands yeux noisette et son large sourire, il me fait fondre.
Je me prépare un café, il n'est pas encore sept heures mon réveil n'a même pas sonné. Je prends mon sac de cours que j'ai préparé la veille et j'en retire une lettre enfin non « La lettre ». Cette lettre qui est entrain de tout remettre en question, mes projets, mon avenir, l'avenir de ce petit être innocent qui dort dans le canapé-lit. Je commence à la relire, je pourrais même vous la réciter tellement je l'ai relue. Je sens que je vais avoir des cheveux blancs avant mes 17 ans.
⋟⋞
Mon Lucas
Je t'écris ses mots pendant un rare moment de lucidité. J'ai bien réfléchis, depuis la mort de votre père, je me sens vide, je n'ai plus goût à rien.
J'ai pourtant essayé de faire mon devoir mais je n'y arrive pas et je sais que cela va paraître égoïste mais je crois que je ne peux plus vous donner mon amour et je ne pourrais plus le donner à quiconque.
Mes enfants, ma chair, mes entrailles, je suis dMMPMésolé... il à tout emporté avec lui, même mon âme. Je n'ai pas le droit de vous faire vivre ça, ce n'est pas une vie pour deux enfants de voir leur mère toujours alcoolisée, allongée et à pleurer du matin au soir.
Ton frère sera tellement bien mieux avec toi, tu seras tant occupé et tu seras le protéger plus que moi. Prenez soin de vous et oubliez-moi vous n'en serez que plus heureux.
Maman
L'appel de mon frère me fait sortir de ma colère, car oui ce sentiment est présent en moi.
― Lucas, Lucas !!!
― Oui Ayden, qu'est-ce qu'il y a ?
― Te fasses pas !!!
Son regard est rempli de larmes, je sais ce qu'il a fait ça dure depuis trois jours mais je ne peux pas lui en vouloir. En revanche j'en veux à ma mère, mais j'essaye d'être devant mon petit ange.
― Qu'est-ce que tu as fait? Pipi? Tu es grand Ayden!!!
― Non je veux maman! Mamaaannn!!!
Je mets un genou à terre pour le prendre dans mes bras et le consoler. Les larmes me montent, à cet instant j'entends la voix de mon père qui me dit : "Ne pleure pas mon fils, seul les bébés pleurent. Ton frère est un bébé... toi, tu es un homme et les hommes ne pleurent pas."
Mais je ne suis pas un homme, je ne suis qu'un gamin en première qui se retrouve seul avec son petit frère de quatre ans et qui va devoir le faire grandir sans personne, sans adulte. Je me reconcentre sur Ayden qui a besoin de moi, je m'apitoierai sur mon sort plus-tard.
― Ayden, mon ange regarde-moi, son regard est sur moi, je continue, maman va revenir quand je ne sais pas elle n'a pas laissé de mot mais je suis sûr qu'elle va revenir vite. En attendant, moi je suis là et je veillerai sur toi. Tu es d'accord?
― Ca veut dire quoi vaillera sur toi?
― Veillera ça veut dire que je serai là pour toi et que je te protègerai tout le temps. Alors dis-moi ce pipi, quel méchant cauchemar la fait venir pour que je l'attrape et je le jette par la fenêtre.
Il me regarde en essuyant les yeux et son nez avec la manche de son pyjama et rigole devant la bêtise que je lui sors chaque matin depuis notre retour. Il me raconte son cauchemar, toujours le même. Il revit l'accident de papa, celui qui lui a coûté la vie en se faisant renversé par un chauffard alcoolisé lorsqu'il traversé devant le bus, il y a de ça six mois jour pour jour. Il sortait pour se rendre à l'hôpital, il était médecin urgentiste comme ma mère. Ayden et moi nous étions dans le bus pour nous rendre à l'école pour lui et au lycée pour moi. Quant à ma mère, elle regardait par la fenêtre, elle travaillait de nuit cette semaine là. Elle aimait nous regardé partir et là le drame est arrivé... mon père a traversé devant le bus et là, une voiture qui arrivait à toute vitesse, a fauché et percuté mon père de pleins fouets, le tuant sur le cou. Je n'ai pu sortir du bus tellement j'étais tétanisé. Je tenais Ayden contre moi tandis qu'il hurlait et se débattait pour voir mon père qui gisait sur la chaussée sans comprendre réellement ce qui s'était passé. La police avait fait évacuer tout le bus et une cellule psychologique avait été mise en place. Ce jour là à changer ma vie à tout jamais.
le premier jour de cours, je ne suis pas foutu d'arriver à l'heure et cela fait six mois que ça dure. Merde, il serait peut-être temps que je me réveille, non ? Mais comment faire autrement ? Impossible !!! Mon petit ange blond, a besoin de moi. En attendant, quelle galère je vais encore me retrouver dans le bureau du proviseur. Est-ce que cela va s'arrêter un jour ? Ou est-ce que je vais craquer avant ?
―Monsieur Guérin, encore en retard ? Cela devient une habitude, chez vous !
―Ouais, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes.
―Cela vous fait rire en plus ! Mais comment faites-vous pour avoir de bons résultats ? Mais je vous mets en garde, Monsieur Guérin... je ne pourrais tolérer aucun retard le jour de l'examen et les épreuves vont arriver très vite. Faites attention que votre comportement qui s'est réellement détérioré depuis la mort de votre père devient intolérable. Vous savez qu'une équipe scolaire est là si vous avec besoin de vous confier.
―Comme vous l'avez dit mes résultats sont là et je serai à l'heure pour les épreuves. Enfin... si elles ne commencent pas huit heures, je murmure mes derniers mots mais il m'a entendu et me le fait remarquer immédiatement, d'un ton furieux.
―Ne jouait au plus malin Monsieur Guérin, vous serez perdant. Mais regardez-vous vous aviez la possibilité d'obtenir une bourse quand vous étiez dans l'équipe de rugby et vous aviez même été repéré par le sélectionneur de Angel's London et vous avez tout abandonné par je ne sais quel caprice. Arrêter de jouer Monsieur Guérin !!!
―Je ne joue pas et ce n'est pas un caprice comme vous le prétendez Monsieur le Proviseur mais puis-je prendre congé car ayant du retard il serait dommage que je prenne une autre de retenue que je devrais rajouter mon palmarès de mauvais garçon, je le dit sur un ton plus désinvolte que je l'aurais voulu.
Il me regarde exaspéré par cette insolence que j'utilise depuis quelques temps et qui ce rapproche souvent à un manque de respect mais je n'arrive plus à faire face devant la situation qui la mienne. Je fais au mieux pour rester poli mais certaines réflexions me saoulent mais le corps professoral et le proviseur connaissent mon potentiel et ils savent que je peux réussir et obtenir mon diplôme mais entre nous je n'en suis pas aussi qu'eux. Mes résultats ont dégringolé de façon considérable depuis ces dernières semaines.
Il me tend mon emploi du temps. Je vois que j'ai encore Madame Schneider en professeure principale, que mon emploi du temps et plus que chargé et que je vais devoir sécher pas mal de cours encore cette année. Je me dirige vers la porte quand Monsieur Richardson m'interpelle :
― Monsieur Guérin votre uniforme est en option cette année ?
Et merde j'avais tellement la tête dans le cul ce matin que j'ai zappé mon uniforme. J'ai préparé celui de d'Ayden mais pas le mien. Il prend son téléphone et parle à la responsable des élèves et lui demande :
― Rebecca pourriez-vous préparer une tenue complète car je vous envoie un énergumène sans tête du nom de « Lucas Guérin ».
Il se reconcentre sur moi après avoir raccroché et me dit que je n'aurais qu'à me changer ce midi quand je rentrerais chez moi en espérant que je ne quitte pas les cours avant l'heure cette année. J'ai une folle envie de lui dire qu'il peut toujours rêver mais je préfère ne pas envenimer les choses car je suis déjà mal barré.
Après avoir récupéré mon emploi du temps, je me dirige vers ma salle de cours, je vois à travers la vitre de la classe. La prof a déjà commencé un cours, elle ne perd jamais de temps. Madame Schneider était ma prof principale l'année dernière, elle a essayé d'être là pour moi à la mort de mon père. Mais comme je l'ai dit, elle a essayé mais je n'ai jamais laissé quelqu'un tenter de m'aider, j'ai même refusé la psy du lycée. Je veux me débrouiller seul. Je ne peux m'apitoyer sur mon sort, mon petit frère compte sur moi. Il est la seule personne qui me voit sourire vraiment et d'ailleurs c'est la seule personne qui me donne envie de me lever le matin. L'année dernière j'étais l'ailier gauche de l'équipe de rugby du
lycée, les « Angel's London ».retard, pour ne pas changer même le premier jour de cours, je ne suis pas foutu d'arriver à l'heure et cela fait six mois que ça dure. Merde, il serait peut-être temps que je me réveille, non ? Mais comment faire autrement ? Impossible !!! Mon petit ange blond, a besoin de moi. En attendant, quelle galère je vais encore me retrouver dans le bureau du proviseur. Est-ce que cela va s'arrêter un jour ? Ou est-ce que je vais craquer avant ?
―Monsieur Guérin, encore en retard ? Cela devient une habitude, chez vous !
―Ouais, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes.
―Cela vous fait rire en plus ! Mais comment faites-vous pour avoir de bons résultats ? Mais je vous mets en garde, Monsieur Guérin... je ne pourrais tolérer aucun retard le jour de l'examen et les épreuves vont arriver très vite. Faites attention que votre comportement qui s'est réellement détérioré depuis la mort de votre père devient intolérable. Vous savez qu'une équipe scolaire est là si vous avec besoin de vous confier.
―Comme vous l'avez dit mes résultats sont là et je serai à l'heure pour les épreuves. Enfin... si elles ne commencent pas huit heures, je murmure mes derniers mots mais il m'a entendu et me le fait remarquer immédiatement, d'un ton furieux.
―Ne jouait au plus malin Monsieur Guérin, vous serez perdant. Mais regardez-vous vous aviez la possibilité d'obtenir une bourse quand vous étiez dans l'équipe de rugby et vous aviez même été repéré par le sélectionneur de Angel's London et vous avez tout abandonné par je ne sais quel caprice. Arrêter de jouer Monsieur Guérin !!!
―Je ne joue pas et ce n'est pas un caprice comme vous le prétendez Monsieur le Proviseur mais puis-je prendre congé car ayant du retard il serait dommage que je prenne une autre de retenue que je devrais rajouter mon palmarès de mauvais garçon, je le dit sur un ton plus désinvolte que je l'aurais voulu.
Il me regarde exaspéré par cette insolence que j'utilise depuis quelques temps et qui ce rapproche souvent à un manque de respect mais je n'arrive plus à faire face devant la situation qui la mienne. Je fais au mieux pour rester poli mais certaines réflexions me saoulent mais le corps professoral et le proviseur connaissent mon potentiel et ils savent que je peux réussir et obtenir mon diplôme mais entre nous je n'en suis pas aussi qu'eux. Mes résultats ont dégringolé de façon considérable depuis ces dernières semaines.
Il me tend mon emploi du temps. Je vois que j'ai encore Madame Schneider en professeure principale, que mon emploi du temps et plus que chargé et que je vais devoir sécher pas mal de cours encore cette année. Je me dirige vers la porte quand Monsieur Richardson m'interpelle :
― Monsieur Guérin votre uniforme est en option cette année ?
Et merde j'avais tellement la tête dans le cul ce matin que j'ai zappé mon uniforme. J'ai préparé celui de d'Ayden mais pas le mien. Il prend son téléphone et parle à la responsable des élèves et lui demande :
― Rebecca pourriez-vous préparer une tenue complète car je vous envoie un énergumène sans tête du nom de « Lucas Guérin ».
Il se reconcentre sur moi après avoir raccroché et me dit que je n'aurais qu'à me changer ce midi quand je rentrerais chez moi en espérant que je ne quitte pas les cours avant l'heure cette année. J'ai une folle envie de lui dire qu'il peut toujours rêver mais je préfère ne pas envenimer les choses car je suis déjà mal barré.
Après avoir récupéré mon emploi du temps, je me dirige vers ma salle de cours, je vois à travers la vitre de la classe. La prof a déjà commencé un cours, elle ne perd jamais de temps. Madame Schneider était ma prof principale l'année dernière, elle a essayé d'être là pour moi à la mort de mon père. Mais comme je l'ai dit, elle a essayé mais je n'ai jamais laissé quelqu'un tenter de m'aider, j'ai même refusé la psy du lycée. Je veux me débrouiller seul. Je ne peux m'apitoyer sur mon sort, mon petit frère compte sur moi. Il est la seule personne qui me voit sourire vraiment et d'ailleurs c'est la seule personne qui me donne envie de me lever le matin. L'année dernière j'étais l'ailier gauche de l'équipe de rugby du lycée, les « Angel's London ».