1. Démon
Pdv Azazel
Les portes ennuyeuses des enfers se refermèrent derrière mes pas alors que j'atterrissais sur le sol, sur Terre. Je repli mes ailes écarlates contre mon dos et elles disparaissèrent.
Oui, ce fils de pute m'avait viré.
Et oui, je parlais totalement de Lucifer.
Oui, ce Lucifer. C'est en quelques sorte mon patron et...
Pour quel raison m'a-t-il viré ?
Ne demandez pas, ce connard hystérique était incompréhensible, même pour moi.
En bref, la chose qui me sert de boss m'a mise dehors et étant donné qu'il a fermé les portes derrière moi...
Je suis un peu livré à moi-même...
Nan je rigole, je vais aller terrifier quelques adolescents mouhahahha...
Hum hum, comme je le disais, un prince des enfers tel que moi va trouver divertissement chez les humains.
Car oui, je suis Azazel, prince des enfers...
Eh bien, jusqu'à ce que Lucifer ait décidé que je devrai faire une petite balade sur Terre apparemment.
Mais je suis toujours un prince des enfers.
Peu importe.
Cette situation était à vrai dire déroutante et puisque je suis sûrement l'un des rares démons à être sur Terre actuellement, ouais, j'allais m'ennuyer si je n'embêtais pas un peu d'humains.
J'avais d'ailleurs entendu parler que les quelques démons sur Terre avait formé une petite "entreprise", mais rien qui n'ait intéressé qui que ce soit en enfers bien sûr.
Me demandera-t-on maintenant si des anges se baladaient sur Terre puisque des démons y étaient ?
Bien évidemment que non, c'était évident. Ces tarés ailés préféraient certainement se prélasser sur leurs nuages à jouer à celui qui sera le plus cucu de la bande. Et puis, je n'aime pas ces emplumés, c'était à se demander comment les humains pouvaient les aimer.
Je veux dire, l'humanité... Non le monde pouvait bien sombrer qu'ils ne bougeraient pas d'un millimètre, continuant leurs activités "célestes" sans problèmes. Non pas que l'enfer bougerai bien sûr, on s'en fou aussi.
Je souffle légèrement, il était temps d'aller s'amuser n'est-ce pas ?
Et Lucifer n'étant nulle part pour m'arrêter, je n'allais pas me priver.
Je me téléporte ainsi sans trop attendre dans une ville en Italie me semblait-il.
Vous savez moi et la géographie, ça faisait au moins 5 milliards.
Je lève légèrement mes yeux vers le ciel nocturne, souriant d'un seul coup.
Je sentis alors un groupe de 5 ou 6 ados entrer dans ce qui était communément appelé une maison hanté.
Eh bien ici... Elle n'était pas hanté, les fantômes n'existaient pas bien entendu.
Mais elle allait bientôt l'être si vous voyez de quoi je parle.
Je ris déjà légèrement, j'avais même hâte...
Et puis...
Des ados...
C'était mon plat favori.
Oui, je suis un prince des enfers, à quoi vous attendiez-vous ?
Il faut bien s'amuser non ?
Mais j'ai dis que je voulais terrorisé des ados et j'allais totalement pas me gêner, j'avalerai leurs âmes après. Après tout, c'était grâce à moi que les films d'horreurs existaient bien sûr, donc faire peur, ça me connaît.
Passons.
Je me téléporte donc, disparaissant aussitôt pour apparaître dans la maison. Je cache alors ma présence, me fondant dans le noir.
Ces gamins allaient avoir la peur de leur vie et c'était le cas de le dire.
Si j'étais humain, jamais je ne me serai aventuré là-dedans vous voyez, je veux dire... Imaginez être frêle et sans défenses et un démon ou un fantôme apparaissait devant vous...
Ici, en l'occurrence, c'était moi le démon donc forcément c'était hilarant.
Je vis le premier humain apparaître au coin des murs, suivit par les autres derrière, une lampe torche en main.
Au moins, ils ne s'étaient pas séparés, c'était déjà ça n'est-ce pas ?
Les humains ne pouvaient être si débiles...
Bon il y avait quelques exceptions bien sûr.
Je souris donc légèrement, devenant invisible. Je les suis et ils arrivèrent dans une pièce, une étrange poupée était assise sur l'un des meuble, immobile.
Voilà la première étape.
L'adolescent le plus proche de la poupée la remarqua et attira discrètement l'attention de celui qui tenait la lampe torche. Ce dernier éclaira la poupée,
- Putain... C'est flippant... Qu'est-ce qu'une...
Le gamin fut coupé par un bruit de porte qui se claquait, oui c'était moi.
Mes pouvoirs me permettaient beaucoup de choses amusantes vous voyez.
Alors que les 5 adolescents, maintenant que j'avais bien compté, regardaient avec appréhension la porte, je bougeai la tête de la poupée, la faisant se pencher de l'autre côté.
Le groupe souffla de soulagement en voyant qu'il n'y avait rien et tourna à nouveau son attention vers la poupée.
Je m'apprête donc à retenir mon rire et comme prévu, l'une des fille du groupe fixa la poupée,
- Dites...
Celui le plus proche fronça des sourcils,
- Sofia... Qu'est-ce que t'as encore ?
Cette dernière souffla,
- La poupée...
Tous fixèrent donc la poupée...
- Sa tête... Elle a bougé non ? Demanda-t-elle en continuant.
Je les regarde, les voyant peu à peu réaliser...
Celui tenant la lampe commença à trembler mais sa main réussie à rester stable pour éclairer la poupée...
C'était le moment.
Je souris en relevant par télékinésie la tête de la poupée et les 5 ados crièrent aussitôt, celui tenant la torche s'évanouissant et se faisant attraper par l'un de ses amis qui commençait aussitôt à partir en courant avec le gamin dans ses bras...
Mais c'était sans compter le fait que j'avais fermé la porte.
Ils se pressèrent tout les 5 contre la porte qui, grâce à moi, ne céda pas.
- Oh mon... Non !
- Putain... Qu'est-ce qui...
Ils s'arrêtèrent tous complètement de bouger en entendant mes bruits de pas alors que je marchais tranquillement vers eux.
L'adolescent qui tenait le gamin à la lampe torche dans ses bras prit cette dernière...
La pointant dans ma direction.
Ils crièrent en me voyant étant donné que j'avais laissé tomber l'invisibilité.
Celle que j'ai compris s'appelant Sofia prit alors la parole :
- Oh putain... Vous nous avez fait peur... Qui êtes-vous ?
Je m'arrête ainsi à environ 3 mètre d'eux, les fixant sans jamais répondre.
L'autre fille commença à paniquer,
- Mec... Et si c'était...
Le garçon d'à côté lui répondit sans me quitter des yeux :
- Un fantôme ?
Et je souris à cela, les faisant tressaillir.
- Bon ça suffit, c'est pas drôle monsieur... Me dit cette gamine, Sofia.
Il est vrai que je les traite mentalement de "gamin" depuis tout à l'heure mais ils ont tous l'air majeurs mais peu importe.
Elle commença à s'impatienter et je décide subitement qu'elle sera mon premier repas.
Sans attendre, je me téléporte juste devant elle, nos visages l'un en face de l'autre. Ils crirent tous en essayant de partir en courant mais ma télékinésie les figea sur place.
- Oh putain de merde...
- Qu'est-ce que...
- Vous êtes ?
Je lançe alors un regard vers les deux autres humains sur le côté, les ignorant tandis que je tournais alors mon regard vers Sofia...
Mes yeux autrefois d'un bleu clair devinrent rouge brillant, ressortant dans le noir et faisant crier Sofia devant moi ainsi que tout les autres.
- Oh putain de merde...
- C'est un...
- Un putain de démon...
J'ignore sans problèmes les discussions des deux humains sur le côté et attrape le visage de Sofia du bout des doigts quand le garçon qui tenait celui évanouie me cria dessus :
- Lâche-la sale...
Je souris en remontant le menton de la fille posant mes lèvres sur les siennes, elle haleta alors mais resta figée. Mon pouce caresse doucement sa joue alors que j'aspirais littéralement son âme. Elle tomba au sol tandis qu'une lueur brillante se glissait entre mes lèvres : son âme.
Je me lèche les lèvres, satisfait du goût et des respiration de plus en plus rapides des 3 autres humains sans compter celui évanoui bien sûr.
Le garçon tenant son ami fit tomber ce dernier, tremblant en me regardant avec horreur.
C'était tellement satisfaisant, leurs expressions terrifiés.
Je m'approche alors de lui, me collant à son corps figée.
Il haleta quand je mis mes mains sur ses joues. Il était légèrement plus grand que moi donc je dû l'obliger à se pencher vers l'avant, posant mes lèvres sur les siennes.
Je glisse ma langue sur sa lèvre inférieure juste pour le taquiner et comme prévu, son visage devint rouge. Sans prolonger cela beaucoup plus, son âme glissa vers moi et il tomba également, son corps mou sur le sol.
J'avale alors son âme, fermant les yeux momentanément au goût exquis qui traversait ma gorge.
Rabaissant légèrement mon menton, je me tourne vers les deux derniers humains encore en vie ou conscient, ne remarquant pas que celui qui s'était évanoui avait réouvert les yeux.
Je m'approche du garçon qui était plus proche, collant tout pareil mes lèvres aux siennes, mangeant son âme.
Je fis de même à la fille à côté et je fini par souffler légèrement, satisfait.
Je suppose que j'avais assez manger. Honnêtement, les âmes humaines n'étaient pas essentiellement à ma survie, ni à celle d'un démon en général. Si j'en mangeai, c'était que c'était plutôt bon voilà tout.
Je ne le remarquais pas, entant trop dans ma bulle de satisfaction, mais le garçon qui avait presque tout vu réussit à s'échapper silencieusement de la pièce, pleurant sans bruit la mort de ses amis et jurant de se venger.
Une semaine passa et honnêtement, qu'est-ce que je m'ennuyais, c'est fou.
Les humains n'avaient depuis plus jamais approché cette maison.
Comme c'est dommage.
Voyant qu'il faisait maintenant jour et que de toutes façons, personne n'allais venir ici de sitôt, je sort de la maison. Je me retrouve rapidement après quelques minutes de marches, dans une grande ville car oui, la maison supposée "hanté" était assez isolée de toutes civilisations. C'était ce qui la rendait si effrayante pour les humains.
Mais passons.
Je marche ainsi sans but dans cette ville communément appelé "Demoni", chose amusante puisque je suis moi-même un démon.
J'entendis même parler comme quoi la mafia la plus puissante du monde avait son siège ici, honnêtement, la mafia des humains...
Ce n'était rien d'intéressant, je veux dire, je préférais faire des choses amusantes que dealer de la drogue.
Mais peu importe.
Il semblerait que cette ville soit également pleine de voyous et de gangs, non pas qu'ils soient dangereux pour moi. Les humains, peu importe combien ils étaient, n'avaient aucune chance de me blesser.
Je m'arrête ainsi devant l'entrée d'un bar et vis du coin de l'œil un autre démon approcher, je suppose que si la mafia était là, les démons sur Terre n'étaient pas loin.
Le démon en question me remarqua et en s'arrêtant à côté de moi, il me fit une petite révérence discrète mais respecteuse dû aux humains autour tout en disant :
- Mon prince.
J'hoche légèrement la tête en réponse, mettant ma main droite sur ma hanche, et il continua sa route.
Eh bien oui, j'étais un prince de l'enfer, évidemment que les autres démons allaient me respecter.
Et encore heureux même.
Je ne le remarquais pas mais une lamborghini noir entièrement teinté passa dans mon dos dans la rue, la circulation la faisant s'arrêter à mon niveau, permettant l'homme à l'intérieur de voir mon visage de profil lorsque je continuais ma route.
Je ne savais pas que ce serait là l'élément déclencheur d'événements aussi déroutants que déstabilisants pour moi.