Acheté pour être aimé (en cours de correction et de modification )

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Summary

Manuella, 19 ans, devient orpheline et se retrouve malgré elle dans un marché aux vierges. Carlos, un puissant mafieux, est attiré par elle et l'achète. Entre eux naît une relation complexe, mêlant attirance et domination. Cependant, leur amour est menacé par les dangers inhérents au monde de Carlos et par des menaces internes.

Status
Complete
Chapters
56
Rating
4.5 13 reviews
Age Rating
18+

1.Mme Garcia 01

Avertissement : Ce livre contient des avertissements, violence, tortures et sexe explicite. Malgré le passage au correcteur, des fautes peuvent subsister.


Manuela

Je m’appelle Manuela Castillo, je vis à Cadaqués, une petite ville côtière où il fait plutôt bon vivre.

Hier matin très tôt, on a sonné à la porte de l’appartement que j’occupe avec mes parents. La sonnerie insistait et je me suis rendu compte que mes parents ne se levaient pas, sans doute fatigués par leur soirée à la fête.

Je me suis levée, j’ai sauté dans un bas de jogging et je me suis dirigée vers la porte d’entrée. Mes yeux se sont posés sur le radio-réveil : il était 6h45.

En passant devant la porte de la chambre de mes parents, j’ai constaté qu’ils n’étaient pas rentrés et je m’en suis étonnée.

Je me suis tout de même dirigée vers la porte, j’ai regardé à travers le judas et j’ai vu deux policiers en uniforme. Cela ne sentait rien de bon, et je me suis demandé ce qu’ils nous voulaient à une heure si matinale.

Sans doute une erreur d’appartement !

Je vis dans les cités et les erreurs, ça arrive souvent !

J’ai ouvert timidement la porte sans retirer la chaîne de sécurité.

— Mademoiselle Castillo ?

— Oui, c’est moi !

— On peut entrer ?

J’ai hésité et je les ai laissés rentrer chez moi. Quelques minutes plus tard, j’apprenais que mes parents avaient eu un accident de la route et qu’ils étaient morts sur le coup !

Ils revenaient de la fête de l’été, une fête qui a lieu tous les ans dans ma ville, avec élection de miss, grand barbecue, manèges et un bal qui annonce les vacances, le soleil, l’été quoi ! Tous les bénéfices sont reversés aux pompiers de ma ville.

C’est une fête très populaire dans la ville, où tout le monde se rassemble pour célébrer l’arrivée de l’été.

Il y a deux ans, j’avais été élue reine de beauté de cette fête, mais cette année, je n’y suis pas allée car je devais travailler sur un devoir important.

Et puis, je n’avais pas vraiment le moral, car j’étais amoureuse d’un garçon, Vicente.

Vicente est un garçon très populaire dans notre ville, grand, brun aux yeux verts, avec un sourire charmeur qui fait craquer toutes les filles. Il est le capitaine de l’équipe de football du lycée et a une réputation de séducteur.

Mais moi, je l’aime pour sa personnalité, son sens de l’humour et sa gentillesse.

Nous sommes sortis ensemble pendant quelques mois, mais il m’a larguée car je ne voulais pas aller plus loin que des baisers. Il voulait que nous couchions ensemble, mais je ne suis pas prête à ça et je ne veux pas me donner à quelqu’un juste pour lui faire plaisir.

Nous avons discuté, j’ai essayé de lui faire comprendre ma façon de penser, mais il ne cessait de me dire que si je l’aimais vraiment, je ne ferais pas tant de manières.

Pourtant, je n’ai jamais aimé quelqu’un autant que je l’aime, et je sais qu’il traînera avec sa bande de copains à cette fête.

J’ai donc décidé de ne pas y aller, de travailler sur mon devoir et de me concentrer sur mes études.

Mais je ne pouvais m’empêcher de penser à lui et à ce qu’il faisait. Était-il avec une autre fille ? Pensait-il à moi ?

Je ne sais pas, mais j’espère qu’un jour il comprendra que je l’aime vraiment et que je ne veux pas précipiter les choses.

Mais à présent, je regrette, je regrette tellement de ne pas avoir voulu les accompagner, surtout que maman m’avait presque suppliée de venir, elle me disait que je m’amuserais, que cela me ferait du bien.

J’aurais dû y aller et je serais avec eux à présent !

Ils revenaient et ont été percutés par une autre voiture dont le conducteur était saoul !

L’un des policiers a été gentil lorsque je lui ai dit que je n’avais plus de famille dans le pays. On aurait dit que ça le touchait.

Le policier m’a posé encore plein de questions qui m’ont paru indiscrètes, puis il a téléphoné à une assistante sociale et m’a donné son adresse.

Elle va m’aider à payer les funérailles et a trouvé une solution à ma situation précaire. Je dois dire que ma situation actuelle, je m’en fous, mais je veux offrir à mes parents un enterrement décent.

Je suis anéantie par le chagrin, je ne fais plus que pleurer depuis l’annonce.

Mélange de tristesse profonde et de culpabilité.

Mes parents travaillaient tous les deux à l’usine de poisson de notre ville. Mon père y travaillait à temps plein, tandis que ma mère y était employée à mi-temps. Leur salaire leur permettait de subvenir à leurs besoins et de payer les factures, mais il ne leur laissait pas suffisamment de marge pour mettre de l’argent de côté.

Ils étaient des travailleurs acharnés, mais la vie était difficile pour eux et ils avaient du mal à joindre les deux bouts.

Lorsque les policiers ont quitté les lieux, j’ai été submergée par le désespoir et je me suis laissée tomber sur le lit de mes parents. Leur absence était maintenant palpable, mais leur parfum persistait encore dans la pièce : le doux parfum de ma mère et l’odeur de mon père, qui se mêlaient à l’odeur de lessive pour former un mélange déchirant de souvenirs heureux et de tristesse profonde.

Je me suis retrouvée seule dans cette chambre vide, avec pour seule compagnie le vide laissé par leur départ brutal.

Dans les couloirs sombres et sinistres des services sociaux de ma ville, je cherche désespérément le bureau de Madame Garcia. Elle m’attend, le policier m’a dit de m’y rendre immédiatement après avoir identifié le corps de mes parents à la morgue de l’hôpital.

L’identification des corps de mes parents à la morgue de l’hôpital a été une expérience déchirante et traumatisante. J’ai été conduite dans une pièce froide et stérile, où une grande table en acier inoxydable était installée au centre. Les murs étaient blancs et sans fenêtres, et l’air était lourd de silence.

Un médecin légiste est entré dans la pièce et m’a expliqué la procédure. Il a ensuite ouvert un grand tiroir réfrigéré et a sorti le premier corps, recouvert d’un drap blanc. Mon cœur s’est serré lorsque j’ai vu les pieds de mon père dépasser du drap. Le médecin a retiré le drap, révélant le visage de mon père, paisible et sans vie.

J’ai éclaté en sanglots, submergée par la douleur et le chagrin. Le médecin m’a laissée quelques instants seule avec mon père, puis a sorti le corps de ma mère. Le voir allongée là, sans vie, a été encore plus difficile. J’ai eu du mal à respirer, à penser, à me tenir debout. J’ai dû m’appuyer sur le médecin pour ne pas m’effondrer.

Après avoir confirmé l’identité de mes parents, j’ai dû quitter la pièce, laissant derrière moi les corps de ceux que j’aimais le plus au monde. Je suis sortie de la morgue avec un sentiment de vide et de désespoir profond, sachant que je ne les verrais plus jamais.

Cette expérience douloureuse restera gravée dans ma mémoire pour toujours. Je n’ai malheureusement pas les moyens financiers de leur offrir un enterrement digne de ce nom, mais je refuse catégoriquement l’incinération.

Mes parents étaient des personnes profondément croyantes et ils étaient farouchement opposés à l’incinération. Je veux respecter leur dernière volonté et leur offrir une sépulture conforme à leurs convictions religieuses.

Je sais que cela va être difficile, mais je suis prête à tout pour honorer leur mémoire et leur rendre un dernier hommage. Je suis déterminée à trouver une solution pour leur offrir une sépulture décente, même si cela prend du temps et demande des sacrifices.

Je ne peux pas imaginer les laisser partir sans leur offrir un dernier adieu digne de ce nom, conforme à leurs croyances et à leur foi.

Je vois finalement le nom de cette femme sur une plaque et je frappe à sa porte, hésitante, le cœur lourd. J’essaie de ne pas penser à mes parents, car chaque fois que j’y pense, je ne peux m’empêcher de pleurer.

J’attends quelques instants et la porte s’ouvre sur une femme au doux sourire, qui me fait signe d’entrer. Elle est au téléphone.

— Elle est devant moi, merci !

Je pense qu’elle parle de moi, mais je ne demande rien, j’ai honte de venir demander de l’aide !

Elle raccroche.

— Mademoiselle Castillo ?

— Oui, c’est moi !

Elle me tend une main réconfortante que je serre doucement. Sa main est fraîche et apaisante.

Je la regarde attentivement. Elle doit avoir la trentaine, elle est un peu ronde et a des cheveux bruns foncés qui contrastent avec les miens, blonds clairs. Ses yeux noisette me regardent avec compassion, tandis que les miens sont bleus et remplis de larmes. Elle me montre une chaise devant son bureau et me sourit doucement.

Je m’avance lentement vers la chaise et m’y installe, tandis qu’elle referme délicatement la porte que j’avais laissée ouverte. Elle vient ensuite se mettre derrière son bureau encombré de papiers et de dossiers.

Son bureau est en pagaille, mais cela ne semble pas la perturber outre mesure. Elle allume son ordinateur et commence à taper quelques mots sur son clavier, tout en me regardant avec attention.

Je sens que je peux lui faire confiance et que je peux compter sur elle pour m’aider dans cette épreuve difficile.

— Déjà, mes condoléances, mademoiselle.

— Merci.

— Donc, vous venez demander une aide exceptionnelle pour l’enterrement de vos parents.

— Oui, madame, le policier m’a dit que je pourrais peut-être y prétendre, je n’ai pas d’argent et...

— Oui, bien sûr que vous pouvez y prétendre !

Je la regarde un peu perplexe.

Elle me sourit, mais son sourire a quelque chose qui me dérange d’un coup. Je me sens moins en confiance, mais je ne saurais pas dire pourquoi !

Ensuite, elle me demande comment vont se passer les funérailles de mes parents. Je lui réponds que je ne sais pas, mais elle me rassure en me disant qu’elle s’occupera de tout.

Je lui confirme que j’ai identifié les corps et je ne peux m’empêcher de pleurer. Elle me tend sa boîte de mouchoirs et je prends un mouchoir pour essuyer mes larmes.

Elle me pose quelques questions sur mon âge et mes études. Je lui réponds que j’ai 19 ans et que je suis actuellement en formation de secrétariat. Elle hoche la tête en signe de compréhension et jette un coup d’œil à sa montre. Puis, elle me demande si j’ai une tenue appropriée pour l’enterrement de mes parents.

Sa question me surprend un peu, mais je lui réponds que oui, j’ai des vêtements sombres dans ma garde-robe. Elle soupire légèrement et me dit avec douceur qu’il est important d’être bien habillée pour un dernier adieu à mes parents.

Je souris entre mes larmes et me mouche discrètement. Elle se lève alors de son bureau et me fait signe de faire de même. Elle m’explique qu’elle va m’emmener dans une boutique qui travaille en collaboration avec les services sociaux.

Elle insiste pour que je la suive et me rassure en me disant qu’elle va s’occuper de tous les arrangements pour les funérailles de mes parents. Je la suis donc, un peu hésitante, mais reconnaissante pour son aide et son soutien dans cette épreuve difficile.

Elle me promet de s’occuper de toutes les démarches administratives, de contacter les services funéraires, que je ne m’inquiète de rien, qu’elle est là pour moi. Elle me prend par le bras et me pousse hors de son bureau en me disant qu’elle va m’emmener dans cette boutique qui travaille avec le service social.

Je n’ai pas le cœur à faire du shopping, mais elle insiste en me disant que c’est gratuit et qu’il faut faire preuve de bonne volonté. Elle s’énerve un peu lorsque je refuse de la suivre, mais elle finit par m’avouer qu’elle touche une commission sur les vêtements vendus. Je la comprends mieux et je finis par accepter de la suivre.

Nous sortons du bureau de Madame Garcia et nous nous dirigeons vers l’ascenseur. Elle appuie sur le bouton pour descendre au rez-de-chaussée et nous attendons en silence. Lorsque les portes s’ouvrent, nous entrons dans l’ascenseur et elle appuie sur le bouton qui mène au parking.

Nous descendons en silence et sortons de l’ascenseur pour nous diriger vers sa voiture. Je monte dans sa Ford Mondeo grise anthracite et elle démarre pour se diriger vers l’autre bout de la ville.

Pendant le trajet, je regarde par la fenêtre, un peu perdue dans mes pensées. Je me demande comment je vais faire pour surmonter cette épreuve et comment je vais continuer ma vie sans mes parents.

Durant le trajet, elle me demande si je veux une messe pour mes parents. Évidemment que je veux une messe, j’ai déjà contacté le père Rodrigo, un ami de la famille. Je lui dis et elle me regarde étrangement.

— Le père Rodrigo ?

— Mes parents étaient des gens très pieux et le père venait manger à la maison une fois par semaine, il faisait partie de la famille en quelque sorte !

Madame Garcia conduit avec assurance et semble connaître parfaitement le chemin. Je regarde toujours par la fenêtre, en me demandant à présent ce que je vais trouver dans cette boutique. Je suis reconnaissante qu’elle s’occupe des funérailles de mes parents, mais j’ai du mal à me concentrer sur autre chose que mon chagrin.

Elle est contente car elle trouve une place juste devant la fameuse boutique. Elle se gare et me sourit en m’encourageant à entrer. La boutique se trouve dans une petite ruelle étroite et sombre. Elle m’explique que c’est une boutique un peu particulière, qui travaille en collaboration avec les services sociaux pour aider les personnes dans le besoin.

La devanture de la boutique est assez discrète, avec une petite enseigne en bois qui indique le nom de la boutique. Madame Garcia me tient la porte pour que je puisse entrer. Je la suis à l’intérieur et je remarque que les deux vendeurs ont l’air un peu louches.

L’un d’eux est un homme grand et mince, habillé d’un costume noir et d’une chemise blanche, avec les cheveux gélifiés en arrière. Il a un regard perçant et un sourire forcé qui me met mal à l’aise. L’autre est une femme aux cheveux roux vifs, vêtue d’une robe moulante et de talons hauts. Elle a un air provocant et un sourire forcé qui ne me met pas en confiance. Ils nous accueillent avec des sourires forcés et je me sens un peu mal à l’aise.

Madame Garcia leur explique la raison de notre visite et leur demande de l’aide pour trouver une tenue appropriée pour les funérailles de mes parents. Les deux vendeurs acquiescent et commencent à fouiller dans les vêtements suspendus aux portants. Je regarde autour de moi, un peu perdue et mal à l’aise dans cette boutique sombre et étrange.

Je me demande comment je vais trouver une tenue appropriée pour dire adieu à mes parents dans un endroit comme celui-ci.