BASUKURA Baston Kurassu arc n.1 tournoi de Basron

All Rights Reserved ©

Summary

Dans un monde où certains portent un Spécial, pouvoir unique défiant les lois de la réalité, la société se divise entre Normaux, Novices PR et Maîtres. Au sommet trône l'Académie de Basron, forge des plus redoutables combattants : les Provoc. C'est ici qu'entre Akagami Reiji, jeune homme au regard embrasé et au pouvoir foudroyant. Ambitieux, froid et déterminé, il ne vise qu'un but : surpasser tous ses rivaux et devenir le plus puissant des Provoc.

Genre
Fantasy
Author
Aska
Status
Ongoing
Chapters
6
Rating
n/a
Age Rating
13+

Prologue : Akagami Reiji

Dans ce monde, certains êtres naissent ou développent un pouvoir unique, une capacité surnaturelle qui défie les lois de la réalité. Ce pouvoir est appelé un Spécial.

Un Spécial peut se manifester de multiples façons : contrôle d’un élément, manipulation du temps, transformation corporelle, perception avancée, énergie pure… Chaque Spécial est unique à celui qui le possède. On ne le choisit pas, c’est lui qui choisit son hôte. Certains l’éveillent dans l’enfance, d’autres à l’adolescence, rarement à l’âge adulte. Mais une fois éveillé, il change la vie à jamais.

La société est donc divisée en trois catégories de personnes :

Les Normaux sont ceux qui ne possèdent aucun Spécial. Ils vivent comme n’importe quel humain ordinaire, sans accès à la moindre capacité surnaturelle. Bien qu’ils soient majoritaires dans la population, ils sont aussi souvent exclus des sphères militaires, politiques ou stratégiques dominées par les porteurs de pouvoirs. Certains les envient. D’autres les craignent.

Les Novices PR sont ceux qui ont récemment éveillé leur Spécial, ou qui ne le maîtrisent pas encore totalement. Leurs pouvoirs sont instables, partiels, parfois dangereux pour eux-mêmes ou leur entourage. Ils sont souvent inscrits dans des académies ou entraînés par des mentors pour apprendre à se contrôler. Le passage du statut de Novice PR à Maître Spécial est redouté et respecté. Peu y parviennent.

Les Maîtres sont ceux qui ont atteint un niveau de maîtrise total de leur Spécial. Leurs pouvoirs ne sont plus une extension d’eux-mêmes : ils sont leur pouvoir. Stratégiques, puissants et redoutés, les Maîtres sont souvent placés dans des rôles de haut niveau : défense, commandement, surveillance des porteurs… ou parfois dans l’ombre, à faire régner l’équilibre, ou le chaos.

Leur puissance est telle qu’un seul Maître peut parfois anéantir une armée entière de Novices.

Tous ces éléments, ces pouvoirs déchaînés, ces hiérarchies impitoyables, ces destins brisés ou glorifiés, forment un équilibre instable, un monde où la force fait loi, et où la faiblesse se paie au prix fort.

Un monde d’affrontements, d’épreuves, de rivalités… mais aussi de dépassement, de fraternité, de feu sacré.

Mesdames et messieurs, bienvenue dans l’arène, dans le chaos, dans l’espoir et la rage…

Bienvenue dans le monde de BASUKURA, BASTON KURASSU.

C’était une fraîche journée de septembre. Une brume légère glissait entre les ruelles étroites d’un quartier oublié de la ville. Dans un coin isolé, à l’abri des regards, une silhouette sombre apparut, silencieuse. Elle semblait attendre quelqu’un, immobile comme une ombre figée dans le temps.

Quelques instants plus tard, une autre forme émergea de l’obscurité.

— Tu es enfin là, Rin, dit l’homme d’une voix grave.

Il paraissait jeune, bien que ses traits aient été marqués par la guerre. Grand et élancé, il portait une longue veste sombre. Une cicatrice profonde traversait son visage du sourcil jusqu’à la joue, et une entaille plus ancienne déformait l’arrière de son crâne, dissimulée partiellement par ses cheveux mal peignés.

— Oui, Maître Zai, répondit Rin en se redressant, le regard dur. J’ai des nouvelles. L’Académie de Basron commence ses cours demain. Que souhaites-tu que nous fassions ?

— Rien pour l’instant, répliqua Zai en détournant les yeux. Laissons-les à leurs illusions... Nous frapperons quand le moment sera venu.

Il marqua une pause, puis se tourna lentement vers Rin.

— Va leur dire que l’attaque n’est plus qu’une question de temps.

— Oui, Maître Zai, dit Rin avec un hochement de tête.

Il se leva. Plus jeune encore que Zai, il avait une carrure plus menue mais dégageait une intensité inquiétante. Une cape noire, ornée du symbole d’une lune sanglante, flottait derrière lui. Ses yeux brillaient d’une étrange lueur.

— Au revoir, Maître, murmura-t-il avant de disparaître dans la brume, comme s’il n’avait jamais été là.

Le jour suivant, un jeune homme se tenait assis près de l’entrée de l’Académie de Basron. Grand et élancé, il portait une tenue rouge élégante, rehaussée d’une longue cape noire qui ondoyait au gré du vent. Ses yeux, d’un rouge ardent, semblaient en feu, tandis que ses cheveux, mêlant rouge sang et bleu ciel, flottaient doucement dans l’air.

Il se leva lentement, contemplant le bâtiment d’un air grave, comme s’il en mesurait la puissance.

À cet instant, une voix moqueuse brisa le silence.

— Hé ! Regardez-moi ce clown ! Il se prend pour un mannequin ou quoi ?

L’homme qui parlait était massif, vêtu d’une veste en cuir noire. Des lunettes de soleil masquaient son regard, et il affichait un sourire arrogant. Il n’était pas seul. Deux autres le suivaient, habillés de manière similaire. L’un, petit et maigre, semblait nerveux ; l’autre, plus costaud, arborait une musculature développée.

— Alors, monsieur veut se faire remarquer ? lança le leader. Dégage d’ici, c’est la baston Académie de Basron, pas un défilé de mode !

Des rires fusèrent autour d’eux.

Le jeune homme en rouge ne réagit pas. Il ne prononça pas un mot, se contentant de fixer calmement l’entrée de l’Académie, comme s’il n’avait rien entendu.

L’attitude agacée du chef de bande se mua en irritation. Il s’avança d’un pas lourd.

— Écoute-moi bien, nabot. Tu vas m’écouter et partir, sinon…

Il leva les bras, et ceux-ci se recouvrirent de métal, dans un bruit mécanique menaçant. Son corps semblait se transformer, prêt au combat.

— Tu vas goûter à la puissance de ce bahut, moi, le grand…

— Dis, tu peux la fermer ? J’essaie de me concentrer, répondit alors le jeune homme d’un ton calme mais glacial.

Il tourna lentement la tête vers son interlocuteur, ses yeux rouges virant au noir. Une lueur obscure traversa son regard.

— Tu veux te battre, petit con ?

L’homme, visiblement irrité, fronça les sourcils et lança d’un ton méprisant :

— Comment oses-tu me parler sur ce ton ? Je suis Riku Kenzaki, un ancien de l’Académie et pressenti pour devenir l’un des Provoc ! Et toi, tu me parles comme si tu étais mon égal ? Laisse-moi rire…

Le jeune homme en rouge s’avança d’un pas tranquille, les yeux toujours aussi perçants.

— Je t’ai dit de te taire. T’as pas compris ? Je vais te régler ton compte, et ça ira vite. Très vite.

Riku afficha un sourire arrogant, gonflé par sa confiance.

— Vas-y, j’t’attends, clown.

Sans plus attendre, Riku fonça droit sur le jeune homme.

Mais ce dernier, imperturbable, esquiva avec une fluidité déconcertante, un sourire à peine esquissé aux lèvres. Il fit un pas de côté, pivota, et lui asséna un coup sec et précis en plein ventre.

— frappe Foudroyante, murmura-t-il.

Une décharge crépita violemment, et Riku fut projeté en arrière, traversant l’air sur plusieurs mètres avant de s’écraser lourdement au sol, groggy.

Le silence tomba.

Le jeune homme leva la main encore parcourue d’éclairs bleutés. Son regard balayait calmement les spectateurs figés.

— La prochaine fois, choisis mieux tes cibles. Et retiens bien ce nom.

Il planta ses yeux dans ceux de Riku, encore au sol.

— Akagami Reiji. Je deviendrai le plus puissant des Provoc. Tôt ou tard, tout le monde le saura.