Chapter 1
La calme et étroite ruelle sombre a une odeur familière, elle sent la pluie, la saleté, mais surtout le sang.
Je reconnaîtrais cette odeur entre mille.
Dans le fond de cette ruelle plus si calme que ça, un corps se traîne avec difficulté.
— Ça ne sert à rien de fuir, ta sentence est déjà prononcée.
En me rapprochant de l’homme qui se traîne du mieux qu’il peut, je vois que le processus de désintégration a déjà débuté, il use de ses dernières forces pour se tourner vers moi, son visage qui décrépit à vue d’œil me lance un regard noir, il ouvre la bouche, du sang noir comme du pétrole, qui jailli, il s’étouffe à cause de l’afflux de sang, ce qui fait augmenter sa détresse.
— Pou...pourrr...quoii ? Me demande-t-il.
Je plonge mon regard dans le sien, je ne lis dans ses yeux que de la peur, c’est comme si je pouvais voir ses iris d’un bleu perçant trembler.
— Dis moi, les innocents que tu as massacrés, ils t’ont aussi demandés pourquoi ? Avaient-ils aussi ce regard emplit de terreur ?
Je vois toute la colère dans ses prunelles, il cri une promesse de vengeance, puis avant de disparaître pour l’éternité, il m’adresse ses dernières paroles.
— Notre renaissance est proche, elle va tous vous mettre à genoux, notre nova est de retour.
Elle ? Qui est revenue ?
Je ne m’attarde pas plus sur les paroles de ce vampire mourant, je me retourne pour sortir de la ruelle et rejoindre dans la rue principale, pas un chat a l’horizon, au coin de la rue, une voiture noire au verre tinté m’attend, je marche dans sa direction avant de m’installer sur la banquette arrière.
Nous roulons en direction de mon appartement depuis un moment quand mon téléphone sonne.
— Le chef vous demande.
Voilà les seuls mots que prononce mon interlocuteur avant de raccroché
— Vladimir, changement d’itinéraire, on va à l’entreprise.
— Bien M.Van. Me dit-il en me regardant à travers de sons rétroviseur.
Je pousse un soupir, et je laisse ma tête se reposer sur la vitre de la voiture là où les gouttes de pluie se font la course, je ne suis pas prêt de rentrer chez moi ce soir.
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La voix de mon chauffeur me tirait du sommeil léger dans lequel je suis actuellement.
— Nous somme arrivé.
Je ne me suis même pas rendu compte que nous étions arrivés, j’ai dû m’assoupir sur la vitre, je sors de la voiture, je remercie Vladimir avant de refermer la portière.
Me voilà dans le centre-ville de New York, la longueur avenue est remplis de vie, la joie se voit sur tous les visages des passants, qui pour le plus part son en plein achat de Noël, les rires et les chants se font entendre même par-dessus les bruits des voitures, la longe avenue à une odeur de châtaigne et de cannelle chaude, c’est très différent à l’odeur de sang de cette étroite ruelle.
Je finis par entrer dans un gratte-ciel entièrement en verre, les personnes que je croise me salut jovialement, je leur rends cordialement le salut, je me rend alors vers le troisième ascenseur, à l’intérieur, je ne touche pas un seul bouton, je jette un simple regard a la camera et l’ascenseur commence à descendre.
J’arrive dans un hall tout à fait différent, ici on se passe tous de politesse, tout son focalisé sur leur affaires, je marche le long de ce hall sans fenêtres, je rentre alors dans un autre ascenseur, sur celui-ci, j’appuie sur le bouton 50.
La porte de l’ascenseur s’ouvre dans un bureau dans des couleurs très sombres, l’homme derrière le bureau en acajou se retourne pour me faire face, il ne dit pas un mot, il va plutôt se servir un verre de cognac sur son bar, après avoir pris une gorgée, il hausse son regard sur moi, ses yeux d’un bleu froid rencontre les mien noir comme l’obsidienne.
— Aleksander, installe toi mon cher. Me dit-il en me faisant signe de m’installer sur l’un des fauteuils en cuir.
Je retire mon long manteau noir, avant de m’asseoir, je déboutonne les boutons de mon costume trois pièces, puis je m’installe, l’homme aux cheveux grisonnant s’approche, et il me tend un verre puis il s’assoit en face de moi, il ne dit rien, il ne fait que me scruter.
Ce moment est interrompu par le bruit de l’ascenseur s’ouvrent, un homme aux cheveux blond clair, et au yeux noisette et une femme a la longue chevelure châtaine onduler et aux yeux noisette, franchisent la porte.
Je reconnais immédiatement la femme, il s’agit d’Iris Saye , elle était dans mon groupe de formation quand nous étions encore apprentis, elle et moi sommes les seuls survivants de se grouper, par contre je n’ai pas la moindre idée de qui est cet homme à ses côtés.
— Vous voila, nous sommes tous réunis désormais, installez vous, je vous prie. Ils s’assoient tout deux sur le même fauteuil en cuir que moi.
L’homme finit son verre de cognac et le pose sur la table en verre.
— Bien, Aleksander, je te présente Iris Saye, même s’il me semble que tu l’as connais déjà, et Henry Lain qui vient d’obtenir son examen, il est donc tout nouveau dans ce monde, Iris, Henry, je vous présente Aleksander Van, moi pas besoin de me présenter, appeler moi juste chef.
Henry tourne la tête vers moi, et me sourit grandement, je détourne le regard ne lui prêtant pas beaucoup d’attention.
— je vous annonce que vous allez tous les trois travailler ensemble. Je lève les yeux vers le chef, il sait que je ne travaille pas en équipe, il le sait parfaitement.
— Vous allez tous les trois devoir éliminer, un vampire, qui dans peu de temps va commencer a pauser problème, un vampire instigateur de peur, qui ne va pas tarder à faire surface.
Je jette un coup d’œil vers Iris, apparemment elle se dit la même chose que moi, pourquoi mobiliser trois chasseurs de vampire, pour un seul d’entre eux, et surtout pourquoi nous prendre Iris et moi dans la même équipe, sachant que nous sommes tous deux en capacité de vaincre une dizaine de vampires à nous seuls.
— Dans trois jours, vous prendrais un vol en direction de l’Alaska, là-bas, vous retrouverez votre quatrième coéquipier qui vous donnera les détailles de la mission, je veux que vous vous reposiez jusqu’à votre départ, plus de mission pour vous jusqu’à là, voilà, c’est tout, vous pouvait disposer.
Iris et Henry se lèvent, et j’en fais de même, mais le chef me demande d’attendre, je laisse que Henry et Iris partent pour me tourner vers le chef.
Il tient dans sa main un crâne de vampire, son visage est lugubre et sérieux.
— Te souviens-tu des histoires que je te contais quand tu étais enfant ? Me demande-t-il, avant de reposer le crâne sur l’étage de sa bibliothèque.
— Oui, je m’en souviens. Lui répondis-je simplement.
Il attrape du troisième étage de la bibliothèque un livre à la couverture en cuir rouge, sur ce dernier, il n’y a pas de titre, pas d’auteur, il n’y a rien, puis, il se dirige vers son bureau, et il en ouvre une petite trappe de laquelle il sort une boîte longue.
— Aleksander, mon cher Aleksander, je t’es préparé pour ça toute ta vie, depuis que tu a peine 5 ans, en espérant que ce jour n’arrive jamais.
Il s’approche de moi, me tend la boîte et le livre, puis il m’entoure de ses bras, mais ce n’est pas un câlin qui se vaut réconfortant, il est froid, terne, je dirais même sans vie.
Il se recule et me fait signe de partir, avant que les portes de l’ascenseur ne se ferment, il dit ces derniers mots, pour le moins troublants.
— Tente de revenir en vie. »