LYDIA

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Summary

Bonjour, Vous trouverez ici est une histoire de loups traitée à ma façon, donc assez peu conventionnelle avec une bonne dose de surnaturel. Nous y rencontrerons des lycanthropes capables de se transformer à volonté où seules les oméga femelles sont aptes de porter progéniture. Il y aura aussi cet alpha qui s'ennuie et se languit de trouver enfin son oméga. Et bien sûr Lydia, dernière oméga de sa lignée qui ne savait rien de ce destin royal qui l'attendait. Bonne lecture à toutes et à tous.

Genre
Fantasy
Author
Arnorn
Status
Complete
Chapters
20
Rating
4.8 6 reviews
Age Rating
16+

La Question

Lydia est une adorable et belle jeune demoiselle de dix neuf ans.

Elle est la fille de Cardiel et Athel, un couple admiré et respecté en Bretagne. Ils sont à la tête d'une très grosse exploitation agricole, trois cents hectares en Bretagne avec un élevage de chevaux, trois mille cinq cents hectares dans la Beauce pour les céréales et encore deux mille cinq cents hectares dans le Mecklenburg en Allemagne spécialisé dans la culture du maïs.

Lydia poursuit actuellement ses études dans un établissement très spécial, d'envergure internationale, qui accueille des élèves depuis la maternelle jusqu'aux étapes supérieures. Il est situé dans un coin reculé des Highlands d'Ecosse. Sont enseignés évidemment les matières de base, mathématiques, langues, histoire, géographie, mais aussi toutes les formes d'art. Le sport tient également une place très importante dans la formation. Ici, pas de notes, pas de diplômes, uniquement la transmission du savoir dans toutes les disciplines, les élèves se spécialisant naturellement en fonction de leurs aptitudes au cours des divers enseignements.

Les garçons? Même si certains disent d'elle, avec un air rêveur qu'elle est outrageusement sexy, elles ne leur porte pas la moindre attention, ni aux filles d'ailleurs, bien trop focus qu'elle est sur ses études et ses entrainements.

Lydia a un frère, Artor, de deux ans son cadet, qui suit le même parcours au sein du même établissement. Bien que très différents, ils s'entendent à la perfection. Artor n'est pas un grand sportif, malgré des résultats tout à fait satisfaisants en la matière. C'est un passionné des chiffres, d'aucun dirait presque un petit génie des mathématiques.

Lydia, au contraire, même si elle a toujours été brillante en ce qui concerne les cours théoriques, est une sportive accomplie. Sa vie rimerait plutôt avec effort physique et dépassement de soi. Elle court vite et longtemps, saute haut, dispose d'une force exceptionnelle. D'ailleurs, elle n'hésite jamais à se mesurer aux garçons quand une occasion se présente. C'est une figure admirée pour cela par tout le monde dans tout l'établissement. Elle s'est très rapidement passionnée pour l'histoire de la guerre, l'art du combat, les armes. C'est une escrimeuse de grand talent qui n'a pas d'égal à l'heure actuelle parmi les élèves et qui donne même bien du fil à retordre à ses professeurs.

Depuis leurs quatre ans, Lydia et Artor ont passé beaucoup plus de temps ici qu'auprès de leur famille. Les élèves bénéficient seulement de deux périodes de vacances dans l'année, trois semaines lors du solstice d'hiver, et trois semaines pour fêter le solstice d'été. Tout le reste du temps s'équilibre autour des cours théoriques, des entrainements aux sports, ainsi que tout un tas d'ateliers de lecture, peinture, musique et recherches selon les spécialisations de chacune et chacun.

Ici, pas de smartphones, pas de consoles, pas de réseaux sociaux, internet sert uniquement pour les recherches en fonction des besoins. Les élèves ont tout de même la possibilité d'appeler leur famille en visio, une fois par semaine.

Certains étudiants ici, ont jusqu'à vingt cinq ans, âge limite auquel ils devront quitter l'établissement. En revanche, pour certains autres, ce fût un départ bien plus prématuré, non parce qu'ils n'arrivaient pas à suivre la rigueur des enseignements, mais simplement pour rejoindre un autre établissement plus adapté à leurs besoins. Lydia sait que cet autre centre d'études se situe en Allemagne, au beau milieu de la forêt noire, mais elle n'y a jamais porté plus d'attention que cela, elle se sent très bien ici et n'a même jamais pensé à aller étudier autre part.

Cependant, depuis un moment déjà, quelque chose la dérange un peu. Lydia ressent tout au fond d'elle, une sorte de sensation étrange, comme quelque chose qui l'empêcherait d'exprimer son plein potentiel physique.

Elle n'en a jusqu'à présent parlé à personne, mais le fera certainement lors de son prochain séjour à "Kaerenn" où ses chers parents pourront l'écouter et peut-être lui fournir quelques explications ou conseils. Kaerenn est la splendide villa familiale, une demeure de six cents mètres carrés sur cinq hectares de terrain entièrement paysagé, située en bordure de la forêt de Brocéliande.

D'ailleurs, nous sommes à la mi juin et Lydia est plus impatiente qu'à l'accoutumée de retrouver sa maison et les siens. Tout d'abord, il lui faudra finaliser son permis de conduire et enfin, elle pourra retrouver Renegade, sa magnifique jument alezane qui lui manque un peu plus chaque jour. Elle sourit à l'idée des balades qu'elle va pouvoir s'offrir en Brocéliande, même si, sans qu'elle sache vraiment pourquoi, ses parents n'aiment pas trop la voir s'aventurer seule dans cette grande forêt.

Ce soir est la dernière soirée ici et dès demain matin, une navette scolaire conduira les élèves jusqu'à Inverness, où Cardiel viendra chercher Lydia et Artor à l'aéroport aux commandes de son Cessna personnel.

Il aura fallu un peu moins de cinq heures de vol sans encombre, pour que Cardiel pose enfin son avion sur la piste privée de Kaerenn. Une fois l'appareil remisé dans son hangar, ce sont les grandes retrouvailles familiales dans la somptueuse demeure, autour d'un bon repas.

Bien qu'ils se soient parlé en visio il y a à peine quelques jours, Athel n'en finit plus de poser des questions aux enfants, s'inquiétant de leur bien être, voulant en savoir plus sur leurs spécialisations.

Artor a décidé de se spécialiser dans le secteur informatique. Il pense qu'avec les grandes avancées technologiques dans le monde agricole, ses aptitudes en mathématiques pourront aider l'entreprise familiale dans son développement. Cardiel est ravi de voir que son fils va suivre les traces de son père et s'investir dans l'avenir de l'exploitation.

Lydia, quand à elle, n'a pas encore décidé de sa spécialisation, si ce n'est qu'elle sait que cela aura un rapport avec le sport et les chevaux. Elle est particulièrement douée à cheval comme en attestent les nombreux trophées et récompenses glanés lors de compétitions jeunes et juniors, qui ornent une grande étagère dans sa chambre. Lydia pense à cet instant que son avenir se dirige tout droit vers le haras familial et c'est avec un enthousiasme non feint que ses parents accueillent cette nouvelle, appréciant le fait que leurs deux enfants veuillent prendre la relève dans l'entreprise quand le moment sera venu.

A l'heure actuelle, c'est Cardiel qui gère plus particulièrement la partie agriculture pure et Athel qui s'occupe du haras. Elle est elle-même une cavalière aguerrie qui a longtemps brillé lors de compétitions régionales en concours complet (dressage, cross country et saut d'obstacles). A ce sujet, Lydia n'a jamais compris pourquoi sa mère n'avait jamais sauté le pas pour aller concourir en nationnal voir même en internationnal alors qu'elle en avait grandement le niveau. Les réponses à ses questions ont toujours été assez évasives de la part d'Athel qui argumentait la plupart du temps en disant que les soixante box du haras lui prenait déjà tout son temps et qu'il était bien difficile de faire autre chose en plus.

C'est à la fin du repas que Lydia décide de prendre la parole:

- Depuis quelque temps déjà, une chose me dérange un peu. Ce n'est pas bien grave, je pense, mais je ressens en moi quelque chose que je n'arrive pas à définir. Quand je suis en entrainement à la course, par exemple, une sensation me pousse à aller plus loin, à aller plus vite mais il m'est impossible de passer le cap, même si je me sens bien physiquement. L'effort et la douleur ne m'ont jamais fait peur mais il y a quelque chose dans mon corps qui m'empêche d'y arriver. Avez-vous déjà ressenti cela?

Artor enchaine alors:

- Puisque tu en parles, j'ai exactement les mêmes sensations inexplicables assez souvent. Je n'y avais pas vraiment prêté attention jusque là mais c'est vrai que c'est un peu gênant.

Cardiel et Athel se regardent alors dans un moment qui semble être de l'hésitation, puis Athel prend la parole:

- Mes enfants, ce qui vous arrive à l'heure actuelle est tout à fait normal. Vous grandissez et devenez plus forts. Vous allez entrer dans l'âge adulte et vos corps changent, se renforcent, vous laissant entrevoir des possibilités supérieures à ce que vous réalisiez jusque là. Vous devez être patients et laisser au temps, le temps de régler et d'accorder votre psychisme avec vos futures aptitudes, qui, je n'en doute pas un seul instant seront exceptionnelles.

Lydia a une moue dubitative, ne semblant pas vraiment convaincue par les explications une fois de plus évasives de sa mère:

- Mouais... Tout ça, c'est bien joli, mais moi, je crois qu'il y a autre chose. Enfin, si tu le dis, c'est que ça doit être vrai. En attendant, je vais prendre mon scooter et aller rendre une petite visite à Renegade. Elle m'a manqué à un point ces derniers temps!

Ce à quoi Athel répond:

- Elle est en pleine forme. Elle travaille au marcheur tous les jours et nous la montons une fois par semaine. Inutile de te rappeler que si tu vas te promener avec elle en Brocéliande, que tu dois comme toujours être d'une très grande prudence.

Lydia répond alors amusée:

- Oui maman, comme toujours. Je connais cette forêt comme ma poche et nous savons parfaitement prendre soin l'une de l'autre. A ce soir!

Artor disparait dans sa chambre à son tour, arguant qu'il travaille sur un programme informatique complexe et que quand une idée lui vient, il doit faire vite pour la mettre en oeuvre avant d'oublier.

Athel et Cardiel sont passés au salon pour prendre le café et Cardiel profitant du fait qu'ils soient seuls:

- Nos enfants grandissent, il va bientôt être temps...

Athel lui coupe la parole:

- Ils ne sont pas prêts! Ils ont encore besoin de temps avant de recevoir de telles révélations.

Cardiel inquiet:

- Si nous ne leur parlons jamais, si on ne les prépare pas, quand seront-ils prêts à affronter ce qui les attend? D'accord, Artor est un peu plus jeune mais il ressent déjà des choses. Et Lydia, ce n'est plus une petite fille, c'est une femme et son intuition lui donne raison.

Athel restant sur ses positions:

- Leur parler maintenant serait beaucoup trop violent. Nous devons leur laisser encore un peu de temps et que des signes plus précis apparaissent. Rappelles toi comme cela a été terrible pour nous d'être mis au courant si jeunes et comme nous en avons souffert. Je ne veux pas leur infliger la même chose.

- J'entends parfaitement ce que tu dis et oui, je me rappelle très bien de l'expérience horrible que cela a été pour nous. Mais imagine un peu que Lydia se révèle maintenant sans rien savoir de sa véritable condition. Ne serait-ce pas encore plus violent? Je te rappelle moi que nos gènes sont spéciaux et que le moindre traumatisme assez puissant pourrait tout déclencher d'un seul coup!

Athel soudain plus compréhensive et déférente:

- Comme souvent, tu as sans doute raison. Il nous faudra trouver un moment dans les jours qui viennent pour avoir une vraie conversation avec nos enfants.