The Cross Choice

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Summary

Sébastien Cross ne perd jamais le contrôle. Encore moins celui de son cœur. Pourtant, lorsque Elisa commence à prendre ses distances, il comprend une chose : la laisser partir est la seule décision qu’il ne pourra pas assumer. Alors il choisit de rester. D’essayer. Elisa accepte, consciente qu’aimer un homme comme lui n’a rien de simple. Sébastien ne fuit pas les sentiments… il les perçoit comme un danger. Un risque. Une perte qu’il s’est juré de ne plus revivre. 🔥 Entre doutes, blessures du passé et regards qui jugent, pourront-ils transformer une décision en véritable amour ? 🔥

Genre
Romance
Author
QueenB
Status
Complete
Chapters
17
Rating
n/a
Age Rating
16+

Chapter 1

🖤 Petit mot avant de commencer

Nous voilà de retour avec Sébastien et Elisa…

The Cross Choice.

Je l’ai écrit comme je le ressentais. Sans trop calculer. Sans chercher à faire parfait. Juste en posant les mots comme ils venaient.

Je ne sais pas s’il manque quelque chose. Peut-être. Peut-être pas.

Mais je suis heureuse d’avoir pu continuer leur histoire. Ils me captivent plus que je ne l’aurais imaginé, et je ne pensais pas, un jour, écrire quelque chose comme ça.

J’espère sincèrement que cette nouvelle partie vous plaira autant que j’ai aimé l’écrire.

Et si le cœur vous en dit… laissez-moi un petit avis, une réaction, même un simple emoji. Ça compte énormément pour moi.

Merci d’être là.

Bisous,

QueenB 🖤



Je suis devenue une loque.

Ce rhume, attrapé après le voyage, m’achève complètement. La fièvre, la fatigue, les courbatures… tout me tombe dessus en même temps. Mais d’une certaine manière, ça atténue l’autre douleur. Celle qui me broie la poitrine depuis des jours.

Deux semaines sans le voir. Deux semaines sans entendre parler de lui. Deux semaines à faire semblant que ça n’a été qu’un épisode sans importance.

Mensonge.

Je passe même l’anniversaire de mon père enfermée dans les toilettes, à pleurer en silence. Il frappe à la porte, inquiet. Il demande si ça va. Je réponds que oui, évidemment. Toujours oui.

Comment pourrais-je lui dire la vérité ?

Que l’homme avec qui je couche ne m’aimera jamais. Que je me suis perdue dans quelque chose que je ne sais pas gérer. Que j’ai cru, un instant, que ça pouvait compter.

Mon cœur se serre brutalement. Merde… C’est encore douloureux. Bien sûr que ce serait encore douloureux.

Je ferme les yeux un instant, inspirant profondément, comme si ça pouvait suffire à faire passer la vague. Je ne veux plus le voir. Je ne peux plus me permettre de le voir. J’ai cet infime espoir de ne pas le croiser. Un espoir ridicule, fragile, presque pathétique. Mais selon le dernier message d’Aurélie, il est encore présent à l’hôtel.

Mon cœur se contracte aussitôt, fait un bond incontrôlable rien qu’à cette idée. Mon ventre se noue. Mon corps me trahit. Je refuse de tomber amoureuse d’un homme pour qui je ne représente rien. Je refuse de devenir une parenthèse dans une vie déjà pleine. Je refuse de me réduire à ça. Alors je prends une décision. Une vraie. Je vais m’enfoncer dans le travail, comme je le faisais avant. Me rendre indispensable. Discrète. Efficace. Me noyer dans les horaires, les procédures, les automatismes.

L’oublier.

Une fois pour toutes. C’est le mieux que je puisse faire. Un miaulement me tire de mes pensées. Mon chat s’agite sur le siège arrière, sentant sans doute ma tristesse, ou mon agitation.

Je souris faiblement et me penche pour ouvrir sa cage.

— Viens là, toi…

Je le prends dans mes bras et le pose sur mes jambes. Il se blottit aussitôt contre moi, chaud, rassurant, vivant. Je m’enfonce un peu plus dans mon siège, laissant mes épaules retomber.

Je sens alors le regard de Tara sur moi.

Silencieux et attentif.

— Est-ce que ça va ?

— Oui… je veux juste rentrer à la maison, soufflé-je, lasse. J’adore mes parents, mais j’ai besoin de retrouver mon lit.

Un silence s’installe quelques secondes.

— On va faire semblant combien de temps ?

— De quoi tu parles ?

— De Sebastian Cross, ma belle.

Je ferme aussitôt la mâchoire.

— Je ne veux plus parler de lui.

— Il faudra bien, pourtant.

Je tourne la tête vers la vitre, observant les lumières défiler.

— Tu vas vraiment gérer ton retour ?

— Je n’ai pas le choix. C’est son hôtel, je te rappelle.

Je marque une pause.

— Mais je sais faire la part des choses. Ça ira très bien. Quand il partira, tout reviendra à la normale.

— C’est de ma faute.

Je me tourne vers elle.

— De quoi tu parles ?

Son regard croise brièvement le mien avant de se reporter sur la route.

— Je t’ai poussée vers lui.

— Et mon cœur a décidé de l’aimer, dis-je doucement. Tu n’as rien à voir là-dedans.

Elle expire lentement, comme si ça lui pesait.

— On va tout faire pour que tu l’oublies.

J’esquisse un sourire fatigué.

— Je travaille demain… mais ça te dirait qu’on aille danser ce soir ?

Elle grimace légèrement, resserrant ses mains sur le volant.

— Ah… hmm. Je dois voir Nathan. Ça fait déjà quelques jours…

Je hoche la tête sans hésiter.

— Oui, c’est vrai. Nathan.

Je détourne le regard.

— Ce n’est pas grave. On verra une prochaine fois.

Mon téléphone vibre alors dans ma main. Un e-mail de l’hôtel. Réponse à mon dernier message. Confirmation de ma reprise demain.

Je fixe l’écran quelques secondes de trop, le cœur serré. J’ouvre le fichier qui annonce mon nouveau planning. Je ne m’attends pas à grand-chose. Rien ne change jamais vraiment.

Mais quand mes yeux s’arrêtent sur les horaires, je pousse un souffle surpris.

Vingt-deux heures — six heures.

Je cligne des yeux, relis une seconde fois, comme si j’avais mal compris.

D’habitude, ces horaires-là ne me sont attribués que lorsque je le demande. Quand j’en ai besoin. Quand Amanda me le propose. Là, ce n’est pas une proposition. C’est imposé.

Mon premier réflexe est de penser qu’il y a une erreur. Un mauvais clic. Une confusion passagère. Puis, en faisant défiler le document, mon regard accroche un nom.

« Monsieur Cross. »

Mon estomac se noue instantanément. Est-ce que c’est une punition ? Est-ce qu’il a décidé de m’écarter… pour mieux m’éviter à son tour ? Je sens quelque chose se refermer en moi. Il met de la distance entre nous. Délibérément. Et je vais devoir faire avec.

Je ferme le planning et retourne à mes messages, le cœur lourd, encore en train d’essayer de rationaliser. Puis mon téléphone m’affiche une suggestion d’actualité, sans prévenir.

Un article lié à de précédentes recherches. Son nom apparaît à nouveau.

Je clique, presque machinalement.

Et là…

La douche froide.

Une photo s’affiche.

Datée de six jours.

Sebastian Cross est assis à une table, à l’étranger. Face à lui, son ancienne copine. Il se penche vers elle, lui parle à l’oreille. Un geste intime. Familier. Évident.

Je fixe l’écran, incapable de détourner le regard. Je fais défiler. Puis je reviens à la photo. Six jours. Pendant que je pleurais toutes mes larmes. Pendant que je passais mes nuits à tenter de respirer. Pendant que je croyais disparaître doucement de sa vie…

Lui vivait autre chose. La douleur est brutale, presque physique. Comme si tout ce que je m’étais refusée de penser venait soudain de prendre forme, sous mes yeux.









Hello !

J’écris d’abord parce que j’aime raconter ces histoires. Parce que Sébastien et Elisa vivent dans ma tête et que j’ai envie de les voir évoluer.

Mais les partager ici, c’est autre chose. C’est un choix.

Et parfois, le silence fait douter.

Je ne demande pas de grands discours. Un emoji. Un petit mot. Une réaction. Juste un signe que vous êtes là.

Parce que lire en silence, c’est normal.

Mais écrire dans le vide, ça devient difficile.

Votre participation, même minuscule, me donne l’énergie de continuer. De poster la suite. De faire évoluer leur histoire.

Je suis là. Je lis vos commentaires. Je réponds.

Et j’ai envie que cet espace reste vivant.

Merci à ceux qui prennent quelques secondes pour laisser une trace. Ça compte plus que vous ne l’imaginez.

— QueenB 🖤