Et demain ?

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Summary

La vie est un château de cartes qui évolue au fil du temps. Des cartes tombent et d’autres les remplacent. Ani ne se rend pas compte que la mort de ses parents marque le début de l’effondrement de son château, déjà bien fragilisé. Elle s’évertue à en ramasser chaque décombres, sans comprendre qu’elle a la possibilité d’avoir de nouvelles cartes par elle-même. Marche après marche, elle va devoir tout réapprendre. Tout reconstruire. Parce que la vie mérite d’être vécue. Les cartes se récupèrent dans ce que la vie a de plus simple. L’amitié, voilà deux cartes. L’amour peut stabiliser son édifice comme l’anéantir. Il peut-être une lumière qui nous guide. Elle chancelle mais ne s’éteint jamais, tel un phare indestructible qui nous guide dans les moments les plus sombres de notre vie. Après tout ce qu’elle a vécu, le pari en vaut la peine alors elle tend la main. Voilà deux cartes. Désormais entourée de ses amis, de sa famille et de ses amours, elle pourra compter sur eux pour survivre. De son effondrement jusqu’à sa reconstruction, plongez dans ce récit initiatique et vivez au rythme du cœur d’Ani.

Status
Complete
Chapters
3
Rating
n/a
Age Rating
18+

Prologue

Durant toute notre vie nous subissons des blessures plus ou moins graves qui prennent plus ou moins de temps à cicatriser. Certaines ne guérissent jamais, elles vous gangrènent, vous modifie profondément pour ne plus faire qu’une ombre de vous, un souvenir. Au mieux vous vous en sortez et elles ne seront qu’une blessure profonde sans possibilité de guérison et au pire elles vous feront chuter dans un tourbillon de tourment qui vous mènera à votre perte dans d’atroces souffrances. Je n’ai trouvé aucun remède pour ces blessures mais on peut toujours les apaiser, avec une présence désirée, une aide morale. Une personne sur qui on peut compter en tout temps, une personne qui nous connaît mais qui connaît aussi nos failles, nos fêlures, nos blessures.

On ne naît pas traumatisé, on le devient. Le traumatisme se joue de nous en ne revenant pas sous forme de souvenirs, mais sous forme de maladie, de troubles. Les traumatismes sont fourbes, ils reviennent de manière sournoise en nous laissant croire que tout va bien mais au fond le volcan va bientôt entrer en éruption et tout ravager sur son passage.

Ce qui est sûr c’est qu’à un moment je me suis laissé aller trop loin. J’ai laissé un souvenir s’échapper mais qui est resté sous une autre forme. Un souvenir qu’il ne fallait surtout pas refouler, je l’ai laissé partir dans mon subconscient, je lui ai laissé une pièce de vie et il a pourri. Les blessures n’ont fait que s’accumuler, plus profondes les unes que les autres prenant de plus en plus de place, moisissant chacune de leur côté. Et une fois qu’elles remplirent mon subconscient elles se jouaient de moi comme on manipulerait un pantin, je n’étais plus que spectatrice de ma vie quand on m’a coupé les fils.

Et au bout du tunnel, j’y ai enfin vu la lumière.