Le Sceau de l'Aube

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Summary

L'histoire se déroule dans le Grand Désert Ancien où vit en exil Blanche, la sorcière à demi-elfe, dans une oasis luxuriante qu'elle a créée et qu'elle maintient par magie. Elle est rongée par une rancœur vieille de deux siècles envers les humains qui l'ont trahie. Son isolement est interrompu par l'arrivée d'un groupe d'aventuriers : Elias, le guide métis Démon-Humain, et les humains Caleb et Lisa, qui sont à la recherche de la mythique Citadelle de Kael'Thar.

Status
Complete
Chapters
36
Rating
5.0 1 review
Age Rating
16+

Chapter 1

Blanche sorcière moitié elfe 650ans belle femme long cheveux yeux bleu ciel appelé la dame blanche sais exilé loin de tout au milieux d'un ancien désert

Elias 33ans moitié humain moitié demon et aventurier a la recherche d'une vielle citadelle

Caleb 38ans humain aventurier brun yeux maron

Lisa: 27ans soeur de caleb aventuriere long cheveux brun yeux maron

Flocon petite fée des neiges amie de Blanche et reine des fee

Dans un désert d'une aridité millénaire, au centre d'une parcelle de terre étonnamment fertile et verdoyante, se dresse la modeste demeure de Blanche, la sorcière à demi-elfe. Âgée de six cent cinquante ans, la "Dame Blanche" est d'une beauté intacte, ses longs cheveux couleur de lune encadrant un visage où brillent des yeux bleu ciel.

À l'extérieur, elle est à l'œuvre. D'un simple geste de la main, une aura de lumière douce émane, accélérant la croissance d'une rangée de légumes aux couleurs vives. La magie a transformé ce coin de sable en un jardin luxuriant.

Flocon, une minuscule fée des neiges amie de Blanche, virevolte avec insouciance autour d'une courge magique. Sa petite traînée de cristaux de glace contraste avec la chaleur accablante.

Flocon : (S'arrêtant près de l'épaule de Blanche, joyeuse) On va se promener après manger, hein ? Juste le temps de s'assurer que ces choux ont bien pris !

Blanche : (Elle sourit, un sourire rare qui illumine son visage.) Pourquoi pas, ma petite étincelle. Cela nous fera du bien. (Son expression se durcit soudain. Elle observe l'horizon.) Mais je crois que notre balade devra être brève. Les Vers des Sables deviennent un peu trop... imposants, ces derniers temps. Je vais devoir les canaliser, voire les détruire, avant qu'ils n'avalent les quelques crétins qui s'aventurent par ici.

Elle se dirige vers sa récolte, ramassant des légumes pour le repas. Flocon la suit.

Flocon : (Un air interrogateur, mais doux.) Tu leur en veux toujours autant, hein ? Après tout ce temps... deux siècles, c'est long pour garder tant de rancœur.

Blanche entre dans sa maison de pierre, posant sa brassée sur une table rustique. Elle commence à préparer un simple mais délicieux plat de légumes.

Blanche : (Le son de sa voix est lourd, empreint d'une douleur ancienne.) Oui. Je ne pardonnerai jamais aux humains. Ils m'ont tous trahie pour une poignée de pièces. Mes soi-disant amis... mes alliés. (Elle marque une pause, ses yeux bleu ciel s'emplissent de tristesse.) Ils ont vendu mon secret pour de l'or. Je préfère rester seule ici, au milieu de ce vide, avec toi. La solitude est moins amère que leur duplicité.

Flocon la regarde faire, sachant qu'il est inutile de contredire Blanche quand cette peine remonte à la surface. La fée se pose sur le bord de l'assiette.

Flocon : (D'une petite voix assurée.) Eh bien, qu'ils viennent. Leurs os nourriront mes fleurs de givre.

Blanche rit doucement, le son éclatant comme du cristal. Elle prend une louche pour servir Flocon, puis elle-même.

Blanche : Ne t'inquiète pas. S'ils sont assez stupides pour venir jusqu'ici, je saurai m'en occuper. Pour l'instant... mangeons

À plusieurs kilomètres de l'oasis de Blanche, le soleil cuisant du Grand Désert Ancien frappe sans pitié un groupe d'aventuriers qui peinent à travers les dunes. La chaleur est un ennemi invisible et constant.

Elias, le métis Dém-Humain, marche en tête. Ses cheveux noirs sont collés à son front, mais ses yeux d'or — héritage de son ascendance démoniaque — balaient l'horizon avec une concentration intense. À trente-trois ans, il est plus résistant que ses compagnons, mais même sa force vacille.

Elias : (Sa voix, rauque, est à peine un murmure.) Encore un peu. L'énergie des sorts est plus forte par ici, je le sens. La Citadelle ne doit pas être loin.

Derrière lui, Caleb, un humain de trente-huit ans au visage buriné par des années d'expédition, s'efforce de faire avancer le dromadaire lourdement chargé.

Caleb : (Il essuie la sueur de son front d'un revers de main.) L'énergie des sorts, Elias, ou celle des mirages qui nous font tourner en rond depuis trois jours ? Je te rappelle que l'or se trouve au bout du chemin, pas dans tes... sensations.

Lisa, la sœur de Caleb, vingt-sept ans, plus petite mais plus agile, marche à côté de lui. Elle porte un arc et un carquois bien rempli. Elle a l'air exaspérée, mais sa voix est ferme.

Lisa : Caleb, lâche-lui la grappe. Si on suit les vieilles cartes, la Citadelle de Kael'Thar est juste au-delà de cette chaîne de dunes. Elias a de bonnes raisons de vouloir y aller le premier.

Elias : (Il s'arrête net, pointant du doigt une vague anomalie dans le sable.) Arrêtez. Regardez.

Une dune, à l'apparence parfaitement normale, commence à onduler. Ce n'est pas le vent. Le sable se met à vibrer, un son sourd et profond se propageant dans l'air.

Caleb : C'est quoi, ça, encore ? Un tremblement de terre ?

Elias : Non. C'est l'un de ces Vers des Sables dont les nomades parlent. Mais celui-ci... il est massif. (Il dégaine son épée courte, l'acier luisant sous le soleil.) Vite ! Trouvez un rocher, une hauteur ! Ça ne va pas tarder à émerger !

Le sol se déchire avec un bruit de matière organique et de roche brisée. Un Ver, plus large qu'un char et d'une couleur ocre-brun, surgit de la dune brisée, projetant des tonnes de sable. Il se dresse, son immense bouche circulaire bordée de crocs comme des lances.

Lisa : C'est un monstre ! On n'est pas équipés pour ça !

Caleb : (Il attrape Lisa par le bras et court vers un petit éperon rocheux.) Cours ! Il faut se mettre à l'abri ! Elias ! Qu'est-ce que tu attends ?!

Elias ne bouge pas. Il fixe le monstre avec un mélange de terreur et de fascination. Un instinct, démoniaque, lui souffle de tester sa force contre cette bête.

Elias : (À voix basse, pour lui-même.) Non. On est sur la bonne voie. Ce Ver... il protège quelque chose.

Il lève l'épée. Juste au moment où le Ver des Sables se courbe pour frapper l'aventurier immobile, une chose inattendue se produit.

Un filet de lumière bleue glaciale jaillit de l'horizon, décrivant une trajectoire parfaite. Il frappe le Ver des Sables juste derrière sa tête, au niveau de la nuque.

Le rugissement de la créature est étouffé, sa matière sableuse se met à geler instantanément, le figeant en une statue monstrueuse de sable et de glace sous le soleil du désert. Le Ver, pétrifié, s'écroule avec un fracas assourdissant.

Elias, Caleb et Lisa regardent la forme gelée avec un mélange de stupeur et de soulagement.

Lisa : Qu'est-ce que...

Caleb : (Haletant.) De la... magie ? Mais qui ? Et pourquoi ?

Elias ne répond pas. Il regarde la direction d'où le sort est parti : vers un point lointain, incroyablement vert, un endroit où un simple jardin défie l'immensité stérile du désert.

L'immense carcasse gelée du Ver des Sables se dressait comme un monument de glace et de haine au milieu du désert. Caleb et Lisa sortirent de leur cachette, abasourdis.

Caleb : (Il s'approche de la créature, effleurant le sable transformé en une pellicule de givre.) C'est... incroyable. De la magie pure. Et pas une sorcellerie de pacotille. Elle est puissante, celui qui a fait ça.

Lisa : Mais qui ? On est à des centaines de kilomètres de la moindre civilisation. Et regarde la puissance du sort ! Un Ver de cette taille... C'est pas une simple fée des champs qui a lancé ça.

Elias, toujours immobile, remettait lentement son épée au fourreau. Son visage, habituellement impassible, trahissait une agitation intérieure. Il fixait l'oasis verdoyante au loin, source du projectile de glace.

Elias : (Sa voix est un grondement sourd.) Elle ne l'a pas fait pour nous sauver. Elle l'a fait pour protéger son territoire. C'est le signe. La Citadelle est juste derrière ça. Et ce Ver devait faire partie de son système de défense.

Caleb : Mais... c'est une oasis ! Au milieu de ce désert ! Ça doit être notre sauveur, Elias ! On doit aller la remercier. Et nous ravitailler.

Elias : (Il marche résolument en direction de l'oasis.) Remercier ? Peut-être. Mais je doute qu'une personne capable d'un tel pouvoir, qui se cache ici, soit enchantée de nous voir débarquer. Préparez-vous au pire. Je sens une... une vibration. Quelque chose d'ancien et de très froid émane de cette verdure.