Prologue:
Paola
Quand j'étais petite, j'avais un esprit naïf, curieux et trop imaginatif. Je passais des heures à imaginer des histoires imaginaires où j'incarnais souvent le personnage principal. Parfois, il m'arrivais d'imaginer ce que serait l'avenir, quand je serais plus grande. Et durant ses quelques fois où j'essayais de façonner un avenir idéal que réaliste, je n'aurais jamais pensé que je vivrais des expériences plutôt désagréable où ma vie serait constamment en danger jusqu'à ce que j'arrive sur un territoire où je serais sûre d'être en sécurité.
J'avais 21 ans, je travaillais en tans qu'influenceuse et romancière indépendante. Je vivais avec mes parents dans leur maison, dans une charmante petite ville qui se trouvait en France. Quand je me promenais, je voyais de temps en temps mon voisin de quartier qui était mon ami d'enfance. Il s'appelait Mathew Borgne et il avait un an de moins que moi. Il travaillait en tans que vendeur dans la petite supérette qui se trouvait au coin de notre rue. Quand il avait le temps, on prenait le temps de discuter de nos souvenirs d'enfance et surtout les moments d'hilarité qu'on a pu partager ensemble. Dans ses petites promenades, on pensait ce que nos mères diraient si ils nous voyaient. Elles auraient pensé certainement qu'on est finalement tombé amoureux et qu'on se voyait en cachette. Mais si elles auraient su que Mathew aimait les jeunes hommes de son âge et ne s'intéresse même pas aux jeunes femmes. Quant il a su qu'il aimait le même sexe, il m'a fait son coming-out et il a décidé de trouver le bon moment pour dire la vérité à sa mère. En bonne amie bienveillante, je n'ai rien dis et je lui ai apporté tout mon soutien. Parfois, je l'aidais à semer les hordes des jeunes femmes qui aimaient plus son physique que sa personnalité. Mathew était un beau gosse et son physique faisait rêver toutes les filles, les jeunes femmes et même les plus âgées.
Vous allez me demander pourquoi je vous parle au passé. Et c'est plutôt normal comme question. D'ailleurs, je vais vous le dire.
L'unique raison que je vous parle au passé, c'est qu'aujourd'hui même, je suis allongée dans un lit d'hôpital, au Japon. Car je fais partie des réfugiés qui ont dû quitter la France à cause d'une guerre qui s'est amené sur notre territoire. Durant ma fuite, j'ai pu rester au côté de Mathew mais nous ne savions pas où se trouvait nos mères. Mais on est tombé dans une embuscade mené par les soldats ennemis et ils ont tué tout notre groupe, nous laissant pour mort. J'ignore comment on a pu se retrouver au Japon, mais la seule chose que je peux vous dire, c'est que je suis bien vivante malgré mon état. Et je crois même que je ne vais pas tarder à me réveiller pour voir ma nouvelle situation et apprendre la façon que je suis arrivée dans ce pays.