Mia Regina

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Summary

Rien ne lie une patronne d'une agence immobilière de luxe et un tueur à gage, d'autant plus que l'une vie dans la capitale Italienne et l'autre dans la capitale Londonienne. Pourtant Cayena et Aaron le sont. Ils sont liés par la haine. Une haine que Cayena lui voue après qu'il ait tué sa mère et sa sœur froidement et dans les mêmes conditions, l'obligeant à revivre ce cauchemar une seconde fois. Fautes de preuves, l'affaire a été classée sans suites. Après dix ans d'absence, Aaron s'installe à Rome et Cayena est persuadée qu'il vient finir le travail qu'il a commencé, à savoir qu'elle est la prochaine sur sa liste. Pour sauver sa peau, elle est prête à tout, même à collaborer avec des personnes qu'elle vient de rencontrer sans avoir que son plan comporte bien des failles. ⚠️ TW: cette histoire contient des thèmes de: dépression, drogue, armes, harcèlement, mort violente, torture, caractère sexuel, tentative de viol.⚠️ Si vous êtes sensible ou que vous avez moins de 15-16ans ne pas lire merci.

Status
Ongoing
Chapters
15
Rating
5.0 1 review
Age Rating
16+

Chapter 1

Essayant d'échapper à mon assaillant je courrais de plus en plus vite, des gouttes de sueurs coulaient le long de mon front et de ma nuque.

Je ne regardais pas derrière moi et courrait les yeux fermés de peur que je ne me fasse attraper ou que je perde de la vitesse.

Un bruit sourd se fait entendre à quelques mètres de moi mais je ne flanchais pas, il est hors de question que j'arrête de courrir.

"...-na...Cay-...." je parvins à distinguer quelques bribes de mots ressemblant fortement à mon prénom, comment mon assaillant pourrait-il connaitre mon nom ?

"Cayena!"

Je pûs cette fois distinguer clairement la voix de la personne me courrant après, il s'agissait d'une voix féminine assez familière, ouvrant les yeux le décor de ma salle de sport s'offrait à moi, ma cousine Vittoria se tenait devant moi, les bras croisés et le regard inquiet.

Appuyant sur les boutons du tapis de course, je mis fin à ma séance de sport m'autorisant à respirer un bon coup.

"Si tu continue comme ça tu vas nous mettre en retard Cayena", me dis Vittoria

"Je sais très bien ce que je fais et je n'ai jamais été en retard à aucune réunion alors arrête de t'inquiéter, tu devrais courir toi aussi, ça te décoincerais un peu"

La laissant, je m'éclipsais dans la salle de bain de sorte à prendre une bonne douche et enfiler une tenue convenable pour notre réunion de cette après-midi.

"Tu as battu ton records quand même", j'entendais la voix de ma cousine dans l'autre pièce

"Quel records ?"

"7km parcourus en un temps inimaginable, tu t'imaginais poursuivis par un ours?" son petit rire essayait de changer l'atmosphère.

Cela ne me faisait pas rire et pendant que l'eau chaude coulait sur mon corps je réfléchissais à ce rêve éveillé qui debuit trois ans maintenant ne cesser de tourner en boucle dans ma tête.

Sans même le savoir mon subconscient m'incitait à m'entraîner à courrir de plus en plus vite et sur de plus longues distances à chaque séance intensive.

Après m'être habillée je rejoignais Vittoria qui attendait dans mon salon les jambes croisées et le regard rivé sur son écran de téléphone.

"Tout va bien ?" lui demandais-je

Elle releva la tête me souriant de sorte à balayer mes inquiétudes.

"Oui ne t'inquiète pas, c'est juste le projet que tu m'as laissé gérer... je rencontre plus de difficultés que ce que je pensais."

Vittoria était ma cousine que je considérais comme une soeur.

Elle m'accompagnait dans la gestion de l'entreprise familial et contribuait à enlever une grande charge de mes épaules. Je savais que malgré certaines difficultés de temps en temps, elle saurait mener à bien chaques tâches confiées et que le résultat final serait aussi parfait que si j'avais pris les choses en mains.

"Je suis sûre que tu vas y arriver, n'hésites pas à utiliser mes connections si tu as besoin, tu as les clés de mon bureau de toute façon."

Nous nous dirigeâmes vers le parking souterrain ou je m'installais du côté conducteur de mon Alpha Romeo 33 Stradale tandis que Vittoria prenait place du coté passager.

Le trajet jusqu'à l'immeuble de la Cappelleto Company fut silencieux, Vittoria savait que je n'avais aucune hâte pour cette réunion et que mes nerfs étaient à blocs. Elle en revanche avait l'air aux anges, comme si cette évènement décisif pour l'entreprise familiale n'était qu'une simple virée shopping dans les rues de notre belle ville romaine .

Arrivant enfin devant la salle de conférence, je pris une grande inspiration, redressait mes épaules et entrais.

"Cayena te voilà enfin!"

Je souris hypocritement à ma tante qui était assise à une place qui évidemment ne lui était pas attribuée, malheureuement je ne pouvais rien faire face à ce léger détail qui ne semblait géner que moi.

"Tante Carolina, quel plaisir de te revoir parmis nous, comment vas ton fils ? Toujours en cure de désintox?", rétroquais-je.

Son sourire s'effaça immédiatement laissant place à un regard noir; cela me fit réprimer un rictus de satisfaction.

Une fois toute ma famille installée, je pris place sur ma chaise au bout de la longue table les fixant tours à tours.

"Je me doute bien qu'être ici est autant pour vous que pour moi tout sauf une partie de plaisir donc je vais vous épargner les détails et en venir directement aux faits.", commencais-je, allumant le projecteur derrière moi, "comme vous le savez, il y a bientôt un an, notre famille a fais l'investissement de sa carrière en achetant une ancienne maison de quatre cents mètres carrés dans le quartier Tridente au nords de Rome. Nous avons dû sortir cinquante millions de notre poche et cent de plus afin de faire de nombreux travaux de rénovation et ajouter de la décoration."

"Bien sûr qu'on s'en souvient, tu nous a interdis de nous approcher de cette bâtisse et encore moins de mettre le nez dans les travaux", rétroqua mon oncle Lucci.

"Effectivement car ce projet devait-être secret mais pour pouvoir utiliser une telle somme d'argent il fallait absolument que vous soyez au courant, dans le cas inverse vous auriez été capable de m'accuser de fraude.", je raclais ma gorge et repris mon discours.

"Eh bien je vous annonce que ce bâtiment a été acheté et que la vente a été complétée pour la maudite somme d'un milliard d'euro"

A l'annonce de ce prix ma famille me regarda sous le choc, il faut dire que ceci est la plus grosse vente jamais connue dans l'histoire de la famille.

Notre famille était la plus connue en Italie pour son patrimoine immobilier. C'est en 1895 que mes ancêtres avaient décider d'en faire leur source de revenue en commencant par mettre certains biens en location pour les touristes étrangers; au fur et à mesure des années, le projet a évolué nous permettant de construire notre propre agence immobilière de luxe.

Cela consistait maintenant à acheter d'anciennes maison ou apartement dans les quartiers les plus chic des grandes villes italiennes afin d'entreprendre de grands travaux de rénovation et de la remettre sur le marché à un prix beaucoup plus élevé que celui à laquelle nous l'avions achetée.

Un brouhaha effervescent s'installa dans la salle, mes oncles et tantes étaient aux anges ne pensant pas qu'en réalité l'atmosphère allait se refroidir à l'annonce des propriétaire de la nouvelle demeure.

Vittoria pris le relais de l'annonce incitant le silence à revenir. "Les acheteurs arriveront dans un mois avec plusieurs camions de déménagement, compte tenu de la réputation que notre famille doit tenir, une soirée sera orgnisée et les plus grandes familles de nombreux pays nous rejoindrons lors de cet évènement, cela permettra donc de maintenir nos relations avec eux."

Pendant que ma cousine expliquait le déroulé de ce qui se passerait dans les prochaines semaines, je scrutais le visage des personnes assises face à moi, certains plus concentrés que d'autres, et prenais note de certains détails pouvant m'aider à mener à bien mon projet principal.

La voix de Vittoria s'arreta me faisant comprendre que la réunion touchait à sa fin.

Je ramassais mon ordinateur lorsque mon oncle Lucci s'éclaircit la gorge.

"Tu n'oublies pas quelque choe Cayena ?"

"Je n'oublie jamais rien mon oncle, mais je t'en pris, fais nous par de ce que j'aurai pû homettre", rétroquais-je.

Je sentis les yeux accusateur des autres membres de ma famille sur moi suite au ton que j'avais employé, mais ça m'était égal.

"Le nom des propriétaire ainsi que leur fonction", répondis Lucci, "je doute que les acheteurs soient de simples étrangers vu le prix qu'ils sont prêts à mettre dans une telle maison."

Le moment que je retoudais arriva, je pensais qu'ils auraient été tellement heureux de la somme amassée qu'ils en auraient oublié ces détails, mais apparemment je m'étais trompée.

"Hoffman." dis-je simplement.

Les laissant sur le nom de la famille devenue nouvelle propriétaire, je quittais la salle, Vittoria sur mes talons.

Nous sachions très bien que cette annonce allait remettre leur coopération en jeu, mais j'étais prête à tout afin de mener à bien mon but et les Hoffman y jouaient un rôle très important.