Chapitre 1 - la rencontre
⚠️ TW / 18+ : relation professeur-étudiante (déséquilibre de pouvoir), sexe explicite, première fois, BDSM (fessées, menottes, bandeau, déni d’orgasme, interdiction de se toucher), jouet sexuel télécommandé en public, humiliation et exhibition, sexe anal, langage cru et insultes, jalousie, manipulation et piège, alcool, rumeurs, rapport sans préservatif.
Fiction. Les personnages sont majeurs. Certains comportements ne sont pas des exemples à suivre. Prenez soin de vous ❤️
Chapitre 1 : Derrière la porte
J-2 avant la rentrée – 19h58
Je m’appelle Alice Sinclair. J’ai dix-neuf ans, j’entre en deuxième année de licence de biologie, et ce soir, au lieu de profiter de mes derniers jours de vacances, je remplace mon amie Lorenne. Lorenne est l’assistante du professeur Moreau. Elle, elle est partie passer une soirée romantique avec son copain. Moi, je suis coincée dans le bâtiment des sciences, désert, à classer des copies et à ranger des tubes à essai pour les premiers TP de l’année.
Quelle ironie.
Est-ce que je suis en train de sombrer dans la dépression ? À parler toute seule dans ce couloir lugubre, c’est possible. Une idée un peu plus savoureuse me traverse l’esprit.
Un café. Rien de mieux qu’un bon café pour rompre cette morne torpeur.
« Et si j’allais me prendre un café ? »
Je sors du bureau et me dirige vers la machine, au fond du hall. Le bâtiment est silencieux. Trop silencieux. Les néons clignotent par intermittence et projettent des ombres étranges sur les murs. Mes baskets couinent sur le lino.
Soudain, un bruit m’arrête net.
Un son étouffé. Long. Grave.
Je m’immobilise, la main encore tendue vers la machine à café. C’était quoi, ça ? Mon premier réflexe est absurde : quelqu’un s’est blessé. Un gardien tombé dans un escalier, un étudiant enfermé dans une salle de TP. Je tends l’oreille, le cœur battant soudain un peu trop vite.
« Ahhh… oui… »
Une voix d’homme. Elle vient du fond du couloir, d’une porte entrouverte d’où s’échappe un rai de lumière jaune.
Il a mal ? Non. Ça ne ressemble pas à de la douleur. Pas vraiment. C’est trop… lent. Trop rauque.
Je fais trois pas, prudente, en me demandant si je dois appeler la sécurité.
« Alors, tu aimes ça ? »
Je m’arrête net.
Oh.
Oh non.
Il y a quelqu’un d’autre avec lui. Et ils ne sont clairement pas en train de réviser leurs partiels.
La chaleur me monte au visage d’un coup, brûlante, jusqu’aux oreilles. Super, Alice. Tu voulais un café, tu tombes sur un couple qui fait ça dans une salle de cours, deux jours avant la rentrée. Il faut que je parte. Tout de suite. Avant qu’ils m’entendent. Avant qu’ils sortent. Avant de mourir de honte.
Je recule d’un pas.
« … que je te baise comme la petite salope que tu es ? »
Mon pas reste suspendu.
Ce n’est pas tant les mots. C’est la voix. Grave, posée, presque calme, comme s’il expliquait quelque chose d’évident. Pas un cri, pas un grognement de film porno. Une voix qui prend son temps. Qui sait exactement ce qu’elle fait.
Mon cœur se met à cogner. Fort. Dans ma poitrine, dans ma gorge… et plus bas, aussi. Je le sens battre là où je n’ai aucune envie de le sentir.
Qu’est-ce qui t’arrive ? Pars.
Mais je ne pars pas. Je reste plantée au milieu du couloir, les joues en feu, à écouter un inconnu dire des saletés à une autre fille. Et je déteste ce que ça me fait. Je déteste cette petite chaleur qui s’installe au creux de mon ventre, sans me demander mon avis.
Tu es pathétique. Tu n’as jamais rien fait, et tu restes là, à écouter aux portes comme une perverse.
Je devrais partir. Je devrais… Mais mes pieds refusent de bouger. Au lieu de ça, je me rapproche. Sur la pointe des pieds. Juste pour voir. Juste pour comprendre qui peut bien oser faire ça ici.
Je colle mon oreille contre le bois.
Je devrais partir. Je devrais… Mais mes pieds refusent de bouger. Au lieu de ça, je me rapproche, sur la pointe des pieds, jusqu’à une porte entrouverte. Un rai de lumière jaune s’en échappe. Je colle mon oreille contre le bois.
« Regarde comme tu mouilles pour moi… Tu sens comme tes cuisses tremblent ? Tu sens comme ta petite chatte réclame ? »
Oh mon Dieu.
Je n’ai jamais entendu quelqu’un parler comme ça. Pas en vrai. Pas avec cette voix-là, lente, sûre d’elle, qui pose chaque mot comme on pose une main sur une peau nue.
Mais tu dérailles, Alice ! Tu n’as jamais…
Ma conscience se scinde en deux. Un frisson me parcourt l’échine. La chaleur envahit mon bas-ventre, pulsatile, insistante. Mes doigts tremblent en remontant le long de ma cuisse, sous ma robe d’été. Ils sont attirés malgré moi vers l’humidité qui perle déjà sous ma culotte en dentelle blanche. Dans le couloir flotte un parfum de bois épicé, une eau de toilette d’homme, mêlée à quelque chose de plus chaud. De plus animal.
« Chut. Tu dois rester silencieuse. Personne ne doit savoir ce qu’on fait. C’est notre petit secret… »
Notre petit secret. Comme si c’était à moi qu’il parlait.
Je mordille ma lèvre inférieure. Mes doigts effleurent la dentelle, juste là, sur ce point sensible qui palpite au rythme de ses mots. Je n’appuie pas. Pas encore. Je me contente de frôler. Et ce simple frôlement suffit à me couper le souffle.
« Écarte les jambes. Plus. Encore plus. Je veux te voir. Je veux voir à quel point tu es ouverte pour moi. »
Mes pieds glissent sur le sol. Mes cuisses s’écartent toutes seules, là, dans ce couloir désert, contre ce mur froid. Je ferme les yeux. J’obéis à une voix qui ne s’adresse même pas à moi.
« Maintenant, touche-toi. Doucement. Je veux t’entendre. »
Mes doigts appuient enfin. Un gémissement m’échappe, minuscule, que je ravale aussitôt. Je dessine de petits cercles sur la dentelle trempée, autour de mon clitoris gonflé. La sensation me traverse comme une décharge. De l’autre côté de la porte, j’entends une boucle de ceinture claquer contre du bois. Un froissement de tissu. Puis un souffle d’homme, saccadé, qui résonne entre les murs.
Il se touche. Lui aussi. Pendant qu’il parle.
L’image s’impose à moi, obscène, et me fait mouiller encore plus fort. Je glisse un doigt sous l’élastique de ma culotte. Ma peau est brûlante, glissante. Je n’ai jamais été aussi mouillée de toute ma vie.
« Tu veux que je te prenne ? Vite et fort ? Contre ce bureau, jusqu’à ce que tu ne puisses plus tenir debout ? »
Oui. Je ne sais même pas si je l’ai pensé ou murmuré. Mes doigts accélèrent. Mes genoux tremblent. Je sens la vague monter, lointaine mais réelle, une chaleur qui se rassemble au creux de mon ventre…
« Je suis tellement dur pour toi… Tu veux que je caresse ta… »
Un grognement frustré.
« Argh. Je sonne comme un putain d’idiot… »
La porte s’ouvre en grand.
Je sursaute et retire ma main comme si je m’étais brûlée. Mais il est trop tard. Mes doigts brillent sous les néons, luisants de mon propre désir. Ma robe est encore remontée sur mes cuisses. Ma respiration est celle d’une coureuse de fond.
Devant moi se tient un homme que je n’ai jamais vu de ma vie.
Grand. La trentaine. Des cheveux bruns en bataille, une mâchoire carrée, une barbe de trois jours parfaitement taillée. Une chemise blanche ouverte sur les deux premiers boutons, les manches retroussées sur des avant-bras veinés. Et des yeux. Des yeux d’un bleu si clair, si perçant, que j’ai l’impression qu’ils me déshabillent.
Il me fixe. Son regard descend, lentement. Sur ma robe remontée. Sur ma main encore humide. Puis remonte, jusqu’à mon visage écarlate.
« Oh, merde… » souffle-t-il. Puis, après une seconde : « Mademoiselle Sinclair ? »
Mon cœur cesse de battre.
Il connaît mon nom.
« Comment… comment vous savez comment je m’appelle ? »
Il ne répond pas. Un coin de sa bouche se relève, à peine.
Et c’est là que je le vois. Il est dur. Terriblement dur. Son pantalon est mal refermé, la ceinture pend encore, et le tissu est tendu à craquer sur une érection impressionnante, qui dessine une ligne obscène le long de sa cuisse. Une petite tache sombre marque le tissu, juste au bout. Mon regard reste scotché là, hypnotisé.
« C’est une… énorme érection. »
Les mots m’échappent avant que je puisse les retenir.
Je deviens écarlate. Comment est-ce que j’ai pu dire un truc pareil ? À voix haute ? À un inconnu ?
Ses yeux bleus s’élargissent. Puis un sourire lent étire ses lèvres.
« Énorme ? » répète-t-il.
Et cette fois, c’est sa voix de tout à l’heure. Basse. Chargée. Celle qui vient de me faire écarter les jambes à travers une porte.
« Je… C’est juste que c’est assez… visible », bredouillé-je. « Désolée. Je vous laisse avec… votre… hum… »
Il fronce les sourcils. « Avec mon quoi ? »
« Euh… avec celle avec qui vous… » Je fais un geste vague vers la salle derrière lui.
Il éclate de rire. Un rire grave qui résonne jusque dans ma poitrine. Il s’écarte de la porte. Derrière lui, la salle est vide. Juste un bureau, une lampe, une chaise. Et des feuilles éparpillées.
« Je suis seul. »
« Mais alors… à qui vous parliez ? »
Il hésite. Ses doigts pianotent contre sa cuisse. Puis il me désigne le bureau d’un signe de tête.
« Entrez. Je vais vous montrer. »
Je devrais refuser. Je devrais tourner les talons et courir jusqu’à l’arrêt de bus. Mais mes pieds me trahissent. Ils me portent docilement à l’intérieur.
La porte se referme derrière moi.
Sur le bureau, une liasse de feuilles couvertes d’une écriture serrée. Il en prend une et me la tend.
« Des textes. Érotiques. J’écris. Et parfois, je les lis à voix haute, pour savoir s’ils sonnent juste. » Il se passe une main sur la nuque, presque gêné. « Apparemment, celui-là sonnait un peu trop juste. »
Je prends la feuille. Les mots me brûlent les doigts.
« Lisez », dit-il.
Je relève les yeux vers lui. « Quoi ? »
« Lisez-le. À voix haute. » Il s’appuie contre le bureau et croise les bras. « Vous avez écouté sans permission. Maintenant, je veux savoir comment ça sonne dans votre bouche. »
Il ne me force pas. Il attend. Et je comprends que si je repose cette feuille et que je pars, il ne me retiendra pas. Mais je ne la repose pas.
Ma voix sort, tremblante.
« Je te plaque contre le mur… une main autour de ta gorge… pendant que l’autre déchire ta petite culotte… »
Je m’arrête. Mes joues brûlent.
« Continuez. »
« Tu es si mouillée que mes doigts glissent tout seuls… et quand j’en enfonce deux en toi… tu gémis comme… » Ma voix se brise. « … comme la petite salope que tu es. »
Le silence tombe. Je n’ose plus lever les yeux. Mes tétons pointent à travers ma robe, durs à en être douloureux. Entre mes cuisses, je suis trempée.
Il se redresse. Il me reprend doucement la feuille des mains.
« Ça t’excite ? »
Il vient de me tutoyer. Je mens, maladroitement. « Non. Pas du tout. »
Son rire est une caresse sur ma peau. « Tu mens. »
Son index se pose sur ma lèvre inférieure et en trace lentement le contour.
« Tes lèvres tremblent. » Sa main descend le long de mon cou, s’arrête sur mon pouls. « Ton cœur bat la chamade. »
« J’ai… tellement chaud », murmuré-je.
Ses doigts glissent jusqu’à l’échancrure de ma robe. Ils s’arrêtent.
« Dis-moi d’arrêter. »
Je ne dis rien. Je n’y arrive pas. Je secoue juste la tête, à peine.
Ses doigts se faufilent sous le tissu et suivent la courbe de mon sein, par-dessus le soutien-gorge. Il trouve la pointe dure à travers la dentelle et la pince doucement, entre le pouce et l’index. Une décharge me traverse de la poitrine jusqu’au ventre.
« Tes tétons sont durs », souffle-t-il.
Je retiens un gémissement. Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes. « Monsieur, je… »
« Chut. »
Sa main reprend sa descente. Elle effleure mon ventre, et chaque centimètre de peau frémit sur son passage. Elle trouve l’ourlet de ma robe, se glisse dessous, remonte le long de ma cuisse nue. Ses doigts frôlent la dentelle de ma culotte.
« Et ici… »
Son souffle se bloque quand il découvre l’étendue des dégâts. La dentelle est trempée, collée à mes lèvres gonflées. D’un doigt, il en suit lentement la couture, de bas en haut. Il appuie juste assez pour me faire cambrer contre le bureau. Puis il recommence. Plus lentement. Et quand son doigt arrive tout en haut, là où mon clitoris palpite à travers le tissu, il s’arrête et appuie, un tout petit peu.
Mes genoux flanchent. Il me retient d’un bras autour de la taille.
« Tu étais à deux doigts de jouir, dans ce couloir », murmure-t-il contre ma tempe. « En écoutant un inconnu se branler derrière une porte. »
« Je… »
« Ne mens pas. Je t’ai entendue. »
Son doigt bouge encore. Une fois. Deux fois. Je m’accroche à sa chemise. La vague revient, plus forte que dans le couloir, si proche que je sens mes cuisses se mettre à trembler…
Et il retire sa main.
Le vide est si brutal que je laisse échapper un son plaintif. Il porte ses doigts à sa bouche et les suce, lentement, les yeux dans les miens, avec un grognement approbateur. Je sens un nouveau flot chaud couler le long de mes cuisses.
« Alice… » Il se penche, ses lèvres effleurent mon oreille. « C’est dangereux de porter une culotte blanche. Tu pourrais attirer des animaux. »
Je me fige. Comment est-ce qu’il sait… ?
Des animaux, j’en ai déjà attiré un, apparemment.
« Comment vous savez pour ma… ? Et mon nom ? Comment vous connaissez mon nom ? »
« Oh, si tu savais tout ce que je sais sur toi… » Il sourit, et ce sourire me fait peur autant qu’il me fait fondre. « … tu finirais par inonder le plancher. »
Avant que je puisse exiger une réponse, il ouvre la porte et me pousse doucement dans le couloir.
« Bonne nuit, Mademoiselle Sinclair. »
« Attendez ! Vous êtes qui ? »
Il s’appuie contre le chambranle. La lumière jaune de la lampe découpe sa silhouette.
« Tu le sauras lundi. »
La porte se referme avec un clic définitif.
Je reste plantée là, tremblante, trempée, au bord d’un orgasme qui ne viendra pas. Seule dans ce couloir sombre, avec le souvenir brûlant de ses doigts sur ma peau, et trois questions qui tournent en boucle dans ma tête.
Comment connaît-il mon nom ?
Comment savait-il que je portais une culotte blanche ?
Et qu’est-ce qu’il sait d’autre sur moi ?









premier chapitre top
c'est quoi le truc avec les animaux ?
C'est du viol, elle doit aller se plaindre à la police ! Mais en même temps elle est aussi excitée que lui se qui rend le début de cette histoire pétillante. J'adore tous tes livres. ~L~, je te met au défie de mettre un garçon comme prantagoniste.