crime ménager

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Summary

Sur les hauteurs de Nice, Marie Laure frotte, récure, s'efface. Chez les Leblois, tout brille - sauf les consciences. Il suffira d'une montre tape-à-l'œil au design douteux, d'un soupçon mal placé, et d'un mélange en apparence anodin, pour faire vaciller tout un monde. Le luxe a ses failles. La colère, ses rituels. Et certaines tâches ne partent jamais.

Status
Ongoing
Chapters
13
Rating
n/a
Age Rating
16+

chapitre 1. Une morning routine

Il était 8h30 à Nice lorsque Marie-Laure commença sa journée en tant que gouvernante dans la maison de ses employeurs, les Leblois. Une famille aisée, des auteurs de Nice

Quand on est riche, on est aussi un peu snob par ici. Les Leblois ont fait fortune dans l'import-export. Ou du moins, Monsieur Leblois. Madame, elle, a su choisir son mari, suivant les conseils avisés d'une mère qui avait compris que la vie était dure, et que l'argent en était l'assurance indispensable.

Mais revenons à Marie-Laure, cette pauvre femme qu'on met encore de côté, comme toutes ces "petites gens" dont elle fait partie, pour mieux s'attarder encore une fois sur les 0,1 % de cette planète.

Elle vivait dans une cité en périphérie de Nice. Vous vous doutez bien qu'avec un SMIC en 2025, quand on est mère célibataire de trois enfants, on mange des pâtes à tous les repas, Et pas les meilleures, en plus. Autrefois, on parlait de "mettre du beurre dans les épinards" ; eh bien, Marie-Laure, elle, ne peut se payer ni le beurre... ni les épinards. Voilà. Au moins, les choses sont claires.

Marie laure se lève chaque matin à 5h30. Non pas pour suivre une routine "miracle morning", en commençant par un moment de gratitude, un matcha latté à la main, avant un cours de pilates... Non. Elle se lève pour préparer le déjeuner de ses enfants, qu'elle a à peine vus la veille, car elle rentre tard. Le petit Lisandro dort déjà à 21h.

Avec l'aide de sa fille de 14 ans, Marion, elle organise les affaires des enfants, prépare les cartables, vérifie les carnets de correspondance. Heureusement, ses enfants sont disciplinés et studieux. De toute façon, ils n'ont pas vraiment le choix, ils voient bien que leur maman fait de son mieux pour leur offrir une vie convenable. Pourquoi donc tout saboter ?

Revenons à notre récit. À 6h, Marie réveille les deux plus grands. Ils prennent gentiment leur petit déjeuner, se préparent en quinze minutes et partent à vélo pour l'école. Et là, vous vous demandez : qui est le troisième enfant ? Pourquoi n'en parle-t-elle pas ? Apprenez à être patients, s'il vous plaît! À ce que je sache, vous n'êtes pas des Leblois pour exiger des réponses immédiates.

Les aînés partis, le petit Lisandro se réveille doucement, un peu avant 7h. Maman le prépare, après s'être elle-même lavée. Pour toute "skincare", un savon de Marseille bien décapant, et un peu d'huile d'olive. Et vous savez quoi ? Marie laure a une peau parfaite. Le "glow", ce n'est pas que l'affaire des Coréens !

Elle prend ensuite la route de la maternelle pour y déposer son petit chéri, puis part prendre son poste chez les bourgeois.

Elle arrive à 8h20, le temps de poser ses affaires, de respirer un grand coup et de se préparer psychologiquement à supporter les extravagances, les fourberies et autres subtilités dont Madame Leblois faisait un usage... généreux.

Mais ce jour-là n'allait clairement pas ressembler aux autres.

Comme à son habitude, Marie-Laure s'attaque au ménage de la grande demeure, quand une dispute éclate entre le couple Leblois. La raison ? Une histoire sordide de montre Patek Philippe, beaucoup trop chère...et, de mon point de vue, beaucoup trop moche pour valoir ce prix-là.

Monsieur reprochait à Madame d'avoir un peu trop abusé du shopping cette semaine.

«- La montre, c'est juste une compensation, »répliqua Madame. «Une maigre rétribution pour supporter tes frasques depuis deux ans !»

Il faut dire que Monsieur Leblois avait un faible pour les jeunes filles blondes, et un vrai talent pour construire des mensonges. Mais Madame n'est pas dupe. Lorsqu'elle découvrit sur l'agenda de son goujat de mari qu'un rendez-vous récurrent, noté chaque mardi soir, était simplement intitulé "RDV J", elle eut des doutes.

"Qui est J ? Une femme ? Un homme ? Un ami ?" À part Jonathan, son ami d'enfance, elle ne voyait pas. Mais Madame n'a pas que ça à faire : investiguer, très peu pour elle. Pourquoi se fatiguer, quand on peut payer un professionnel peu scrupuleux ?

Elle engagea donc un détective privé spécialisé dans les filatures. Deux semaines plus tard, le couperet tomba : Monsieur était bel et bien infidèle.

une esthéticienne répondant au doux nom de Joana...

Elle avait le port altier d'une star de télé-réalité bien coachée, et l'assurance de celles qui ont compris que les hommes riches aiment qu'on les regarde comme des rois, surtout quand ils ne le sont plus vraiment.

une fois le crâne fendu par l'épée de Damoclès qui était suspendu au-dessus d'elle madame se mit à réfléchir au conséquence sur ça vie d'aisance

La révélation la blessa, bien sûr, mais elle se demanda : "Pourquoi gâcher ma vie extraordinaire par orgueil ?"

Si Monsieur préfère les femmes plus jeunes, qu'il en soit ainsi. Mais pour fêter ce qu'elle appelait "la meilleure décision de sa vie", à savoir ne pas quitter son mari, elle s'offrit une magnifique montre Patek Philippe enfin... magnifique, tout est relatif.

95 000 euros tout de même, voilà ce qu'elle coûtait. On comprend un peu mieux pourquoi Monsieur haussa le ton ce jour-là en la voyant à son poignet.

«- Ça se voit que ce n'est pas toi qui travaille dur pour dépenser autant dans une montre inutile... et moche, en plus», lança-t-il.

Enfin quelqu'un qui partage mon avis.

«- Et toi, les cadeaux que tu fais à Joana, ils s'élèvent à combien ? On compte les nuits au Negresco, les restos étoilés, le champagne ? Hein ?»

Monsieur balbutia :

«- Comment tu sais ?»

pas très combattent celui-là en même temps il a le mérite d'arrêter son mensonge quand il compris que ça ne servait plus à rien de s'humilier d'avantage

«- Le "comment" ne compte pas. C'est le "pourquoi". Pourquoi me faire ça ? Je te supporte depuis des années. Et j'étais prête à le faire jusqu'à la fin de mes jours. Mais tu ne m'as pas respecté cette foi ci.»

Évidemment qu'elle est prête à le supporter : avec un chiffre d'affaires annuel à dix chiffres...

«- Je suis désolé, Solange, mais j'avais besoin... d'autre chose.»

Blessée dans son orgueil, elle ravala tout. En pensant à une vie de "pauvre fille", comme la bonne qui était là, à les écouter tout en faisant semblant de passer la serpillière... Hors de question de lui ressembler.

La discussion fut écourtée : Monsieur reçut un appel et partit au bureau. Madame, elle, estima qu'une bonne séance de massage dans son institut habituel s'imposait.

La journée suivit son cours, et la pauvre Marie-Laure termina son ménage vers 13h. Au moment de prendre sa pause, son fils aîné, Diego, 16 ans, arriva à la résidence des Leblois. Pourquoi ce jeune garçon à la beauté déconcertante (je dois dire) se trouvait-il là ? Eh bien, il lui arrivait de venir voir sa mère après les cours. Il s'installa avec elle pour déjeuner. Un club sandwich douteux acheté en boulangerie, posé entre eux.

Ils parlèrent des cours. C'était comme ça que Marie laure passait du temps avec ses enfants : entre deux besognes. a se moment précis marie laure croquant dans son demis sandwich était loin de se douter que ce déjeuner a l'apparence inoffensif aller être le point de départ d'une histoire peut commune...

"vous aussi trouvez cette montre outrageusement extravagante ?, je vous invite à liker et commenter - vos avis sont les bienvenus, n'en déplaise à Madame Leblois. Et venez soutenir cette pauvre Marie-Laure... au teint irréprochable."

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