The Crossbow Man

Summary

(Fanfiction suivant Daryl Dixon de l'univers The Walking Dead) Daryl et Carol se retrouvent en Espagne après avoir fuit la France. L'Angleterre ? Ils n'ont même pas put l'atteindre. Une source leur a indiqué qu'en Espagne ils pourraient y trouver un moyen de retourner sur le continent Américain. Mais à peine arrivés sur place, la chaleur et les zombies les accablent. Alors qu'ils sont sur le point de se faire avoir par les morts, une étrange jeune femme les sauve. Carol semble la connaître. La jeune femme leur permettra-t-elle de rentrer chez eux et de retrouver les leurs ?

Status
Complete
Chapters
25
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1

- Putain ! pesta Daryl, alors que sa moto commençait à rendre l'âme.

Ils avaient à peine quitté la frontière, pour passer à un nouveau pays, que déjà, ils se trouvaient dans le pétrin. Et celui-ci s'avérait bien plus complexe.

Après leur voyage vers le pays du thé et de la Reine de tous les anglais, ils avaient dû faire demi-tour. Le pays étant tellement fermé qu'il refusait de laisser entrer quiconque passait le tunnel de la Manche. Heureusement pour Daryl et Carol, un des gardes de la grande barrière, après avoir entendu leur histoire, leur avait indiqué qu'il y avait un accès directe à la mer, en Espagne et qu'ils pouraient prendre un bateau pour retourner en Amérique.

Devoir retraverser la France n'avait pas été une mince affaire. De nouveaux méchants, des zombies qui s'étaient lancés à leur poursuite comme des huissiers derrière des fraudeurs. Tentant de les grignoter quand ils en avaient l'occasion, se prenant un carreau d'arbalète ci et là quand ils étaient trop insistant.

Carol avait réussit à trouver une moto qui correspondait à l'ancienne Harley que Daryl avait possédé au début de tout ce merdier. Il avait été si heureux de pouvoir chevaucher de nouveau une bête aussi splendide et majestueuse. Il en avait été très reconnaissant envers son amie, mais après des jours de trajet, voilà que la bête rendait l'âme.

- On peut pas tomber en panne maintenant, dit Carol en sortant son pistolet pour abattre un zombie qui s'était jeté sur elle.

- J'y suis pour rien ! gronda Daryl qui décocha une flèche dans la bouche d'une zombie qui arrivait derrière son amie. On va devoir continuer à pieds !

- On va pas aller bien loin avec tout ça ! s'exclama Carol.

L'Espagne.

Ce pays chaud qu'ils n'avaient jamais connu, n'était plus aussi accueillant qu'on avait put en dire autrefois. Maintenant, les zombies venaient pour dévorer les premiers qui posaient le pied sur leur terrain de jeu et ne leur laissait aucune chance de survivre. En témoignait le nombre de corps éventrés et des carcasses sur le sol.

Le moteur en avait réveillé beaucoup trop et ils étaient visiblement très affamés. Daryl tentait, tant bien que mal, de protéger son amie, mais l'un comme l'autre se trouvèrent encerclés et ils se savaient condamnés.

- Daryl ! hurla Carol alors qu'elle voyait ce dernier disparaître sous les morts dont les mâchoires, ou du moins ce qu'il en restait pour certains, claquaient comme celles des crocodiles.

- Carol ! Tire toi de là !

Mais comment pouvaient-ils s'échapper alors qu'ils se faisaient renverser par les morts bien trop forts pour eux ?

Une flèche se ficha dans une tête, le bruit de sabots qui frappaient le sol attira les zombies qui se désintéressèrent des deux américains. Était-ce la Providence qui leur envoyait de l'aide ? Ils ne le savaient pas, mais ne pouvaient que remercier les personnes qui commençaient à abattre les morts, leur laissant un peu plus de chance de survie. Daryl attrapa une de ses flèches brisée et en planta la pointe dans une tête, faisant s'effondrer le mort. Carol tira à bout portant sur deux zombies. Avec ce regain de forces, ils se défirent de la horde qui avait presque eut leur peau. Mais alors qu'ils s'attendaient à voir un groupe d'hommes armés, ils trouvèrent une silhouette fine assise sur un cheval alezan clair qui les toisait. Le cheval s'avança et une voix leur parvint :

- Hola. De dónde eres ?

- Déso', souffla Daryl. On parle pas E... Espagnol. Euh, comment on dit déjà... Carol, comment on dit "je parle pas" ?

- No hablamos espagnol, dit son amie en direction de la cavalière.

La voix avait été beaucoup trop féminine pour que ce soit celle d'un homme. Le visage caché par un foulard et un chapeau de cowboy, ils ne pouvaient la décrire. Hormis dire qu'elle montait très bien à cheval, qu'elle avait une peau dorée et qu'elle possédait un fusil accroché à sa selle, un arc et un carquois dans son dos, c'était tout ce qu'ils pouvaient dire d'elle.

Alors qu'ils voulurent communiquer avec l'étrangère, son cheval se mit à piaffer, alertant sa propriétaire d'un danger imminant.

- Suivez-moi, dit-elle alors dans un anglais parfait, surprenant le duo d'amis qui la détailla du regard.

- Co-

Elle talonna son cheval qui parti au galop, laissant Daryl et Carol sur le cul. Mais des voix et des bruits de coup de feu les firent détaler comme des lapins, derrière le cheval. La cavalière se tourna sur sa selle pour décocher une flèche dans le réservoir de la moto qui explosa.

- Mais c'est qui cette nana ?! s'exclama Daryl.

- J'en sais rien ! Je viens de la rencontrer, comme toi ! répondit Carol.

Après plusieurs minutes de cavale, le cheval disparu. Inquiets, les deux américains le cherchèrent du regard jusqu'à le voir réapparaître, accompagné de deux autres de ses congénères. La jeune femme les tenait par la bride. Elle leur tendit les rênes et attendit qu'ils soient en selle pour repartir à fond de balle vers sa planque.

Cette rencontre curieuse avait mit Daryl et Carol sur les nerfs. D'abord épuisés, ils avaient dû affronter une horde qui avait bien faillit les tuer, puis cette gonzesse, débarquant de nulle part, qui parlait anglais et la fuite. Qu'est-ce qu'il ce passait au juste ici ? Ils ne sauraient le dire, mais au moins, étaient-ils encore vivants et ils lui devaient bien ça.

La cavalière s'arrêta, après deux heures de courses, au niveau d'un point d'eau. Pensant qu'ils allaient camper, Daryl commença à démonter, mais il la vit positionner son cheval étrangement sur un morceau d'herbe. Il entendit comme un bruit de cascade avant de sentir la terre trembler et de voir un pan d'herbe s'affaisser comme un pont levis. Elle talonna son cheval qui descendit la pente vers l'ombre du sous-terrain. Carol jeta un coup d'œil à son ami qui se remit en selle. Ils la suivirent, gardant une main sur leur arme, préférant s'assurer que, s'il c'était une embuscade, ils pourraient se défendre, malgré la fatigue évidente.

La cavalière alluma une planque énorme qui les impressionna. Ils la regardèrent descendre du cheval et de le desseller. Elle s'occupa de le bichonner et de le nourrir sous les regards curieux des américains qui ne savaient toujours pas pourquoi ils étaient là. Pourtant, ce fut quand elle découvrit son visage que Carol comprit la raison de leur présence ici.

La femme retira son chapeau, laissant voir une chevelure châtain aux reflets caramel, descendre en cascade sur ses épaules dans son dos, puis défit son foulard pour découvrir son visage.

- Salut, Tata Carol, fit la jeune femme en souriant.

- Ta... Taniya, souffla Carol qui sauta à terre pour foncer sur elle et la prendre dans ses bras, pleurant de bonheur. Oh mon dieu, Taniya ! C'est... C'est vraiment toi ?

- C'est bien moi. Je suis si heureuse de te revoir, fit la jeune femme en souriant.

Daryl regarda les deux femmes avec curiosité.

- Tu la connais ? demanda-t-il.

- C'est ma nièce, avoua Carol.

Daryl, surpris ouvrit les yeux en grand. À son tour, il mit pied à terre et s'approcha.

- Taniya McLister, voici Dayl. Daryl Dixon, les présenta Carol au comble de la joie. Taniya est ma nièce, que je n'ai plus revu depuis... trop longtemps.

- J'avais à peine 18 ans la dernière fois qu'on s'est vu, Tata, répondit Taniya en souriant, heureuse également d'avoir retrouvé le dernier membre vivant de sa famille.

- Laisse moi te regarder, comme tu es belle. Tu as combien maintenant ?

- 32, répondit la jeune femme au regard étrange qui attira Daryl.

Taniya avait des yeux vairons, l'un bleu et l'autre gris argent. Elle n'était pas une bombe atomique comme pouvaient dire les jeunes, mais elle n'était pas moche non plus. Hormis beaucoup de cicatrices sur le corps et le visage, elle était plutôt jolie et intrépide.

- Tu vis toute seule ou ta maman est-

- Maman est morte, il y a cinq ans, répondit tristement Taniya, baissant la tête. Les voix que vous avez entendu quand je suis partie-

- Tu les connais ? demanda Daryl.

Taniya hocha la tête.

- On les appelle les Cavaliero. C'est un groupe extrémiste qui sévi dans le nord du pays. Ils pensent qu'ils sont les rois à la place du Roi et qu'ils sont les sauveurs envoyés par Dieu. Mais ne sont rien d'autres que des voleurs, des tarés capables de mutiler un bébé parce qu'il pleur et de le rendre démembré à sa famille pour les accabler et les punir de leur propres immondices afin d'en faire un exemple. Ils se disent protecteurs du pays, mais c'est tout le contraire et maman en a fait les frais.

La douleur était encore trop présente, aussi Taniya préféra ne pas s'y replonger. Carol, comprenant la douleur de la perte d'un être cher, ne demanda rien de plus.

- Chouette endroit, fit Daryl pour détendre l'atmosphère.

- Je l'ai construit.

- Toi, toute seule ? s'exclama Carol.

- Durant des années, mais oui, répondit fièrement la jeune femme. Venez, on va mettre les chevaux à l'abris, ils doivent avoir faim et soif.

***

Next Chapter