CHAPITRE 1 -ROSALIE
Ce récit contient des scènes et un langage crus, explicites, ainsi que des émotions brutes qui pourraient ne pas convenir à tous. Si les descriptions intenses de sexe, de désir ou de conflits personnels vous mettent mal à l’aise, passez votre chemin. Sinon, plongez avec Rosalie et Yann dans ce chaos sans filtre.
Pour les casse-pieds, juste pour info : tout ce que j’écris passe par une IA qui corrige mes fautes, alors vos remarques à deux balles sur l’Autriche ou je sais pas quoi, gardez-les pour votre journal intime. Je bosse, je crée, c'est gratuit , et si y’a un pépin, mon acolyte numérique gère. Donc, on m’emmerde plus, OK ? Place au vrai délire maintenant ! et si mon message gêne tant pis, parce que vos avis juste pour cassé !!!
Salut à tous, désolée si je parais un peu cash, mais trop, c’est trop ! Je sais que mes premiers textes étaient brouillons, comme moi parfois, avec des fautes, ouais, j’assume. Mais maintenant, j’ai une IA qui corrige mes coquilles, mes fautes et bosse dur pour lisser tout ça. Je vis avec mon temps, je m’aide comme je peux, et ça roule ! Par contre, les casse-pieds qui me traitent d’Autriche – ou pire, d’autruche – au lieu d’autrice, sérieux, vous jouez à quoi ? 😅 C’est bon, on passe à autre chose, et merci à ceux qui kiffent sans juger. 💪
ROSALIE
Je suis assise sur le canapé, les jambes repliées sous moi, quand Léo se plante devant moi. Il a cet air sombre, les sourcils froncés, les mains enfoncées dans les poches de son jean usé. Il me fixe un moment, comme s’il cherchait ses mots, puis il lâche, d’une voix basse et tranchante :
— Rosalie, c’est fini.
Je cligne des yeux, un sourire idiot me monte aux lèvres, presque par réflexe. Mon cerveau patine, incapable d’aligner les mots qu’il vient de balancer. Fini ? Fini quoi ? Et puis ça me percute, comme un coup de poing en plein ventre : Léo me quitte. Après trois ans. Trois ans à m’accrocher à lui, à espérer qu’il se décide un jour à construire quelque chose avec moi, à me donner plus que des miettes de son temps.
Maintenant, je comprends pourquoi il esquivait toujours les projets, les discussions sur l’avenir.
Tout s’éclaire, et ça fait mal.
Je me lève sans un mot, les jambes un peu tremblantes, et je me dirige vers la cuisine. Le silence entre nous est lourd, presque étouffant.
J’éteins le four d’un geste machinal — l’odeur du gratin que j’avais préparé pour nous flotte encore dans l’air, un parfum de crème et de fromage qui me retourne l’estomac maintenant. Je vais jusqu’à l’évier, attrape une éponge et commence à frotter une assiette déjà propre, juste pour m’occuper les mains, pour ne pas avoir à le regarder.
Il m’a suivie. Je sens sa présence derrière moi, son ombre qui s’étire sur le carrelage. Il parle, hésitant :
— Tu as compris, Rosalie, ce que je viens de te dire ?
Je me retourne lentement, l’éponge dégoulinante dans ma main. L’eau froide coule sur mes doigts, mais je m’en fous.
— Oui, je réponds, la voix plate. Tu me quittes. Tu as rencontré quelqu’un d’autre ?
Il secoue la tête, un peu trop vite.
— Non, ce n’est pas pour ça que je te quitte.
Il reprend son souffle, passe une main nerveuse dans ses cheveux bruns en bataille, et ajoute :
— Tu ne me demandes pas pourquoi ?
Je hausse les épaules, un geste qui me surprend moi-même par son détachement. À quoi bon ? Qu’est-ce que ça changerait ? Il me dévisage, l’air perdu, comme s’il attendait une explosion, des larmes, quelque chose. Mais je ne lui donnerai pas ça. Pas question de craquer devant lui. J’ai trop d’orgueil, trop de fierté mal placée, pour me laisser tomber à ses pieds.
— Ça changerait quelque chose que je te demande ? je dis, les mots sortants plus durs que je ne l’avais prévu.
Il reste bouche bée une seconde, visiblement largué.
— Ça ne te fait rien ? demande-t-il, presque incrédule.
Je le fixe, et un rire m’échappe — un rire sec, sans chaleur, qui résonne bizarrement dans la petite cuisine.
— Tu veux que je tombe en pleurs à tes genoux et que je te supplie de rester avec moi ?
— Non, bien sûr, marmonne-t-il, mal à l’aise.
— Ça changerait quelque chose ? j’insiste, les yeux plantés dans les siens.
Il baisse la tête, fuyant mon regard.
— Je ne pense pas, souffle-t-il, si bas que je l’entends à peine.
Un silence s’installe, épais comme de la fumée, et je peux presque voir son malaise grandir. Il se dandine d’un pied sur l’autre, les mains toujours dans ses poches. Moi, je reste là, immobile, l’éponge oubliée dans l’évier derrière moi. Mon cœur cogne fort, mais je le tiens en laisse — pas de larmes, pas maintenant.
— Je ne voulais pas que ça se termine comme ça…, murmure-t-il enfin, les yeux rivés au sol.
Cette fois, le rire qui m’échappe est plus amer, presque tranchant.
— Ah oui ? Et comment tu imaginais ça, Léo ? Un dîner romantique avec des chandelles, une petite musique douce, et puis un au revoir tendre, main dans la main ? Tu me largues le jour de mon anniversaire, tu crois vraiment qu’il y avait une meilleure façon de faire ?
Il se tortille sur place, ses joues rougissent légèrement, mais je ne m’arrête pas. Les mots sortent tout seuls, comme une soupape qui lâche après trop de pression.
— Trois ans, Léo. Trois ans où je t’ai suivi, où j’ai attendu que tu te décides à me donner une place dans ta vie. Tu m’as tenue à distance, incapable de parler d’avenir, incapable de me dire ce que tu voulais vraiment. Moi, je t’ai tout donné — mon temps, mon énergie, mes espoirs. Et là, tu me jettes comme une vieille chaussette, sans même un vrai pourquoi.
— Ce n’est pas aussi simple, Rosalie…, tente-t-il, la voix faible.
Je lève une main pour le couper net.
— Non, je t’en prie. Ne fais pas semblant de rendre ça compliqué. Tu as quelqu’un d’autre, c’est tout. C’est toujours simple, au fond.
Il ouvre la bouche, prêt à protester, mais rien ne sort. Ses yeux trahissent une lueur de culpabilité, une ombre qu’il essaie de cacher derrière son air penaud. Je le connais trop bien. Il voulait pas me blesser, peut-être, mais c’est fait, et il le sait. Moi, je refuse de m’effondrer, pas devant lui.
— Je ne vais pas pleurer pour toi, je dis, plus doucement, presque pour moi-même. Pas ce soir. Pas demain non plus. Tu m’as quittée, c’est ton choix. Mais attends pas de moi que je fasse comme si ça m’était égal. Je vais morfler, Léo, mais je le ferai loin de toi.
Il baisse la tête encore plus, ses épaules s’affaissent. Il a l’air d’un gamin pris en faute, et ça m’énerve encore plus.
— Je suis désolé, souffle-t-il, à peine audible.
Je hoche la tête, un geste mécanique, plus pour moi que pour lui.
— C’est tout ce que tu as à dire ?
— Je… je sais pas quoi dire d’autre, avoue-t-il, les yeux toujours fuyants.
Je m’approche de lui, mes pas résonnant doucement sur le carrelage. L’odeur de son parfum — ce truc boisé qu’il met tout le temps — me frappe, et ça me tord un peu plus le ventre. Je m’arrête à un mètre de lui, assez près pour voir les plis sur son front, assez loin pour garder ma dignité.
— Alors ne dis plus rien, Léo, je murmure, la voix calme mais ferme. Va-t’en.
Il lève les yeux vers moi, une dernière fois, comme s’il cherchait une fissure dans mon armure, un signe que je vais craquer, me retenir à lui. Mais il trouve rien. Mon visage est un mur, et je le tiens debout à bout de forces. Sans un mot, il se détourne, attrape sa veste sur le portemanteau et franchit la porte. Elle se referme derrière lui avec un claquement sec qui résonne dans l’appartement vide.
Je reste plantée là, immobile, le cœur qui cogne comme un tambour, mais la tête haute. Le silence me tombe dessus, lourd, presque oppressant. Puis, lentement, je retourne dans la cuisine. Le gratin est toujours sur la table, intact, avec ses deux assiettes dressées — une pour lui, une pour moi. L’ironie me frappe : j’avais passé une heure à le préparer, à couper les pommes de terre, à râper le fromage, pour un anniversaire qu’il vient de piétiner. Je souffle un long soupir, un mélange de fatigue et de déception, et je prends son assiette. D’un geste sec, je vide tout dans la poubelle, le bruit du gratin qui s’écrase contre le sac plastique me faisant presque sursauter.
Je m’assois avec la mienne, seule à cette table trop grande pour une personne. La première bouchée est fade, sans goût, comme si toute la saveur s’était évaporée avec lui. Et puis, sans prévenir, les larmes arrivent. Pas un torrent, non, juste un filet discret qui coule le long de mes joues, salé et brûlant. Je me répète que ça ira mieux demain — c’est ce que ma mère me serine depuis toujours, “le temps arrange tout, ma Rose” —, mais là, tout de suite, ça fait mal. Je m’essuie les yeux d’un revers de main, agacée par ma faiblesse, et je continue à manger, mécaniquement, parce qu’il faut bien.
Le repas finit par me peser, et je repose ma fourchette. Mon regard tombe sur mon portable, posé sur la table, écran noir et silencieux. Sans réfléchir, mes doigts composent un numéro que je connais par cœur. Yann. Mon roc, mon meilleur ami, presque un frère. On se connaît depuis la crèche, quand il tirait sur mes couettes et que je lui piquais ses crayons. Il a un an de plus que moi, vingt-sept ans contre mes vingt-six aujourd’hui, et son père bosse avec ma mère depuis des lustres. Il décroche à la deuxième sonnerie.
— Allô, Yann ? C’est Rosalie.
— Joyeux anniversaire, ma Rosalie ! s’exclame-t-il, sa voix chaude et pleine d’énergie me percutant comme une bouffée d’air frais. Comment tu vas ?
Je veux répondre un truc léger, mais les mots sortent avant que je puisse les retenir.
— Léo vient de me quitter.
Un silence, puis sa voix se fige, pleine de surprise.
— Quoi ? Il t’a quittée ?!
— Ouais, dis-je, un rire amer m’échappant. On n’avait même pas prit l’apéro.
Il marque une pause, et je l’imagine froncer les sourcils, ses yeux bleus plissés comme chaque fois qu’il est énervé ou inquiet.
— Putain, quel con, grogne-t-il. Tu veux que je vienne ? Ou tu veux venir chez moi ?
Je réfléchis une seconde, la solitude de l’appartement me pesant soudain comme une enclume. L’idée de ne pas rester seule, de sentir sa présence rassurante, me soulage presque physiquement.
— Tu as mangé ? je demande, la voix un peu tremblante.
— Non, pas encore, répond-il, et je sens un sourire dans son ton.
— Alors je t’attends, je murmure, un poids qui s’allège dans ma poitrine.
— J’arrive tout de suite, dit-il sans hésiter, et je l’entends déjà attraper ses clés à l’autre bout du fil.
Je raccroche, un soupir m’échappant, plus léger cette fois. Yann va venir. Au moins, je finirai pas cette soirée seule, pas ce soir, pas pour mon anniversaire. Je me lève, range un peu la cuisine par réflexe, et je remets un couvert, puis je vais dans le cagibi ou Leo range ses meilleurs bouteille, celle qu’il paie une fortune pour accueillir son patron et ses parents et bien ce soir, ce sera pour Yann et moi. Je prends une bouteille de whisky ...