Le diablotin de l'école

Summary

Naruto a pour tradition de jour des tours et plus particulièrement un premier professeur de la semaine. N'en pouvant plus, Tsunade lui pose un ultimatum. Une blague de plus, le renvoie et s'il ne veut pas de tâche à son dossier scolaire, il doit suivre et réussir un cours sur les bonne manière et le savoir vivre. Quelle plaie !

Status
Ongoing
Chapters
11
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Chapitre 1

- Naruto Uzumaki ! Chez la directrice !

Tel un comédien durant une représentation, un blond à l’apparence angélique se leva en exécutant une révérence, puis attrapa ses livres avant de sortir de la classe. Les professeurs n’avaient plus le sens de l’humour de nos jours, soupira-t-il avec un sourire moqueur. Il avait juste modifié le café d’Iruka en échangeant le sucre avec du sel et la crème avec un échantillon de… sperme. Étrangement, il avait toute suite reconnu le goût, remarqua Naruto en descendant les escaliers.

À son grand étonnement, l’adolescent trouva la directrice en bas des escaliers. Quoique pas si étonnant, puisqu’il jouait un vilain tour au professeur qu’il avait lors de son premier cours de la semaine. Mais c’était devenu comme une tradition pour lui, sourit-il. Par contre, Tsunade comptait bien le faire arrêter.

- Tes bonnes notes ne te sauveront plus, Naruto, gronda-t-elle avec les bras croisés sous son imposante poitrine.

- Et qu’est-ce que c’est censé vouloir dire, la vieille ? la provoqua le blond.

- Une blague de plus et je te fous à la porte de mon établissement, annonça Tsunade en lui frappant l’arrière de la tête à son appellation. Et si tu ne veux pas avoir une tâche à ton dossier académique, ce qui te fermerait bien des portes dans l’avenir, tu vas devoir suivre un cours sur l’étiquette et le réussir haut la main, ajouta-t-elle avec sourire machiavélique.

Pour la première fois depuis des années, Naruto fut sous le choc de cette annonce. Plus aucun son ne voulait sortir de sa bouche. Alors là, il était baisé.


Un grand éclat de rire résonna, faisant retourner tous les gens assis autour d’eux. Naruto serra un peu plus la mâchoire, sa mauvaise humeur augmentant encore d’un cran. Kiba et Suigetsu semblaient trouver hilarant l’idée, qu’il doive suivre un cours sur les bonnes manières. Et cette annonce faisait même sourire Shikamaru et Gaara. Quelle journée de merde ! pesta intérieurement le blond.

- Donc, tous les soirs après l’école, tu dois aller suivre ce cours ? récapitula Gaara après s’être calmé.

- Et tu sais qui va te donner les cours ? demanda Shikamaru.

En grommelant des insanités, le diablotin de l’école fouilla dans ses poches pour trouver le papier que lui avait remis la directrice.

- Hum… Mademoiselle Hinata Hyuuga.

Sans crier gare, le roux recracha l’eau qu’il venait de prendre et toussota un peu avant de répondre aux regards interrogateurs de ses amis.

- Hinata Hyuuga ? Vous ignorez qui c’est ?

- Éclaire-nous, toi qui semble le savoir, ironisa Kiba.

- C’est juste l’héritière de la Byakugan Electronic.

- Byakugan…, répéta pensivement Naruto.

- Ton putain de téléphone, Naruto, soupira Gaara.

Le blond sortit ledit téléphone de son pantalon et regarda de plus près la marque. Juken de Byakugan Electronic.

- Oh… Mais héritière… Ça donne quel âge exactement ?

Shikamaru se frappa le front à cette question, alors que les épaules de Gaara tombaient sous le découragement. Seul Kiba ne semblait pas voir combien la question était stupide.

- Ça dépend de l’âge de son père, mais dans ces circonstances-ci, elle a notre âge, déclara le roux.

- Parce qu’en plus d’avoir affaire une fille de riche prétentieuse, je vais en plus être l’élève d’une fille de mon âge ? Elle n’est pas sérieuse la vieille.

- Bon courage, on est de tout cœur avec toi, sourit moqueusement Shikamaru.


Le soir même, Naruto se rendit à l’adresse que lui avait donnée Tsunade, trainant les pieds sous le manque de motivation. Devoir travailler d’arrache-pied pour maintenir une bonne moyenne, ça ne lui dérangeait pas vraiment, puisqu’il voulait aller dans une bonne université. Mais devoir suivre un cours sur l’étiquette ? La vieille pouvait toujours rêver pour qu’il y mette autant d’entrain. Lorsqu’il débarqua devant ce qu’il jugeait être un château, l’adolescent regarda de nouveau le bout de papier, puis l’adresse sur le mur de béton qui entourait la bâtisse. D’accord, cette fille devait être archi riche, mais de là à vivre dans un aussi gros domaine… Hésitant, il appuya sur la sonnette près de la grille et une voix dans l’interphone lui demanda de décliner son identité.

- Naruto Uzumaki, répondit-il le plus poliment qu’il pouvait, je viens voir mademoiselle Hinata Hyuuga.

- Veuillez attendre un instant.

Après deux minutes d’attente, les portes métalliques s’ouvrirent et il traversa cette barrière pour remonter l’allée jusqu’au manoir. Devant la porte, un homme dans un costume de majordome l’attendait et lui demanda de le suivre. Dans quelle maison de zouf la vieille l’avait-elle envoyé ? jura-t-il intérieurement en suivant calmement le domestique. Le trajet lui parut durer une éternité, avant qu’ils n’arrivent dans un grand salon où une mélodie de piano résonnait.

Le majordome s’approcha de l’instrument, qui cachait son maître aux doigts de fée, interrompant la ballade mélancolique. Le domestique salua le pianiste d’un signe de tête avant de sortir de la pièce. Ce n’est qu’à ce moment-là, que Naruto découvrit LA pianiste. Une adolescente de dix-sept ans, longue chevelure de jais, visage de poupée de porcelaine, un corps à l’apparence délicat caché sous des vêtements amples et deux perles nacrées à semi cachées par les verres de ses lunettes. La demoiselle s’approcha en le saluant de la tête, puis lui présenta une main en se présentant.

- Tu dois être Naruto Uzumaki. Je suis Hinata Hyuuga. Madame Senju m’a demandé de t’enseigner les règles de l’étiquette.

- Hum…, fit simplement le blond en levant la main pour la lui serrer.

Sauf que la dite main s’éloigna avant qu’il n’ait le temps de la serrer. Pris de court, Naruto fronça les sourcils devant son geste. Qu’est-ce qui lui prenait ?

- « Hum » n’est pas une réponse.

- Tu ne m’as pas posé de question.

- Mais je me suis présentée et l’étique veut que tu le fasses à ton tour par politesse.

- Tu l’as fait pour moi en disant : « Tu dois être Naruto Uzumaki ». Que suis-je supposer répondre alors ? la provoqua-t-il.

- « Enchanté et merci d’accepter de m’accorder de votre temps. » C’était la formule d’usage.

- Désolé, mais on m’a comme qui dirait forcé à suivre ce cours. Je n’y ai aucun intérêt particulier.

Le blond remarqua un changement dans le regard de la jeune fille, mais avant de s’en méfier, elle enchaîne :

- Les règles de savoir vivre ne sont peut-être plus aussi importante qu’à une époque, mais elles laissent une meilleure impression de soi, lorsqu’on rencontre de nouvelles personnes.

- Sauf que les gens que je rencontre habituellement ne sont pas aussi pompeux. J’ai une chance sur un million de me retrouver à un endroit où je devrai faire preuve d’un savoir vivre irréprochable. Alors je ne vois pas en quoi ça me serait réellement utile.

- C’est toujours un acquis lors d’un entretien d’embauche.

- Je veux juste éviter une tâche dans mon dossier scolaire. Alors plus vite on s’y met, plus vite on finit et plus vite je disparais de ta vie. C’est un bon deal non ? sourire le blond en lui présentant de nouveau sa main.

La brune la regarda un instant, puis reporta son regard vers cet ange diabolique.

- Ce cours sera donner dans les règles de l’art et si tu ne veux pas t’y conformer, tu es libre de partir. Mais ça te vaudras un échec.

Pour la seconde fois en moins de vingt-quatre heures, Naruto se retrouva à court de mot. Cette fille ne comptait pas lui mâcher le travail. Quelle plaie ! jura-t-il intérieurement en tentant de se calmer.


Assis d’un côté de la table de salon, Naruto regardait son « professeur », pendant qu’elle versait le thé dans deux tasses. Ça commençait mal, il détestait le thé. Mais il semblerait que la première leçon y soit reliée.

- Madame Senju a déclaré que tu manquais d’un respect flagrant pour tes professeurs et l’autorité en générale, commença-t-elle en lui tendant une tasse.

- Premièrement, je ne manque pas de respect, je ne fais que jouer des tours. Et deuxièmement, je ne le fais qu’avec les professeurs. Je ne suis pas assez fou pour aller embêter un policier.

- Jouer des tours qui rendent les gens mal à l’aise, c’est de l’irrespect. Une farce n’est drôle que si les deux rient.

- Donc si mon professeur de français profite de mes blagues pour excuser ses retards, c’est correct ?

Ne sachant quoi répondre, Hinata soupira pour se calmer et se leva pour aller chercher une pochette de plastique contenant des feuilles.

- Qu’est-ce que c’est ? demanda Naruto lorsqu’elle la lui tendit.

- Tes devoirs. Ce sont les dix règles de la bienséance, les cinq de la galanterie et six supplémentaires, à suivre lors de repas chez des amis ou des inconnus.

- Tu es en train de dire que je dois connaître par cœur ces vingt et une règles ?

- Pas seulement les connaître, mais aussi les exécuter.

- Et dans quel contexte serais-je évalué ? provoqua le blond, exaspéré par toute cette histoire.

- Lors d’un souper bénéfice donné par la Byakugan Electronic le dix-huit décembre.

- Mais décembre c’est dans…

- Deux mois, acquiesça la brune. C’est pour cette raison que ce sera cinq cours par semaine.

Naruto sentit son estomac se nouer à cette annonce. Deux mois pour apprendre et bien exécuter cette liste de règles, lors d’un souper de bourges ? C’est une blague ? Ou un cauchemar duquel il allait se réveiller ?


Toute la semaine, Naruto se fit reprendre sur à peu près tout. La liste était longue et comportait bien des points qu’il n’avait jamais appliqués dans le passé.

1.Saluer et remercier ses amis et connaissances de manière appropriée, chaleureuse et respectueuse.

Chose qu’il n’avait pas fait la première fois et qu’Hinata lui rappela rapidement, quand il l’oublia le deuxième et troisième jour.

2.Offrir l’hospitalité équitablement et généreusement à ses invités.

Ça au-moins, il n’avait pas vraiment à l’expérimenter. Du moins, pour le moment, elle ne s’était pas invitée chez lui.

3.Porter une tenue adéquate selon la situation.

Puisque c’était après l’école, Naruto se présentait avec ses vêtements de tous les jours. Mais la jeune fille lui fit comprendre que lors du souper bénéfice, veston et cravate étaient de mise. Quelle plaie ! jura le blond. Lui qui n’aimait pas s’habiller en pingouin, sauf pour des funérailles…

4.Contribuer de manière constructive à une conversation en prenant garde de ne point la dominer.

Il découvrit rapidement que « manière constructive » ne faisait pas partie de son vocabulaire. Sérieusement, comment savoir ce qu’on voulait dire était pertinent ou non ? Et puis, c’était quoi ça « en prenant garde de ne point la dominer » ? Ne pas couper la parole ? Laisser chaque personne parler équitablement ?

5.Savoir céder sa place ou offrir son aide à une personne dans le besoin.

Ça non plus, il n’avait pas encore eu le temps de s’y exercer avec Hinata. Mais il sentait venir quelque chose là-dessus bientôt.

6.Manger proprement et silencieusement.

Une vraie plaie ! Proprement, ça allait. Mais silencieusement ? Désolé de faire du bruit en mastiquant ou en avalant, grogna à plusieurs reprises le blond. Ce qui lui valut quelques réprimandes de la part de son professeur.

7.Éviter de déranger autrui avec des bruits inutiles.

Désolé qu’un gaz puisse malencontreusement m’échapper, lâcha-t-il quelques fois. Bon d’accord, il pouvait aussi éviter de montrer son ennui en bayant. Mais il trouvait toutes ces règles d’un ennui mortel.

8.Savoir respecter et comprendre les règles établies dans un endroit que l’on découvre.

Dans le manoir Hyuuga, première règle : Le langage familier, voire ordurier, à la porte tu laisseras. Deuxième règle : Les règles de l’étiquette tu respecteras à la lettre. Pitié, sauvez-moi, pria intérieurement Naruto.

9.Être ponctuel.

Depuis qu’il avait découvert ce point, le blond avait immédiatement évité de trainer après l’école.

10.Répondre promptement aux invitations et sollicitations.

Pour le moment, il n’avait pas eu à répondre à une quelconque invitation. Quoique ce souper bénéfice en était presque une…

Durant toute la première semaine, c’est sur ces règles qu’Hinata se concentra. Mais Naruto se doutait que la partie « à table » n’était pas terminée. Le lundi de la seconde semaine, il découvrit une table montée de dix-huit couverts. Qui est-ce qui utilisait quatre fourchettes, quatre couteaux, quatre verres, deux assiettes et deux cuillères différentes durant un repas ? Et puis ils avaient tous une utilité bien distincte.

À gauche de l’assiette, on retrouvait la fourchette de base, puis celle pour le poisson et celle pour l’entremet. Il n’était même pas certain de savoir ce qu’était un entremet. À droite de l’assiette, on retrouvait le couteau de base, suivit du couteau à poisson, de celui pour l’entremet et de la cuillère à potage. Ensuite, au-dessus de l’assiette, la fourchette à dessert, puis la cuillère à dessert. Au-dessus des couteaux, on retrouvait les verres, de droite à gauche, celui pour le vin lors de l’entremet ou du dessert, celui pour le vin blanc, puis le vin rouge et finalement celui pour l’eau. Le beurrier se trouvait au-dessus des fourchettes, l’assiette à pain à gauche complètement, le couteau à pain dessus. La salière et la poivrière au-dessus de cette assiette.

Vraiment ? Il devait tout mémoriser ça. Il eut rapidement sa réponse, quand Hinata lui donna une feuille avec un magnifique dessin et toutes les utilités de chacun inscrit dessus. Oh, une petite note : En cas d’oubli, toujours commencé par l’extérieur en remontant vers l’assiette. C’était plus facile à retenir.


Naruto fit finalement l'expérience de la règle numéro deux, quand Hinata débarqua chez lui le samedi soir suivant. En bon hôte, il devait l’accueillir généreusement à souper. Et voir ses parents retenir leurs fous rires, quand la brune le reprenait sur un point, était loin de l’aider à garder son calme. Ce ne fut pas la seule règle qu’il dut mettre en pratique, puisque dès le repas terminé, elle l’invita à dîner le lendemain. Quelle plaie cette fille ! rageait intérieurement Naruto, tout en acceptant l’invitation. Et pour éviter une tenue inadéquate, il lui demanda ce qu’il devait porter lors de ce dîner. Des plan pour qu’il arrive un peu trop habillé. Propre, fut le seul mot qu’elle lui donna avant de partir. À toi de trouver, crut-il l’entendre penser. Vivement les fêtes pour que ce cauchemar prenne fin.


Après un mois à se faire bassiner les oreilles sur les règles de la bienséance, Naruto ne put s’empêcher d’exploser, quand ses amis lui demandèrent comment ça se passait.

- Un putain de calvaire ! Vous voulez y aller à ma place ?

- Du calme, fit Shikamaru. C’est toi qui t’es mis dans ce trouble. Maintenant assume.

- Que je sache, vous ne m’avez jamais arrêté.

- Profiter du cours de chimie pour mélanger des substances aux fortes odeurs pour obliger le prof à faire évacuer la classe, perso, ça va, rétorqua son ami. Mais les explosions…

- Remplacer le sucre par du sel, c’est drôle, ajouta Gaara. Mais le sperme…

- Mettre de la colle sur la chaise de Kakashi, c’est drôle et même lui en profite, ricana Kiba. Mais mettre des grenouilles dans le bureau de Kurenai…

- J’ai compris le message, les arrêta Naruto. Certaines sont drôles, d’autres vont trop loin. Cette fille m’a déjà fait la morale là-dessus, alors pas obligé d’en rajouter.

Le blond s’effondra sur son bureau en proie au désespoir. Même ses amis le réprimandaient maintenant. Quel mois merdique !


Le premier lundi du deuxième mois, Hinata donna rendez-vous à Naruto dans un autre endroit et elle lui précisa d’apporter une tenue adéquate pour le sport. En quoi le sport faisait partie des bonnes manières ? Il eut sa réponse en découvrant un studio de danse sociale. Non, là, elle abusait, maugréa le blond en pénétrant dans l’établissement. La jeune fille l’attendait dans l’entrée, vêtue d’une longue robe de soirée moulant tout le haut de son corps et flottant autour de ses jambes, perchée sur des souliers à talons haut et les cheveux remontés en chignon. Il eut même de la difficulté à la reconnaître. C’était vraiment une adolescente de dix-sept ans devant lui ?

- Il y a un vestiaire au fond du couloir, annonça Hinata en le faisant revenir à la réalité. Je t’attends dans le studio numéro trois.

Elle l’abandonna comme ça pour se diriger vers ledit studio et l’adolescent soupira en se rendant dans le vestiaire pour homme. À côté d’elle, ses vêtements de sport allaient faire tâche. Quoiqu’elle avait sûrement dit ça pour éviter qu’il prenne la fuite. Erreur. Grave erreur, constata Naruto après trente minutes de cours. La valse avait beau sembler simple à la télévision, il suait à grosse goûte et il regretta de ne pas avoir emmené une serviette pour un rapide tour sous la douche avant de partir.

Il fut surpris, quand Hinata lui apprit qu’ils allaient prendre le bus ensemble. Une fille de bourge dans le transport en commun ? Ça faisait bien rire Naruto. Nouvelle erreur. Ce n’était qu’un second cours dans la même soirée. Mais sur la galanterie cette fois-ci. À cette heure, l’autobus était à semi bondé et ils eurent la chance de pouvoir s’asseoir. Mais à un arrêt, beaucoup de gens entrèrent et la brune lui jeta un drôle de regard. Qu’est-ce qu’elle lui voulait encore ?

- C’est quoi les règles de la galanterie ? lui souffla-t-elle devant son air interrogatif.

- T’es sérieuse ? Tu me fais un contrôle dans le bus ?

Devant son regard sérieux et pesant, le blond soupira et tenta de se rappeler, puis les énuméra.

- Et alors ? insista-t-elle.

Où voulait-elle en venir ?

1.Laisser la priorité à la femme sur le seuil d’une porte.

Elle était passée devant lui à chaque fois qu’ils devaient franchir une porte. Ce n’était pas ça.

2.Lui céder la place dans les transports en commun.

Elle était assise, donc ça n'a pouvait pas être ça.

3.L’aider à porter ses bagages.

Il n’avait effectivement pas pris l’initiative de porter son sac. Il se reprendrait au moment de descendre.

4.Être prévenant et attentionné à son égard.

Il n’allait quand même pas la minoucher. Elle n’était pas invalide non plus.

5.Lui témoigner du respect et de la considération.

Il ne lui avait pas manqué de respect. De la considération… Ça revient à avoir de l’estime. Ça ne devait pas être ça non plus.

- Je ne vois pas ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?

- Numéro deux.

- Quoi numéro deux ? Tu es assise, je n’ai pas besoin de te céder la place.

- Je ne suis pas la seule femme dans ce bus, répliqua-t-elle.

Naruto en resta sans voix et regarda autour de lui. Effectivement, il y avait quelques femmes qui se trouvaient debout. Quoiqu’un peu éloigné…

- J’ai le droit de me reprendre au prochain arrêt ? tenta-t-il avec un sourire idiot sur le visage.

- Maintenant que je te l’ai dit, ça ne sert plus à rien.

Laissant retomber sa tête contre la vitre derrière lui, le blond laissa échapper un râle exaspéré.

- Règle numéro sept ? le ramena-t-elle à l’ordre.

- Éviter de déranger autrui avec des bruits inutiles, cita Naruto en se redressant.

Le trajet allait être long et pénible, soupira-t-il intérieurement.