L'AMANT SOUS CONTRAT

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Summary

Une jeune capverdienne diplômée en marketing décroche un job de rêve chez Alessandro Reigns, un milliardaire aussi impitoyable que séduisant. Mais lors d’une soirée privée, elle découvre qu’il dirige un club ultra-select réservé à l’élite, et qu’elle fait maintenant partie du “deal”... ''Clause numéro 4 : Tu ne dois, jamais tomber amoureuse de moi.'' 💎 Il la paie pour être sa partenaire exclusive sans sentiments. Sauf qu’elle a des interdits dans le contrat... qu’ils brûlent de transgresser. 🔥 Slow burn, relation interdite patron/employée, règles brisées, pouvoir & contrôle.

Genre
Romance
Author
Sephora
Status
Ongoing
Chapters
31
Rating
n/a
Age Rating
18+

L'homme qu'on ne regarde pas longtemps

Je n’avais pas les moyens de m’habiller pour ce genre d’entretien.

Mais j’étais là.

Talons trop fins pour être pratiques, jupe beige ajustée, chemisier crème entrouvert juste ce qu’il faut pour détourner l’attention… sans perdre le respect.

J’avais 25 ans.

Et je portais encore ce que d’autres appellent un fardeau, et que moi, je considérais comme une armure :

je n’avais jamais couché avec un homme.

Par principe. Par peur. Par exigence. Peut-être tout ça à la fois.

Je me disais souvent que ce jour viendrait. Mais jamais ici. Jamais maintenant.

Et surtout, pas à cause d’un contrat.

L’assistante me regarda à peine en tapotant sur son clavier.

— Nom ?

— Nora Feel.

Elle leva enfin les yeux, me scruta de haut en bas comme une marchandise, puis hocha la tête.

— Vous pouvez entrer.

La porte se referma derrière moi.

Le bureau était immense. Froid. Élégant.

Et il était là.

Il me tournait le dos, parlant au téléphone dans un anglais sec et tranchant. Sa voix était basse mais ferme, presque dangereuse.

— If he leaks that deal, I’ll erase him from every boardroom in New York. And his legacy with it.

Il raccrocha. Puis se retourna.

Et mon souffle se coupa.

Il était plus impressionnant encore que sur les photos.Cheveux bruns épais, mâchoire ciselée, regard bleu acier qui n'avait pas l'habitude d'attendre.

Il était grand, bien trop, avec une prestance à faire oublier qu’il n’avait même pas besoin de lever la voix pour dominer une pièce.

Il me fixa, sans dire un mot, pendant ce qui me sembla une éternité.

Puis :

— Mademoiselle Feel.

— Monsieur Reigns.

Il s’approcha. Lentement. Chacun de ses pas semblait calibré pour provoquer une réaction. Il n'en attendait pas moins, j’imagine.

— Capverdienne. Diplômée en marketing à Boston. Trilingue. Major de promotion. Belle, brillante. Et… encore vierge.

Je restai figée.

Mes doigts se crispèrent sur mon sac. Comment savait-il ?

Il croisa les bras.

— On vérifie tout. J’ai des règles très strictes autour de certaines choses. L’innocence n’est pas une faiblesse.

Il ajouta, plus bas :

— Parfois, c’est ce qui préserve ce qu’il reste d’humanité.

Je déglutis.

Il me parlait comme s’il savait déjà ce que j’étais. Ou plutôt… ce que je refusais de devenir.

— Pourquoi suis-je ici ? demandai-je enfin, la voix plus tremblante que prévu.

Il alla vers son bureau et en sortit un dossier noir mat. Le genre de dossier qui ne contient pas un simple contrat d’embauche.

Il le posa devant moi.

— Ouvrez.

Je le fis. Et tout s’arrêta.

Ce n’était pas un contrat classique.

C’était… autre chose.

Une proposition de présence exclusive. Pas d'engagement amoureux, pas d’obligation sexuelle.

Mais une vie sous surveillance.

Une image à tenir.

Une femme à ses côtés. Une compagne publique. Pas privée. Pas encore.

Je refermai lentement le dossier.

— Ce n’est pas une offre d’emploi.

Il s’approcha. Si près que je sentis la chaleur de son corps sans qu’il ne me touche.

Ses yeux plongèrent dans les miens.

— Vous serez ma partenaire officielle. Pour les soirées, les événements, les apparitions stratégiques. Rien de plus.

Il marqua une pause.

— Pas de contacts physiques imposés. Pas d’attente charnelle.

Puis il ajouta, plus bas :

— Je respecte certaines choses, Nora. Et votre corps en fait partie.

Je ne sus quoi répondre.

Je voulais rire. Fuir. Et en même temps… rester.

Il fit glisser une carte noire sur la table.

— 50 000 dollars par mois. Appartement, chauffeur, tenues. Discrétion et fidélité en retour.

J’eus un vertige.

Il me fixa, sans sourire.

— Mais il y a des règles. Des clauses strictes.

Il se pencha, son visage à quelques centimètres du mien.

Ses mots tombèrent comme une lame bien affûtée.

— Clause numéro 4 :

Tu ne dois jamais, jamais tomber amoureuse de moi.

Suite......