Black Scorpion's

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Summary

J'ai mal démarré dans la vie. Née de parents inconnus, on m'a octroyée un nom de famille ainsi qu'un prénom. Williams, je m'appelle Cassie Williams. De mémoire, j'ai vécu un véritable cauchemar dans le foyer qui m'a accueilli jusqu'à l'âge de huit ans. J'ai eu la chance que ma meilleure amie ait convaincu ses parents de demander ma garde, j'ai pu vivre dix-huit années de bonheur jusqu'à aujourd'hui. Car aujourd'hui est mon dernier jour sur cette terre, enfin sous cette terre. Je suis enfermée dans un endroit où l'air se raréfie de plus en plus. Qu'est-ce que je fais là ? Qui m'a mise là ? Certainement quelqu'un qui n'était pas heureux de me savoir en vie. Qu'il ne s'inquiète pas, je sens que la mort approche, ma respiration devient laborieuse, mon cœur ralentit. Je vais bientôt rejoindre ceux que j'aime. Mon nom est Jarod Brown, je suis le président des Black Scorpion's. Je viens de faire cinq ans de taule à cause d'une balance qui vivait sous mon toit, une balance que je considérais comme un membre de ma famille. Mais aujourd'hui, je vais enfin pouvoir me venger car je viens de mettre la main sur sa petite amie, enfin feu sa petite amie. Je n'ai pas pu l'avoir vivante, par contre la gonzesse qui l'accompagnait va prendre pour elle. Elle va devoir me dire où se planque Robin, sinon ses heures seront comptées sur cette terre.

Status
Complete
Chapters
28
Rating
4.8 13 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1 Cassie

Attention ce livre est destiné à un public averti. Il contient des scènes de violence, de torture et de sexe. Certaines d’entre elles, peuvent heurter la sensibilité. Je suis responsable de tout ce que j’écris même si je ne le cautionne pas. Ceci est une fiction et doit être perçue comme cela. Toute reproduction est interdite même partiellement. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite.

J'espère que vous passerez un bon moment.

Baltimore, lundi dix heures.

— Punaise ! Qui vient de remettre le jus sur les prises, je viens de me prendre une bourre ! crié-je

— C’est pas moi ! répond un de mes collègues.

— Vous m’saoulez ! Ça fait déjà deux fois ! si je chope l’enfoiré qui s’amuse à me faire ça, je ne donne pas cher de ses bijoux de famille !

Je repars vers le compteur pour couper la ligne qui me concerne, puis me dirige de nouveau vers la pièce dans laquelle je dois finir de brancher la dernière prise. En fait, je fais semblant de repartir, car je me planque dans une penderie, matant le compteur pour savoir quel est celui qui s’amuse à me remettre le jus. Je travaille dans un monde d’hommes, je suis électricienne pour une entreprise de bâtiment, « les constructeurs de l’avenir ». Mon avenir commence à devenir incertain, si on m’électrocute. Cela fait deux ans que je travaille dans cette boite où je suis devenue responsable. Tout se passait bien, jusqu’à ce que le boss embauche un macho de première, un certain Aric. Monsieur n’aime pas être commandé par une femme, il me fait toutes les crasses possibles et inimaginables. Cela fait deux mois que ça dure. Je n’ai jamais pu le prendre la main dans le sac, mais je suis sûre et certaine que c’est lui. Voilà pourquoi aujourd’hui, j’ai décidé de ne plus me laisser pourrir la vie. Le boss ne me croit pas, il ne prend jamais ma défense, alors je vais me débrouiller toute seule.

Je n’ai pas à attendre longtemps. Je vois ce cher Aric arriver à pas de loup vers le compteur, regardant à droite et à gauche que personne ne le voit. Il ne me remarque pas, car je me suis réfugiée derrière une porte de placard dans le couloir, juste en face du local technique où est situé le compteur. Lorsqu’il enclenche le disjoncteur différentiel, je le filme avec mon téléphone puis sors de ma cachette.

— Ça à l’air de t’éclater de me faire prendre des châtaignes !

Il se retourne d’un bloc et remarque mon portable que je maintiens devant moi, continuant ma vidéo.

— Qu’est-ce que tu fous !

— Je prends ta tête de paf en vidéo. Je suis sûre maintenant que Jack me prendra au sérieux, lorsque je lui montrerai les images.

— Espèce de salope ! me dit il en s’approchant de moi.

— Je te conseille de rester à ta place.

— Tu sais c’que j’en fais de tes conseils !

— J’en ai en effet une vague idée, je suppose que je peux me les mettre où j’pense.

— Qu’est-ce qu’il se passe là-bas ? crie mon boss d’une pièce située au bout de la maison, que nous sommes en train de rénover.

Je tourne la tête pour lui répondre quand je sens la main d’Aric, essayée de me prendre mon portable. J’ai le réflexe de donner un coup violent vers le bas pour qu’il relâche mon bras. Il va pour me balancer une claque, mais j’évite le coup et lui balance un coup de pied dans son service trois pièces. Le patron arrive juste à ce moment-là, bien entendu.

— Cassie ! Qu’est-ce que tu fous ?

— Ce n’est pas ce que tu crois, laisse-moi t’expli...

— Elle vient de me briser les couilles ! Tout ça parce qu’elle n’a pas aimé ma façon de travailler !

— Quoi ! fais je en colère. Tu te fous de ma tronche ! Ça fait trois fois que...

— Stop ! Ça suffit ! crie Jack. Cassie tu me saoules ! On frappe pas un mec, on s’explique sans violence !

— Ah ça c’est la meilleure ! Monsieur essaie de m’électrocuter depuis ce matin mais ça va être de ma faute !

— C’est pas vrai chef ! J’ai pas fait ça, geint l’autre macho qui a perdu de sa superbe depuis qu’il a les mains posées entre ses jambes.

— Cassie excuse toi !

— Pardon ? Tu me demandes de m’excuser pour avoir failli rester coller à la prise, parce qu’il a fait exprès de remettre le jus.

— Tu deviens parano, il n’a pas dû le faire exprès.

— Qu... quoi ? Tu es vraiment en train de prendre sa défense ? dis je, commençant à devenir hystérique.

— Cassie calme toi, tu veux bien.

— Que je me calme ? Que je me calme ! Alors regarde ça !

Je lui envoie sur son portable la vidéo que je viens de faire.

— Maintenant Jack, je n’ai qu’une chose à te dire, VA TE FAIRE FOUTRE ! Je me casse !

— Cassie ! Tu peux pas m’faire ça ! J’ai des délais à respecter pour livrer ce chantier ! Et je te rappelle que je me suis engagé sur trois autres ! Si tu pars, tu signes l’enterrement de ma boite ! Mais aussi de toute ma vie !

— Rien à foutre ! Demande à ton suceur de boules de finir tes chantiers car Cassie se casse ! Tu comprends le jeu de mots ? Cassie, casse ? Tu m’enverras mon solde.

Je claque la porte du chantier, monte sur ma Harley, enfile mon casque et démarre sur les chapeaux de roues. J’ai une Fat boy de couleur rouge. Sa vitesse maximum est de cent quatre-vingt-cinq kilomètres heure. Un nuage de poussière accompagne mon départ. Je vois dans le rétro que mon boss a les bras levés en l’air. Il aurait dû réfléchir avant de parler, je n’accuse jamais sans preuve, maintenant qu’il en fasse ce qu’il veut des preuves, c’est plus mon problème.

Je sens mon téléphone vibrer dans la poche intérieur de mon cuir. Je m’arrête sur le bas-côté, si c’est mon boss, je vais l’envoyer au diable ! Mais ce n’est pas lui, c’est mon amie d’enfance, Tessa.

— Allô Tessa !

— Cassie, je suis contente de t’entendre. Qu’est-ce que tu fais dans les prochains jours ?

— J’orchestre un meurtre !

— Ne me dit pas qu’un homme a encore osé te manquer de respect ?

— Pourquoi tu me connais aussi bien ?

— Peut-être parce que je suis ta meilleure amie, rit-elle.

— Pas faux. Que se passe t’il alors. Pourquoi me poses tu cette question ?

— Tu te rappelles d’Adams ?

— Si je m’en rappelle, mon portable doit être blindé de photos de ton bel Appolon. Qui, soit dit en passant est blond.

— Et tu n’aimes pas les mecs blonds, je sais. Mais, on s’en fout non ? C’est mon mec, pas le tien.

— Ouais, d’ailleurs à ce sujet...

— ... stop, je t’arrête de suite ! Il vient de me demander en mariage et j’ai dit oui !

— Non ?

— Si !

Si je n’étais pas confortablement installée sur le siège de ma bécane, je crois que je serais tombée. Ce type, elle le connait depuis... quoi... six mois. Je le sens pas du tout, il est plus intéressé par le pognon qu’elle possède que par mon amie.

Il faut dire que Tessa est l’héritière de la fortune colossale de ses parents, des magnats du pétrole, décédés dans un accident d’avion il y a tout juste deux ans. Suite à ça, elle est partie pour Phoenix. Au départ, c’était juste pour oublier sa douleur, changer de ville pour ne pas croiser les personnes ayant connu ses parents. Tous ces gens n’ayant de cesse de lui présenter leurs sincères condoléances. Elle n’arrivait pas à remonter la pente alors, elle est partie loin.

Un an plus tard, elle a rencontré Adams dans un hôtel chic de Phoenix, c’était le bagagiste. Il a su y faire, puisque quelques mois plus tard, elle finissait dans son lit. Cela fait six mois maintenant.

— Tu sais ce que j’en pense.

— Mais tu ne le connais même pas !

— La faute à qui ? C’est toi qui es partie à plus de trois mille kilomètres !

— Cassie, je ne t’appelle pas pour qu’on s’embrouille.

Cette dernière phrase me cloue le bec.

— Cassie ? Tu es toujours là ?

— Où veux-tu que je sois ?

— Cassie...

— Oui, c’est bon, excuse-moi. J’ai passé une matinée pourrie avec un fils de ... !

— ... Oula ! ne m’en dis pas plus, si je résume, c’était le waï* ce matin.

On rit de son résumé.

— Tu as tout à fait raison. Bon, revenons à nos moutons, tu vas donc te marier. As-tu prévu un contrat de mariage ?

— Cassie !

— Quoi ? Je n’ai rien dit de mal ?

— Lorsqu’on se marie, c’est parce que l’on tient l’un à l’autre, on s’aime. Le reste, on s’en fout !

— Permission de parler en toute franchise sans réveiller tes foudres ? Je veux dire, je peux te parler comme tes parents le feraient ? Sans aucune arrière-pensée, juste par pragmatisme ?

— Essaie toujours.

— Bien. Tu as raison sur un point, je ne connais absolument pas Adams. C’est peut-être un type tout à fait charmant...

— Il est charmant !

— Je n’en doute pas. Donc, je disais c’est un homme... charmant, que je vais me faire un plaisir de rencontrer. Maintenant, je vais te faire le côté parents. « Ma fille, l’amour n’a pas d’âge, n’a pas de sexe, pas de raison...

— ... tu les imites si bien, me fait-elle avec du chagrin dans la voix.

— Ouais et bien, le but n’est pas non plus de te faire pleurer. J’abrège donc. L’amour n’a pas tout ça mais ce qu’il peut avoir par contre, c’est un regard erroné sur l’autre. Soit, tu vivras un conte de fée, soit, tu vivras un véritable cauchemar quand le brouillard qui t’obscurcie la vue, se sera dissipé. Alors, une chose doit être faite pour être sûre que l’amour est sincère. Le partage des biens.

— Tu parles d’un amour sincère !

— Je sais, tes parents avaient une vue un peu étriquée de l’amour mais... je pense qu’au vu de leur réussite professionnelle, on peut dire que c’était des visionnaires. Je ne veux pas te forcer à faire quoique ce soit, mais parle en à ton avocat, je suis sûre qu’il sera d’accord avec moi. Ton futur mari est peut-être l’homme le plus merveilleux que tu aies trouvé mais, s’il te plait, essaie de te mettre à ma place, à la place de tes parents. Tu n’as pas rencontré cet homme dans un bar quelconque ou dans un commerce quelconque, tu l’as rencontré dans un hôtel de luxe et c’était le bagagiste. Ses intentions sont peut-être tout à fait nobles, mais imagine qu’elles ne le soient pas ?

— Tu veux dire que je ne peux pas épouser cet homme en lui faisant cent pour cent confiance ?

— Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas en six mois que l’on connait quelqu’un. En plus, il sait que tu es blindée !

— Et alors ? Je n’ai pas le droit de tomber amoureuse d’un bagagiste ?

— Toi si ma grande ! Tu es et resteras une éternelle romantique ! Prête à défendre la veuve et l’orphelin. Mais lui, le connais tu vraiment ? Sais-tu d’où il vient ? Sais-tu d’où vient la cicatrice qu’il arbore dans le cou ?

— Tu as réussi à voir ça sur les photos ?

— Qu’est-ce que tu crois, j’ai scanné tous les détails. Alors ? Tu sais d’où elle vient ?

— Oui, ça je le sais. Un accident de la route.

— Hum, ok. Mais d’où vient-il ? Quel est son passé ?

— On en a déjà parlé Cassie ! Bon, si je te promets de voir mon avocat pour lui en toucher deux mots, accepteras-tu de venir à mon mariage et d’être mon témoin ?

— Ton... ton témoin ?

— Ben oui ! Qui crois-tu que j’aurais pu mettre à ta place ? Je te rappelle que tu es, non seulement ma meilleure amie, mais le seul membre que je considère de ma famille, tu es ma sœur de cœur, à défaut d’être celle du sang.

— Tu sais vraiment y faire pour me retourner le cerveau.

— C’est pour ça que tu m’aimes non ? Allez, viens ! Je me marie dans quinze jours !

— Quoi ? Quinze jours ? Mais je n’ai rien !

— Ne t’inquiète pas pour ça, les boutiques de Phoenix regorgent de tenues, toutes plus belles les unes que les autres, je suis sûre qu’on trouvera notre bonheur.

— Notre bonheur ?

— Disons que je n’ai pas encore choisi ma robe de mariée, j’attendais de t’avoir à mes côtés.

— Oh Tessy chérie... tu ne peux pas me faire plus plaisir. Bon, c’est ok, je rentre chez moi, je plie bagage et je rends les clefs à mon bailleur !

— Euh... tu fais quoi ?

— Si tu dois rester vivre à Phoenix avec ton bellâtre, je me dois d’être à tes côtés ! C’est ce que font les membres d’une famille unie, ils restent proches !

— Mais ton boulot ?

— J’en ai plus !

— Quoi ?

— Bon, c’est pas que je m’ennuie mais je suis arrêtée sur le bord de la route depuis tout à l’heure, donc je te propose qu’on discute de tout ça, quand je serais à tes côtés. Envoie moi l’adresse et je prends la route.

— Tu prends la route ? Mais c’est à deux jours de Baltimore !

— Cinq jours si je roule huit heures par jour. Trois, si je roule pendant douze heures. Je choisis donc la deuxième option.

— Pourquoi tu ne prends pas l’avion ?

— Tu me demande de laisser Véroniqua à Baltimore ?

— Véroniqua ?

— Ma Harley, mon bébé quoi !

— Oh purée, t’es vraiment cinglée ! faut vraiment que je te trouve un mec !

— Laisse béton, les mecs j’en ai ma dose ! Je crois que je vais finir par virer ma cuti. Bon, si tu n’arrêtes pas de me retarder, je ne vais jamais arriver avant ton mariage !

— Ok ! Ok ! on se voit à Phoenix. Bisous d’amour ma puce, sois prudente sur la route !

— Je t’aime aussi ma Tessy, t’inquiète je suis toujours prudente !

Lexique :

Waï* : Expression qui signifie semer le trouble, la confusion, mettre le désordre.