J'appartiens à maître Léon

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Summary

Willow n’a connu que l’abandon et la trahison. Vendue à une maison close par son oncle, elle découvre un monde où la violence, le désir et le pouvoir dictent chaque instant. Là, elle rencontre Léon, mafieux dominateur et impitoyable, entouré de ses soumises, mais dont le contrôle absolu ne l’empêche pas de désirer plus. Fragile, rebelle, et pourtant insoumise, Willow doit apprendre à se plier aux règles cruelles du maître. Entre punition, désir brûlant et sentiments naissants, elle découvre qu’appartenir à Léon signifie bien plus que la soumission : c’est un jeu de pouvoir, d’obsession et d’amour. Avec l’amitié indéfectible d’Annie, seule alliée sincère, Willow devra naviguer dans un univers où la mafia, le danger et la passion s’entrelacent. Et quand une grossesse inattendue menace de tout bouleverser, Léon réalise que protéger sa tigresse devient bien plus qu’un caprice… c’est une promesse de corps et d’âme. Intense, sombre, et profondément sensuelle, **J’appartiens à Maître Léon** est une histoire de domination, de désir et de liens inébranlables qui ne peuvent être brisés, même par le monde le plus cruel.

Genre
Romance
Author
liliane
Status
Complete
Chapters
39
Rating
4.0 1 review
Age Rating
18+

Abandonnée

## **Chapitre 1 – L’abandon**

Willow

L’oncle Ray, affalé dans le vieux fauteuil défoncé, avait passé la nuit à fumer et à tourner ses cartes entre ses doigts. Ses yeux rouges fixaient la table basse encombrée de bouteilles vides. J’avais appris depuis longtemps à me faire petite quand il perdait. Mais cette fois, il y avait quelque chose de différent dans l’air… un poids lourd, presque suffocant.

— Habille-toi, lança-t-il sans me regarder. Mets quelque chose… de correct.

Je fronçai les sourcils.

— On va où ?

— T’occupe pas. Dépêche.

Il avait cette voix tranchante, celle qui ne supportait pas la discussion. Je mis ma vieille robe noire, la seule qui n’ait pas d’accroc. Il ne parla pas pendant tout le trajet. La voiture empruntée sentait le cuir et l’essence, et les essuie-glaces rythmaient un silence oppressant.

Nous nous arrêtâmes devant un bâtiment que je n’avais jamais vu. Une façade imposante, pierre sombre, grandes portes rouges, lanternes dorées qui balançaient sous la pluie. Ce n’était pas un bar, pas vraiment. Trop élégant. Trop silencieux.

Un homme en costume ouvrit la porte. L’intérieur m’aveugla : un hall tapissé de velours, chandeliers au plafond, parfum lourd dans l’air. Des femmes, toutes belles à en couper le souffle, se tenaient là, parées comme des reines. Leurs regards me détaillèrent de haut en bas, et je sentis ma gorge se serrer.

Une femme s’avança. Grande, élégante, cheveux noirs strictement tirés en chignon, un sourire poli mais froid.

— C’est elle ? demanda-t-elle à Ray.

— Ouais. C’est elle.

Elle fit un signe discret. Deux hommes s’approchèrent. J’eus un mouvement de recul, mais Ray posa une main lourde sur mon épaule.

— C’est mieux pour toi, Willow, dit-il en évitant mon regard. Tu seras nourrie, logée… et puis… j’ai plus le choix.

Je compris. Pas tout, pas encore… mais assez pour sentir le sol se dérober sous mes pieds.

— Ray… qu’est-ce que t’as fait ?

Il se frotta le visage, soupira.

— J’te dois une fortune, gamine. Ils t’prendront en échange. Tu feras ce qu’ils demandent, et… au moins tu vivras.

Les deux hommes se placèrent de chaque côté de moi. L’un d’eux prit mon sac. Je voulus protester, crier, mais la voix de la femme me coupa net.

— Ici, on ne garde que les perles. Tu apprendras vite.

Ray recula, déjà tourné vers la sortie. Il ne se retourna pas.

Je restai figée, glacée, alors que les portes rouges se refermaient sur moi.