Introduction
Bienvenue dans l’ère de la paix.
Celle où les traités assurent l’harmonie du monde, afin d’éviter les injustices, les morts inutiles et les conflits perpétuels. Grâce à ces accords, le monde vit en harmonie pour la toute première fois de son existence…Connaissez-vous la définition du monde ? Je l’ignore également car ce n’est pas celui dans lequel je vis, ni toi d’ailleurs, mais certainement un autre. Je ne peux me targuer de la connaissance. L’on parle peut-être du paradis, ou d’une planète lointaine, ou pourquoi pas d’un monde injuste qui considère ses cibles comme étant des minorités, tantôt terroristes, tantôt rebelles… Bon, plus sérieusement :
Je suis un homme qui vit sur Terre, une Terre délabrée qui dénonce l’humanité. Je parle de cette humanité aux priorités abjectes, celle qui “protège l’écosystème”, ou “les animaux”, ou même, des fois, “la liberté d’expression”, alors qu’elle est complice de génocides continus, auxquels personne ne s’exprime. Tout le monde reste loin, un simple et pur spectateur. Jouons ainsi avec les termes et pleurons les morts. Les plus humains d’entre nous se plaignent, et les plus forts se targuent d’éradiquer des minorités…
Des minorités incapables, confinées, désarmées, isolées, exposées à une technologie moderne. C’est comme si le bâton se targuait d’être capable de battre le nucléaire. C’est ridiculement ridicule.
Cette œuvre n’est ni une fiction, ni une philosophie psychologique, mais un enchaînement rhétorique qui œuvre à nommer les choses par les noms qui sont les leurs.
Alors, chaque chapitre sera un voyage dans le pays du malheur personnifié : la Palestine, plus exactement dans la bande de Gaza.