Prologue
PROLOGUE
Aout 2013.
- Victoria !
Un cri dans la pénombre.
Puis d’autres appels paniqués suivirent à travers l’immense propriété bordée d’une forêt d’arbres centenaires.
Il faisait chaud et moite en ce début de mois d’août, dans les Hamptons.
Les mouettes criaient sur les rivages de East Hampton. Les stations balnéaires de Long Island étaient pleines à craquer. Et les familles huppées New-Yorkaises avaient investi leurs résidences secondaires pour les vacances d’été.
Mais ce jour-là alors que le soleil commençait à décliner derrière la ligne d’horizon de l’océan Atlantique, une inquiétude monta insidieusement parmi les Price, une des familles les plus fortunées de Long Island.
Leur magnifique demeure, nichée sur les hauteurs de East Hampton, était la témoin impuissante de l’angoisse qui y régnait depuis quelques heures.
Victoria Price, quatorze ans et fille cadette du magnat des affaires, Foster Price, était introuvable.
Les sentiers étaient pris d’assauts, la forêt était ratissée, les lampes torches illuminant la nuit noire.
Mais aucune trace de l’adolescente, son portable sonnant désespérément dans le vide.
Un accident ? Une fugue ?
L’angoisse monta à travers les cris et les appels. Forte, incompressible.
Et bientôt, des gyrophares bleus et rouges investirent la demeure des Price.
Foster Price et sa femme, Madeline, accoururent vers les policiers.
Caleb, le frère ainé, ne cessait de hurler le nom de sa sœur à travers la nuit. Pendant que Max, le jumeau de Victoria, semblait complétement dévasté, prostré sur les marches de la terrasse.
Et au milieu de tout ce tumulte, Norah pleurait dans les bras de sa mère, Abby, la gouvernante des Price.
Sa meilleure amie avait disparu.
Et dans sa main, niché dans son poing serré, un mot écrit par Victoria.
« J’ai quelque chose à te dire ».