Terre de cendres

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Summary

Partie 1. Résumé : Sur une planète paisible où coule la magie, une nuit anodine, une comète chute bouleversant le destin d'une famille. La nuit des êtres de brumes rôdent, le jour ils disparaissent. Vingt ans plus tard, un monstre est sur le point de s'éveiller. Nyralièdore, la petite fille naît à quelques jours de l'accident va s'engager pour un combat afin de sauver son monde. Le monde va t-il réellement toucher à sa fin ? Deux cousins, Nyralièdore et Thorin arriveront-ils à sauver le monde ou se détruiront-ils eux-mêmes ?

Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
n/a
Age Rating
18+

Chapter 1

Chapitre premier: Commencement.


La vie était plus simple avant. Je n'étais pas née.

J'étais sur le point de naître. Ma mère vivait encore avec son frère, sa femme et son fils. Ils s'occupaient ensemble de la maison, des champs et de la ferme. mon cousin n'avait que deux ans à l'époque. Aujourd'hui il ne doit pas vraiment s'en souvenir.

Ma mère et mon oncle s'entendaient à merveille et pareil pour mon cousin. Mais ma tante et ma mère..

Elles étaient en désaccord sur tout, qui passait par de longs silences et des œillades sévères qu'elles se jetaient.

Les semaines s'écoulaient très vite jusqu'à ma naissance et les jours se ressemblaient presque ma mère ressentait par à coup ma venue et le médecin de la ville arriva à la maison puisque ma mère ne pouvait

plus se déplacer. Le médecin l'isola dans une chambre. Et tous attendaient dans une autre pièce avec impatience, une arrivée qui se faisait attendre.


Mon père n'était plus là pour les aider, c'était à lui qu'appartenait la ferme, les champs, et le nom de famille que je portais. La fin de la guerre avait sonné

quand ma mère appris que j'étais là et par la même occasion que mon père était tombé sur les champs de bataille.Porté disparu, comme presque tous les autres. À l'époque des charrettes se conduisaient dans toutes les terres pour récupérer sur les champs de bataille, les cadavres si bien qu'il n'était pas connu le sort de nombreux d'entre nous. Certains garder l'espoir d'une quelconque survivance. Et la guerre étant ce quelle est, il était impensable de retenir chaque fait d'armes, de chaque soldat sur les nombreux jours,

nombreuses années de chacune des batailles de cette guerre.


Mon oncle avait appris la nouvelle en même temps qu'elle par la lettre qui lui était adressée. c'était mon oncle qui accourut avec empressement en ville, ramener le docteur. Et l'a soutenue tout du long jusqu'à

ma naissance.


Il attendait derrière la porte, avec le reste de la famille sa femme à ses côtés qui ne prononçait pas un mot et son fils qui s'amusait grimpant et courant sous les meubles et la table basse. Le silence se fît entendre seulement le craquement du bois couvrait les jeux de mon cousin.


Les premiers cris de ma mère s'élevaient et la voix étouffée du docteur leur parvenait de l'épaisse paroi du mur de l'autre pièce. L'angoisse envahissât le visage de mon oncle, qui se crispa, tandis qu'il contractait les muscles de ses mains en poings serrés. Redoutant que ma venue au monde se passe mal pour l'un comme pour l'autre. Ma tante croisa simplement les bras sur sa robe noire et attendez. Les traits de son visage affichait une attitude fermée. elle surveillait son garçon et s'approcha de lui inquiète qu'il ne se blesse, mon oncle la rejoignit, ils s'asseyèrent pour attendre parce qu'il n'était d'aucune utilité et les heures défilaient.


Mes premiers petits cris leurs parvint aux oreilles et tous relevèrent les yeux. Mon oncle fut le premier à se rapprocher de la porte, suivi par ma tante qui tenait son petit garçon sur ses genoux. elle se leva et le transporta dans ses bras se glissant derrière son mari.


Le médecin sortit de la pièce et annonça avec un certain enthousiasme d'avoir participé à la création d'une vie.

— C'est une magnifique, petite fille. Une vrai exception. Clamât-il, d'un bras allant vers les cieux, exagérant ses gestes qui dénotaient sa conviction.


— Et la mère ? Comment va-t-elle ? s'empressa de demander mon oncle à bout de nerfs.


— Bien, très bien même je dois dire toutes deux se portent à merveille. Et je vous laisse voir votre nièce. Ah.. et ses cheveux sont.. extraordinaires! Pour moi qui suis du métier je n'ai rien vu tel, ses pouvoirs seront très grands. Je vous assure !


Mon oncle serrât la main du médecin, sans plus attendre, s'empressât de pousser la poignée. en entrant, il trouvât ma mère rayonnante, me tenant dans ses bras. Les derniers rayons du soleil, l'éclairant à travers la fenêtre. Ses yeux bleus larmoyaient, sa rousseur brune et ses tâches de rousseur n'avait pas perdu de leur beauté bien qu'essoufflée et transpirante par l'effort. Les draps blancs étaient froissés et maladroitement posés jusqu'aux épaules de ma mère. Mon oncle avança incertain dans la pièce, allant au côté du lit. Il se mît dos au soleil pour jeter un œil au nouvel être de la famille.


Il caressa ma petite tête, frêle aux petits cheveux blancs ébouriffés et je leva mes yeux dorés noisette vers cet inconnu posant mon regard sur celui qui fut mon oncle, sa femme est mon cousin le rejoignit aussitôt et ma famille m'entoura de toute la tendresse dont il savait faire preuve devant un être d'innocence.


Mon oncle me tint dans ses bras musclés par le travail de ferme et demanda à ma mère ouvrant des grands yeux sur moi.

— Alors, comment l'appelles-tu ?


— Nyra... soufflât ma mère en sueur dans les draps, la tête posée contre le dessus du lit, à bout de souffle. Son père l'aurait voulu... conclût-elle à mi-voix. Toute force diminuait à mesure qu'elle parlait.


Mon oncle répéta à mi-voix, les yeux entièrement posés sur moi alors qu'il me berçait doucement. — Nyralièdore...Il se tourna vers sa sœur alitée et murmura : — Comme maman...


Elle l'observa à son tour, sans rien dire. Et mon oncle, après ce bref échange, m'offrit à l'attention des bras de sa femme qui déposa son fils près d'elle. Me prenant dans ses bras, elle s'agenouilla pour me présenter à mon cousin...et ce fut ce jour, notre première rencontre. J'attrapâs le doigt de la main droite

de mon cousin et posâs mes yeux sur sa frimousse de jeune garçon de mes yeux dorés les ouvrant aussi grands qu'un nourrisson savait le faire, je m'endormis en baillant.


Je me réveilla, il faisait sombre dans un petit lit d'osier, les rebords aussi hauts que je ne voyais pas les lunes à travers la fenêtre. Et je m'entendis pousser des petits bruits qui ressemblaient à des pleurs. Du bruit sur la droite se fit entendre et le visage de ma mère s'approcha. une bougie de sa table de chevet dans la main, qu'elle alluma d'un bout de bois enflammé et souffla sur la tige après que son visage fut éclairée d'une lueur enchanteresse, Chassant les ténèbres qui nous gouvernaient. Je me mis à rire et à lever les bras en voyant cette clarté rassurante. Bercée par les bras de ma mère, je me rendormis aussitôt, elle me chantait une berceuse des deux lunes et caressa du bout de l'index la petite pointe de mon nez.


Toute la petite famille s'activer autour de moi et les jours se suivaient chacun alternait pour s'occuper de moi.


Les bruits de la maison rythmée mes journées jusqu'au fameux soir de l'éclipse. L'éclipse qui était prévue cette nuit-là se déroula comme annoncée.


Ce n'est que le jour suivant, cette éclipse que le vent se mit à souffler sur la terre et sur les terres de notre monde. Un vent anormalement fort, qui secouait les portes de la grange produisant un son sur les charnières, un peu plus tard dans la soirée alors que ma mère demandait à mon oncle de s'occuper des portes.


J'étais dans mon berceau, ce jour-là, ma mère criait à mon oncle de bien refermer les portes. Le ciel allait être venteux, cette nuit. Alors qu'il était dehors pour protéger les bâtisses en vue de se préparer à la tempête de ce soir. Il revînt au bout d'un moment et commença à refermer la porte derrière lui en allongeant le bras jusqu'à l'encadrure. Je me mis à hurler sûrement pour mon biberon du soir, quand de l'autre côté du ciel commencèrent à s'abattre des étoiles filantes. La terre se mît à trembler quant à mon oncle qui n'avait pas refermer la porte, observa le ciel comme figé. Mon oncle un homme ragaillardi par le travail de ferme, fût effrayé en cet instant lorsqu'il aperçut une pluie d'étoile, en pleine descente. Il resta debout dans l'encadrement de la porte les yeux fixaient sur le ciel, le bras allongé et tendu derrière lui, agrippant le loquet de la porte. le sol de notre maison se mit à

trembler et mon oncle comme se réveillant d'une transe, rentra à l'intérieur et alla chercher sa sœur et son garçon dans l'autre pièce. Ma mère me prit dans ses bras, et la femme de mon oncle tenait mon cousin près d'elle. Ils se mirent tous sous l'encadrure d'une porte, se serrant les uns contre les autres recroquevillés sur les genoux en priant. Je n'avais que quelques jours, le jour où cela s'est passé, mon cousin en avait deux, ma tante et mon oncle étaient encore avec nous.


Deux ans plus tard

, alors que mon cousin avait quatre ans, ma mère et mon oncle se disputait. Ils étaient dehors mon oncle prenait ses affaires, ma tante attendait près de l'attelage qu'elle avait fait monter, attaché à une charrette.


— Tu ne vas pas les rejoindre ? Jeuh, je t'en prie, reste. Le supplia ma mère le tirant par la manche, de ses deux mains.


Mon oncle regarda les mains de ma mère usées parle travail, relevant peu à peu la tête sur son visage. Il arrêta tout mouvement en voyant les yeux de ma mère. Détournant la tête, il regarda sa femme, torturé

par l'indécision soudaine. Le visage crispé, il se retira finalement de l'emprise de ma mère. Mon cousin qui était avec moi dans l'herbe, se vît appeler par sa mère qui vînt le prendre par la main alors que je leva mon regard vers elle.


Elle me jeta un rapide coup d'œil et se retourna avec son fils pour rejoindre

mon oncle qui s'en aller sur une monture. Une charrette tirant leurs affaires derrière eux.


Nous ne les avions pas revus depuis ce jour jusqu'à ce qu'une lettre arrive jusqu'à notre maison. La dernière lettre de mon oncle avant qu'il ne disparaisse mystérieusement. Il supplia ma mère de prendre

soin de son unique fils qui arriverait bientôt. Il l'informa également de la mort de sa femme, et qu'il était voué par le sort à disparaître et qu'à ce moment, son unique enfant Thorin aurait par-dessus tout besoin d'un foyer.


Dans notre allée, le bruit de la charrette qui venaît de s'arrêter, laissa place à la respiration des chevaux.


Des bruits de bottes gravirent le marchepied du porche tandis que glisser un courrier sur le pas. ma mère était assise sur notre canapé sur la gauche de la porte d'entrée quand un message nous parvint sur le porche. Elle ouvrit la porte sentant quelque chose qui n'allait pas, peu de courrier parvenaient jusqu'à nous et peu encore pour annoncer des bonnes nouvelles. Avant même qu'elle ne lise cette lettre. Elle savait. Elle la ramassa du bout des doigts, allongeant le bras pour l'attraper se penchant en avant, tenant fermement de l'autre main, comme pour s'y agripper, l'encadrement de la porte et ne pas flancher. Elle rentrât à la maison et s'asseya sur le canapé pour l'ouvrir comme si de rien n'était, la lettre en main et elle l'a lu d'une traite. Son visage se décomposa, elle me jeta un coup d'œil et essaya de se calmer. elle mis la lettre sur la table basse et me demanda d'approcher et de m'asseoir près d'elle.

Elle me tenait dans ses bras, mais après quelques minutes, elle m'annonçât:

— Ton cousin va venir habitais avec nous. je veux que tu sois gentil avec lui. le pauvre a perdu ton pauvre oncle et...sa mère. Je sais que tu le seras ! s'attendrissât-elle. Tu as faim ? me questionnât-elle en desserrant son emprise autour de moi, et portât un regard sur le couchant des derniers rayons de la journée qui s'évanouissaient.


J'hocha vivement la tête me rasseyant au fond du siège à l'aide de mes paumes, mes jambes maigrelettes d'enfant suspendues sur le bord du canapé ne pouvant atteindre le sol.


— Je ferais mieux de préparer le dîner.conclût-elle

Et sur ces mots, elle se leva repoussant le canapé du bout des doigts en un effort.

— Il va travailler, c'est sûr ! Il finira pas comme mon frère. Se mit-elle à baragouiner toute seule en rangeant ses casseroles dans le placard du bas.


Quelques mois plus tard,


Le jour de son arrivée, je sautais partout et dès les premiers sons des sabots des chevaux de la calèche qui le transportait sur le pas du chemin dans l'allée. J'ai accouru à toute vitesse dans le salon m'asseyant sur les genoux sur l'assisse de notre canapé, regardant à travers la givre et la buée que j'avais essayé d'essuyer d'une paume.


— Nyralièdore, ne reste pas devant la fenêtre.Ce n'est pas bien de dévisager. Criât ma mère en passant dans le salon alors qu'elle peinait à porter les valises dans la pièce d'à côté. Quelques minutes passèrent.


Elle m'informât de l'autre pièce, qu'elle allait prendre la dernière. Quand elle repassât au salon, elle élevât la voix.

— Nyralièdore. Qu'est-ce que je t'ai dit ! Quand, est-ce que tu vas m'écouter ? se lamentât-elle en allant chercher la dernière valise ressortant en coup de vent, tandis que sa voix diminuait.


Je la regarda ressortir, un bref instant et reprit consciencieusement mon observation, les yeux rivés sur la calèche.Et cette porte de bois sombre qui ne voulait pas s'ouvrir.


Mon cousin n'était pas sorti et j'attendais encore les poings serrés contre mes joues rougis, j'appuyais les coudes sur le haut du dossier de notre canapé. À travers la vitre bleutée par le gèle, la portière de la calèche

s'ouvrit et un jeune garçon un peu plus âgé que moi, maigre et aux cheveux noirs, pâle comme un linge descendit de voiture. En s'arrêtant à mi-chemin sur le marche-pied, il refermât la portière derrière lui. Je m'interrogea.

Est-ce vraiment lui mon cousin ?

Mes yeux bifurquèrent d'eux-mêmes sur ma mère refermant son manteau de chanvre gris pour ne pas attraper froid. Elle passa à côté du jeune garçon, qui attendait sur le côté de l'allée de notre maison. Les pieds dans la neige.


Ma mère repassa une nouvelle fois à côté du canapé empruntant la porte en reposant la dernière valise.

— Oh ! quel malheur, pauvre garçon. se lamenta-t-elle à mi-voix, avant de repasser la porte pour le rejoindre.


C'est à ce moment que nos regards se croisèrent et que je me cacha aussi vite que je le réalisa derrière le dossier du fauteuil.


Quand je releva de nouveau la tête, mon cousin attendait sur le bord du chemin. N'osant à peine entrer dans la maison. Il étudiait les environs.

— C'est aussi, ta maison mon garçon. Ne sois pas timide. Nous sommes ta famille aussi.


Ma mère l'invita à entrer, posant une main douce sur le dos de mon cousin qui frémît avant même que les doigts en mitaine grises de ma mère n'atteigne le dos de son manteau. À le voir mon cousin ne semblait pas avoir l'habitude qu'on s'occupe de lui.


Huit années plus tard,

dans une auberge de la ville.


— Tu vois cette bourse vole-là. Demandât-il le regard fixé sur moi plein de défi. Je le dévisageais puis tourna mon regard vers la petite bourse qui traînait sur la table sans aucun pour la réclamer en apparence.Résignée je tournai mon regard vers lui, le défiant à mon tour du regard et me dirigea tout

droit sur la table faisant mine de passer à côté, je laissa glisser mes doigts sur la table sans arrêter ma marche. Le butin en main, je fis le tour de la salle et revînt auprès de mon cousin qui souriait sombrement. Je lui brandît fièrement la bourse de cuir devant son visage et j'aperçus une lueur étincelée dans ses yeux alors qu'il continuait à me sourire. C'est là qu'on entendît un grognement sévère dans notre dos. On se mît doucement à quitter la salle mais c'était trop tard, par ma faute, l'homme que j'avais volé avait aperçu sa bourse lorsque je l'eus brandi. L'homme au ventre proéminent, à la frimousse terrifiante se dirigeait vers nous à grands pas alors que deux clients nous bloquer la route. Mon cousin me poussa sur le côté prenant la bourse avec lui. Il m'indiqua un moyen de sortir par une trappe à l'entrée camouflée à gauche de la porte. Il commença à brandir la bourse devant l'homme furibond et se mit à le narguer en courant et à sauter de table en table.


— Ny fais-moi confiance, je te retrouverai. S'était-il mis à crier dans la salle avant que je ne referme la trappe derrière moi qui me conduirait en sécurité.


Ny était le surnom qu'il m'avait donné il savait que bien que mon nom appartenait à un célèbre mythe, je le trouvais ridicule et ne pouvait le supporter.


— Alors, on s'est fait combien ? Me lançât-il.


Je haussa les épaules et répondit : — C'est toi qui as la bourse, je te rappelles.


Il se mit à sourire doucement et dit : Regarde dans ta poche.


Je fis ce qu'il m'avait dit et glissa la main dans ma poche droite et y retira tous les sous qui s'y trouver la mine abasourdie. La bouche béante, je le regardai sans comprendre, il n'avait pas utilisé de sort, elle l'aurait vu sinon.

— Comment tu as fait ? L'interrogeai-je


Il répondit en riant : — Au moment où je t'ai poussée, idiote !

Il finissât sa phrase en me tapotant doucement ma tignasse blanche aux reflets irisés.

— Alors combien ? Enchainât-il


Je mis à compter les pièces dans ma main en les triant, une à une du bout du doigt.

— Bah, assez pour s'acheter le gros stock de bonbons de chez Frankles.


— Des bonbons ? Tu vois pas assez grand ma petite Ny.Trouvons autre chose. Confirmât-il d'un hochement de tête en croisant les bras devant sa poitrine en avançant dans la rue semi-enneigée.


Je mis à le suivre sans rien à répondre la tête basse comme à mon habitude, j'aimais regarder les traces que faisaient mes chaussures dans la neige même s'il y en avait que très peu, cette année. Je soulevai la tête et me mit à regarder mon cousin en l'observant, je remarqua l'oscillation de son écharpe noire flottée derrière lui et j'eus soudain très froid. Je m'entoura de mes bras et claquer des dents, peinant à le rattraper des trois pas qui nous séparait.


Mon cousin se retourna enfin et s'arrêta pour retirer son manteau et il s'approcha de moi, le mettant sur mon dos.


— Tu es fou ! Tu vas mourir de froid. Reprends-le, JE vais BIEN.


Il haussa les épaules à ma réflexion et rétorqua:

— Tu rigoles, t'en as plus besoin que moi vu le boucan que font tes dents et puis t'inquiète pas pour moi. D'un, je te rappelles que je crains pas le froid et de deux, on est bientôt arrivés.


— Où est.est-cc.e qu'on va ? Dis-je tremblante de froid.


— Au magasin, là-bas.


Il s'arrêta pour pointer du doigt le magasin au fond de la rue de droite.


J'hochai la tête et il me surprit à me prendre la main pour m'attirer vers le magasin en courant de toute nos forces.


— T'auras moins froid comme ça. Allez, Ny.


Une fois dans le magasin la cloche sonna deux fois au-dessus de nos têtes, ce qui me fît lever la tête pour les admirer, ce que je pouvais aimer le son des cloches. On pouvait se sentir important, comme si elles étaient ravies de notre venue et qu'elle l'annonçait à tout le monde.

Je me fis sortir de ma rêverie par la main chaude de mon cousin encore dans la mienne qui me tirait un peu plus à l'intérieur. C'était agréable une fois au chaud la chaleur du lieu m'enveloppa et me laisser une sensation enivrante dans le corps.


— Ny, arrête de rêver. Choisis quelque chose, tout ce que tu veux. Rappelle-toi seulement de ce qu'on a. dit-il en me lâchant la main avant de tourner dans une allée.


Je me mis à respirer les parfums autour de moi et à me laisser happer par l'endroit ce que j'aimais les magasins, c'était comme entrée dans un autre monde où tout était possible. Du froid glacial de l'extérieur, on passait à une chaleur accueillante et tant qu'on pouvait payer, on pouvait tout avoir.

Je me réveillai de ma contemplation et regarda les allées, en trainant le pas. Ça me faisait oublier le monde dehors. Je regardais les étagères basses en bois vert pomme terni qui commençait à s'écailler, se présentant devant moi. Je trouva un jollycchaon en peluche, je ne pus résister à son emprise, je le

retourna dans mes mains, effleurant sa douceur velue. J'étais fascinée depuis l'enfance par ses merveilleuses créatures semi-marines. Je voyais leur pureté et leurs âmes pures. Une main m'attrapa l'épaule je sursauta donnant un coup à mon assaillant avant de m'apercevoir par son cri que c'était mon cousin.


— Joli coup Ny. Se mit-il à rire jetant sa tête vers l'avant en se pinçant le nez.


— Oh non, tu saignes. Je suis désolée. Dis-je paniquée, reposant la peluche dans la première étagère, j'entourai mon cousin d'un bras sur ses épaules tandis que je retira sa main de devant son visage.


— Ne t'excuse pas, Ny. Jamais ! Avec aucun. D'accord ? Se mit-il à me dire sérieusement en me regardant droit dans les yeux, tandis que son nez saigné encore abondamment par ma faute.


Je le regarda à mon tour aussi sérieusement et bloqua ma respiration avant de prendre une profonde inspiration et dis-je mes yeux noisette longés dans les siens.


— Je je t.. te promets. Bégayai-je à peine.


Ses yeux bleus me regardèrent et ils étaient électrisants. Il sourit tendrement, son sang lui coula au coin de la bouche des mèches de cheveux noires lui tombaient sur les yeux,trempées de sueur.


— Je sais que tu le feras pas. Ah, ma petite Ny.Il soupira en finissant sa phrase.


Je le fis s'asseoir dans l'allée et pris le mouchoir brun cuivré de son veston et commença à lui essuyer le coin de la bouche et le nez.


— Alors, t'as choisi ? Se mit-il à me demander.


Je pouvais voir que du sang lui avait coulé jusqu'à la bouche quand il me parlait et je me sentis encore plus coupable que j'eus envie de m'excuser une nouvelle fois mais je me retenue. J'hochais timidement la tête en répondant. — Je pense, mais, je n'ai pas fini de regarder.


— Ma petite, Ny, je crois, qu'il faut qu'on rentre.Ta mère va se demander où on est. Il y a du travail.


J'arrêtai de le débarbouiller et l'analysa avec attention.

Il était inquiet... pour moi ?


Il ne supportais pas que je le regarde comme ça alors il se leva pris la peluche que j'avais remarqué, ce qui me laissa perplexe il avait tout le temps un coup d'avance. Il disparût vers la caisse et revînt aussitôt m'agrippant le bras et me conduisant vers la sortie du magasin.


La neige avait commencé à tomber abondamment et la cloche sonna encore deux fois à notre départ. Nos pas s'enfonçaient maintenant dans la poudreuse. La main de mon cousin sur mon avant-bras était encore une fois chaude et réconfortante. Avec ma main droite, je referma le manteau de mon cousin qui tenait sur mes épaules, en continuant à l'agripper.


Le soleil commença à se coucher disparaissant derrière nous. Un homme Gnork allumait les lumières des la rue à l'aide d'une bougie plaçait au bout d'une perche et d'un croche-bâton.


Le Gnork nous jeta un coup d'œil rapide et continua son travail, la mine inexpressive.


Les rues étaient vides, les flammèches des bougies chatoyées au-dessus de nos têtes et les derniers rayons de soleil disparaissaient derrière les bâtisses. Il avait arrêté de neiger mais les rues étaient couvertes d'une épaisse couche de neige qui enfonçait mes bottes et nous empêcher d'avancer plus vite. Nos pas devinrent si lourds mais mon cousin m'encouragea à avancer plus vite. Nous n'avions presque plus le temps.

Pourquoi n'avions-nous pas fais attention au coucher du soleil? S'ils se rapprochaient qu'allions nous faire ?

Les lumières n'étaient pas suffisantes pour les repousser plus de quelques minutes. Je m'acharnai à avancer contre les éléments, le vent qui soufflait à contre-sens et la neige qui ralentissait nos pas.Heureusement que nous y voyons claire.


Les ombres se rapprocher dans un bruit de rire sardonique et métallique. Mon cousin réagissât le premier alors que j'étais tétanisée. Je me retourna lentement pour voir les ombres fantomatiques s'approcher de nous. Mon cousin se mit devant me tenant la main pour me protéger d'eux. Thorin se dressât devant eux comme s'il allait pouvoir les affronter mais il savait comme moi que nul ne pouvait. Ma main encore dans la sienne, je me tenais à gauche de mon cousin légèrement en retrait. Je serrai sa main plus fort alors que mon cœur battait dans mes tympans. Je regardais toutes ses ombres fébrilement, les unes après les autres, je ne savais où poser mon regard et me colla contre l'épaule de mon cousin. Soudain une ombre arrivait par-derrière me tira de ses bras et je me retrouva seule.J'essayai d'échapper à l'emprise mais tout devînt moins claire, je me laissa couler profondément dans un état semi-conscient. Mon cousin cria, je crois. Il y eût un grand bruit, l'emprise qu'on avait sur moi disparût et je retrouva mes esprits et la vision. Les rues étaient en flammes et aucune trace des faucheurs fantomatiques. Thorin était à mes côtés, accroupie, son visage au-dessus de moi. Ses yeux trahissaient son inquiétude et...

Et sa fureur ?


Je me releva commotionnée alors que je gisais sur le sol et demanda à Thorin : — Que s'est-il passé ? Où sont-ils partis ?


Il ne répondit pas à ma question et enchaîna : — On ferait mieux de rentrer.


Je pouvais voir qu'il se camouflait derrière une nonchalance mais qu'il était terrifié pour moi. Il commença à avancer et je le suivit de deux pas en retrait. Nous fîmes le reste du trajet en silence. Je l'observais de temps en temps pour comprendre ce qu'il pensait. Sans y parvenir. Il pouvait être vraiment mystérieux par moment. J'avais l'impression de ne pas le connaître dans ces moments-là.


On emprunta le chemin sablonneux à l'extrémité de la ville et faucha une bougie sur un porche, pour faire le reste du chemin à pied. Tout était si désertique une fois la nuit tombée, aucune chance de croisé une calèche ou un attelage.


Nous marchâmes seul le son de nos chaussures se faisaient entendre, la nuit était fraîche et j'appréciais cela. Ça faisait longtemps que nous n'avions pu nous retrouver dans l'air nocturne, je respira une bouffée d'air pur. Je tournoya sous les étoiles en fixant le ciel, Thorin se tourna vers moi et s'arrêta sans un mot, il m'observait. Le regard vide, les mains dans les poches de son pantalon. C'est là que je m'aperçus qu'il n'y avait plus son manteau, il avait dû se décrocher lorsque le nocturnale m'avait agrippé. Il devait gisé sur le sol, déchiré. Il était trop tard pour le récupérer, après tout le chemin parcouru. Je continuai d'avancer sans un mot la tête basse, repensant à tout ce qui s'était passé.


C'est lui qui me suivit cette fois et nous continuâmes dans le silence à marcher, voyant les champs qui se dresser au loin. Nous baissâmes la tête et nous dirigeâmes vers la maison, éclairé par la simple lueur de la flamme que je tenais en main et dont la cire avait coulé sur les rebords de son plateau et sur ma main qui avait rougie sous les trois gouttelettes qui touchait ma peau.


La maison au loin n'était qu'une forme parmi d'autre mais une forme reconnaissable pour moi qui n'avait connu que ça toute ma vie. Je me mis à courir, lorsqu'il ne resta plus que quelques mètres, la terre sablonneuse se jetait en se dispersant derrière moi sur le chemin. Thorin me suivit et courût avant de s'arrêter devant la maison pour éviter qu'on nous entende. Il s'approcha de moi et me mis une main sur la bouche, m'embrassant en une étreinte protectrice. Après tous ces évènements, j'appréciai son étreinte et l'entoura de mes bras. Nous restâmes ainsi de très longues minutes. La porte de la maison s'ouvrit sur ma mère et nous nous écartâmes, si vite que je ne savais plus si c'était vraiment arrivé.


— Que faites-vous là rentrer ? Allez et que ça saute!


Nous obéïssâmes à ma mère sans discuter. Nous l'attendîmes à l'intérieur alors qu'elle vérifia de son regard les alentours avant de nous rejoindre, afin de s'assurer que rien ne nous avait suivi. Elle referma ensuite la porte avant de nous regarder tous les deux, de ses yeux rougis.


— Où étiez-vous ? Commençât-elle en nous pointant du doigt et l'agitant en l'air. J'étais morte d'inquiétude. Avez-vous perdu la tête ? Traîner dans les rues la nuit. Et le travail, alors ? Et soudain son regard changea et en un instant il s'adoucit et elle se précipita dans nos bras tour à tour.


— Oh je suis si contente de vous retrouver sain et saufs. Vous n'avez rien, hein ? Et elle se mit à nous étudier sous toutes les coutures, prenant nos visages entre ses mains et en nous tournant de chaque côté.


— Ah tant mieux. J'avais si peur mais...Vous deviez avoir si froid. Oh non ! Allez au lit, filez sous les couvertures, tout de suite. Je ne veux pas que vous tombiez malade.


Et elle nous poussa avec douceur vers les marches de l'escalier boisé, trop étroit pour deux. Thorin et moi nous lançâmes un regard incrédule et nous montâmes, l'un après l'autre. Les marches craquaient sous nos pas et ma mère nous suivait de près. Elle nous emmena vers nos chambres et nous embrassa une dernière fois avant de quitter la pièce et nous lança depuis le couloir.


— Dormez bien, y a beaucoup de travail demain. Et pas question que vous alliez en ville, ah ça non !


Je m'endormis presque aussitôt, la fatigue m'ayant rapidement emportée à cause de toute l'agitation.


Le lendemain, je retrouva ma mère au rez-de-chaussée, elle m'appela depuis la cuisine.


— NYRA-LièDoRE. Criât-elle, pétrissant la pâte à pain sur son plan de travail. Peux-tu venir, s'il te plaît ? Elle s'essuya le front de son avant-bras et reprit avec force la malaxation de sa pâte.


Ce qui m'interpella, fût qu'elle m'avait appelé par mon prénom complet, ça n'augurait rien de bon pour moi. Et elle eût une façon étrange de le dire.J'avançai à pas lent dans son dos, alors que je venais descendre les marches de l'escalier.


— Oui, mère. Répondis-je en lui posant gentiment une main sur son épaule travailleuse.


— Ah, tu es là. Soufflât-elle. Aujourd'hui, tu vas rester avec moi pour travailler. D'accord ?


En vérité, je sentais qu'elle ne me demandait pas vraiment mon avis. Alors tout ce que je pouvais lui dire, était : — Que fais-tu pour le petit-déjeuner. Ça sent bon. Dis-je, en respirant les arômes qui embaumait la cuisine.


Elle me jeta un coup d'œil du coin de l'œil, lorsque j'étais penché sur le plan de travail et souriait plissant les rides de son visage.


— Les brioches sont au four ! Je prépare le pain. Le jus d'orange est déjà prêt.


— Et que reste-t-il à faire ? Demandais-je en la regardant.


— La crème reste à faire, le lait doit être tiré et verse le jus d'orange dans cette jarre, veux-tu ?


Je la regarda en hochant la tête, observa la cuisine et retroussa mes manches. Le soleil venait de se lever à travers mon dos, baignant la pièce de lumière.


— Où est Thorin ?


— Oh, ton cousin, est dans les champs. Tu ne le verras pas de la journée. Il a aussi du travail. C'est la conséquence pour avoir accumuler le travail de la veille. dit-elle sur un ton de reproche me lançant une œillade appuyé tout en continuant de pétrir sa pâte dune paume plus vigoureuse.


était-elle en colère ? Sûrement. Je fis la moue en versant le jus d'orange et me dirigea vers la porte au fond de la cuisine, menant au pré d'où je pouvais voir les portes de la grange. Poussant la porte de bois vert je sortis et me fis brûler, ma peau réchauffer par les rayons du soleil particulièrement fort.


Je dû plisser les yeux, pour voir,fronçant la pointe de mon nez. Je fis quelques pas m'adaptant à la luminosité et contournât la façade récupèrant le seau dont j'avais besoin au milieu d'un barda de bois et d'objets ménagers. J'attrapai le seau à lait qui traînait près de la porte et me dirigea vers la grange. Je commença la traite de notre grande Roberta,alors qu'elle finissait de nourrir son petit. Installée sur une petite chaise, je réfléchissais à tout ce qui s'était passé la veille et à comment nous avions pût leur échapper, mes mains expertes sur la pie de notre vache. Je continuai à ressasser. Quand j'entendis un objet se faire bousculer derrière moi. Je me retourna sur ma chaise après avoir sursauter et vît Thorin sortant de la paille sur le sol dans le coin.


—C'est toi ! Tu m'as fait peur ! Maman a dit que tu étais aux champs.


Il ne répondit rien et me regarda de ses yeux bleus translucides. Il avait réussi à me faire frémir, depuis où il se tenait, debout sans dire un mot. Il me faisait signe de m'approcher, ce que je fis en me levant de ma place, je déplaçât la chaise pour en faire le tour et le rejoindre. On s'asseya finalement dans le tas de paille, côte à côte. Il me prit la main qui se trouvait sur mon genou et la serra, laissant nos mains entre nous deux. Je le regardais alors qu'il s'allongea sur le dos, je reposa ma tête sur son torse après quelques minutes à le regarder. Je pouvais dire que quelque chose avait changé entre nous, depuis la veille. Depuis qu'on a failli se perdre, bien qu'on avait pas encore parler. Il souriait et se pencha pour embrasser mes tâches de rousseurs sur la pointe de mon nez. Il avait l'air soulagé, tandis que je l'observais les yeux levés vers lui. Je souriai à mon tour.


Je le regarda encore une dernière fois, me releva légèrement pour l'embrasser sur la joue et détacha ma main de la sienne et me releva finalement. Enlevant la paille sur mes habits, je retourna à mon travail, sentant son regard me percer le dos.


Je finissa par remplir mon seau et je quitta la grange en première. Devant la maison je versa le contenu du seau dans une jarre et la prit avec moi en direction de l'entrée qui menait directement à la cuisine, empruntant la porte en bois vert forêt dont la lumière traversait les huit petits carreaux du haut de la porte, laissant apercevoir notre cuisine et le séjour depuis l'extérieur. Ma mère avait fini le pain, il avait doré au four tandis que j'avais ouvert la porte. Je sentais ses effluves enveloppaient l'air. Je posa le lait sur le plan de travail de mes deux bras, je le souleva dans un souffle d'effort, mes muscles en trembler mais je réussisas à le poser. Le métal alourdit résonna sur le plan et ma mère prit une louche d'un pot qu'elle me tendit. J'attrapai la louche et y plongea sa coupe courbe entièrement. Elle disparût dans le lait épais et je la retira pour en verser le contenu dans un pot à lait. Ma mère avait commencé la crème et je l'aida avec les ingrédients et nous nous resservîmes du lait que j'avais tiré pour éviter le gâchis d'une jarre pleine. Au lueur du début de l'après-midi, un homme frappa à notre porte avec force, que je crûs qu'il allait arracher la porte de ses gonds d'un coup de main.