Say you're mine - Zayne & Morgane

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Summary

Morgane Dawson avait tout soigneusement planifié : croiser la route d’un membre influent du M.C des Silver Foxes, le séduire, et sécuriser ainsi sa survie. Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu. Le biker en question n’est autre que Zayne O’Hara, Vice-Président du club. Un électron libre, allergique aux lois, imprévisible au possible… et bien décidé à faire exploser toutes les stratégies bien rangées de Morgane. Charmeur, provocateur, et irrésistiblement attiré par les nanas plus-size, Zayne va rapidement transformer sa mission en un chaos délicieux. Entre eux, un jeu dangereux s’installe, jusqu’à ce que les règles elles-mêmes cessent d’avoir du sens. Quand un road-trip s’impose, les trajectoires dérapent, les certitudes vacillent, et les casques tombent. Vous pensez suivre l’histoire ? Eux non plus n’ont pas vraiment la main sur le guidon. Mais une chose est sûre : la route qu’ils empruntent ne les ramènera pas indemnes. Dans ce nouveau volet de la saga Say You’re Mine, Élise Caironel et Ecoffet M.Scarlett vous embarquent dans une comédie romantique spicy, intense et indocile, où l’asphalte devient le théâtre des émotions brutes, des rires, des failles et des désirs. Avertissement de contenu

Status
Complete
Chapters
43
Rating
n/a
Age Rating
18+

Prologue - Zayne 🌶️

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♫ Welcome to the jungle We got fun ‘n’ games We got everything you want Honey we know the names We are the people that can find ♫

Welcome to the jungle – Gun N’Roses

Attention, cette histoire ne sera pas celle du grand taciturne qui vous a toutes fait mouiller la culotte. Keith a trop de trucs à gérer.

Ce ne sera pas non plus celle de la petite tête de con qui stresse pour tout et compte même ses va-et-vient, j’en suis certain. Duncan n’est pas dispo, il a Aqua-Maddie, c’est comme l’aqua poney sauf qu’il chevauche notre mécano.

Mais je vous rassure, ce sera toujours le récit des Foxes. Ou presque, puisque c’est le mien. Et si vous ne voyez pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas, Keith et Duncan passeront leur trogne dans le coin tôt ou tard, alors vous y verrez plus clair.

Spoiler alert, je vais devenir votre préféré, du coup, ils vous seront totalement secondaires.

Pour le moment, je vais être le centre de votre univers comme le cul de cette sculpturale rousse est le mien.

Putain…Vous avez déjà contemplé une telle merveille, vous ?

Moi, ça fait un bail que je ne me suis pas tapé un aussi beau trésor. Une cascade de boucles cuivre qui couvre le haut de ses épaules. Un derche rebondi et voluptueux, plein de courbes. Chaque fois que je m’enfonce, je l’aperçois tressaillir et je manque de gicler. Lorsque mon bassin le rencontre, pour me faire serrer par l’étau humide de sa chatte, j’ai la sensation qu’elle va me drainer de toute mon énergie, comme un putain de succube.

Quoi que, c’est peut-être une selkie[1] ?

J’ignore comment s’appelle cette nana, or je la sauterais bien ailleurs, d’autres fois, souvent…

Je dis ça, pourtant je ne vais pas lui demander son petit nom, son numéro ou ce genre de connerie. Je ne compte pas me caser, c’est l’évidence. Sinon on ne serait pas coincés dans ces chiottes à niquer en levrette comme deux taulards.

— T’es sûre, tu ne veux pas que je me pose et que tu me chevauches ? soufflé-je à ma conquête dans l’espoir de la voir prendre cette position.

Ouais, je sais, le seul endroit où se caler, c’est sur la cuvette, ceci dit une fois fermée, ça fait le taf.

Soyez pas mijaurées quand on a envie de baiser, on ne réfléchit pas trop, mecs ou gonzesses, hein.

Avec sa paire de seins, ce serait magnifique.

Elle gémit, glousse même et me balance une putain d’ânerie :

— Je suis trop grosse, je vais t’écraser.

— Mais qu’est-ce que tu racontes comme connerie ?

Oh, rassurez-vous, j’ai capté ce qu’elle désirait dire.

Quand je l’ai croisée dans le bar, avec sa robe moulante, elle a hésité à réagir à mon invitation. Pourtant, dès que j’ai débarqué, je l’ai repérée. En même temps, on ne va pas se mentir, une belle plante curvy, qui taille plus un 48 qu’un 36 et qui apparait dans mon champ de vision, je déconnecte mes neurones !

L’irrigation principale file vers mon second cerveau. Je ne réponds plus de rien.

J’ai un faible pour les filles rondes. Les grosses. Les bien en chair. Les déesses tout en courbes ! Quand je me tape une meuf mince, voire maigre, j’m’emmerde… Alors non, utiliser les bons termes n’est pas une insulte, ce n’est pas non plus un putain de kink, c’est juste ma came à moi !

— Tu vas me faire gicler comme un puceau, confié-je en m’enfonçant encore dans ses chairs.

Mon sexe tressaille, le sien me resserre. Mon égo refuse l’idée que je jouisse le premier. Pourtant, la capote bien ficelée sur mon chibre, j’ai totalement conscience de mon manque d’endurance. J’aurais dû me tirer une veuve poignée avant de sortir, ça aide toujours un peu à contenir l’excitation du python…

Le python…

On va se rassurer tout de suite, ma bite n’a rien d’un engin de 30 cm avec un diamètre de bras de bébé. C’est une queue, une belle, et j’en suis même fier. Elle accompli son taf, elle bande, baise et tout ce qui va avec. Une longue tige dont l’épaisseur n’est pas à dénigrer, plus large à la base qu’à son extrémité, véritable plaie pour les préservatifs, mais putain d’idéal pour les sodomies…

Je rêverais de visiter son petit trou d’ailleurs.

— Merde…

Ah ! Le mot magique. Ma délicieuse se cambre, elle me demande d’être plus brutal et je ne me fais pas prier. Son « plus fort » est clair, j’empoigne ses magnifiques hanches, rabaisse un peu son bassin et me plante sauvagement.

Une fois. Deux et je cadence le tout d’un son sans équivoque. Peu importe, personne ne viendra m’interrompre ici.

Je sais que mon membre durcit et s’érige vers le bas, ce qui lui donne un talent naturel grâce à sa courbure pour stimuler le bouton de désir des femmes. Elle s’en rend compte, alors que je me livre à son corps.

Et si, elle, je la rappelais après ?

Rassurez-vous, je ne tombe pas amoureux en un tour de bite, je ne me dirige jamais vers ce genre de conneries. Les « loveries » et tout le bordel, je les laisse aux autres. Oui, j’y pense, là, sur le coup, parce que mon épée est dans son fourreau, toutefois entre nous… je vais retourner à ma petite vie ensuite.

Et l’oublier.

Les sons résonnent, le bruit moite de la chair qui s’entrechoque, les claquements vulgaires de nos bassins, les tentatives désespérées de la selkie pour se taire. J’écarte son cul, détaille l’œillet qui se niche et renverse ma tête en arrière.

Bordel…

Sa chatte est un putain de paradis. Elle est en train de me pousser à jouir, ses muscles tressaillent, chaleureux, et je pige. Elle éructe la première et puisque je suis au bord du supplice, je m’enfonce brusquement, déversant enfin mon plaisir dans la capote.

Quand ma carcasse décide de s’apaiser, je reprends mon souffle. Mon cœur tape dans mes tempes ainsi que mon crâne et je crève de chaud. Doucement, je me retire, enlève le préservatif pour le nouer et le foutre dans la poubelle avant de me rajuster mon futal. Je chipe sa culotte au passage pour la garder dans la poche de mon cuir. La belle pense que je vais me tirer, je suppose. Elle se rhabille vite, prête à se barrer et, dans un rictus, j’appose mes deux mains contre les parois séparatrices pour la coincer.

Ses grands yeux clairs s’arrondissent de stupeur. Ses iris verts bleutés me dévisagent comme si j’étais un drôle d’énergumène et elle s’éclaircit la voix :

— C’est quoi ton petit nom ? la coupé-je dans son élan.

Ouais, je sais, j’avais dit que j’oublierais… Comme quoi !

— Morgane, indique-t-elle en tentant de fuir mon regard.

— Morgane, répété-je en détachant chaque syllabe. J’ai le droit de t’embrasser ?

— Après ce qu’on vient de faire, tu me demandes…

Elle ne termine pas sa phrase, mon immense sourire tout en dents la fait rire. Elle secoue la tête, les joues rouges et je lui offre un clin d’œil.

Elle est trop mim’s…

C’est elle qui me galoche, sa bouche sent la bière. Normal, c’est ce qu’on a picolé avant de se retrouver là. Faut que je finisse ma pinte d’ailleurs…

Je ferme les paupières quand elle m’embrasse et dans un mouvement commun, nos langues se trouvent. Elle sent bon cette meuf, un mélange floral à la con, pas trop entêtant, qui me rend tout chose. Je profite, la plaque et regrette de pas avoir pu voir ses seins.

Ouais, je pense que je veux trop la mater à poil pour ne pas tenter un échange de numéros.

Elle se dérobe cependant, passant sous mon bras et quitte notre nid crasseux. Machinalement, je la suis, les mains dans les poches de ma veste, jouant avec sa culotte.

Mes idées s’assombrissent quand elle me tourne le dos, j’essaie de me concentrer sur sa tenue qui l’enrobe, sur son cul que je redessine dans mon crâne, mais… peine perdue.

La zone principale du Sandy’s nous recueille de nouveau.

Le pub n’a rien de grandiose, il est traditionnel, avec ses billards, ses nanas, ses bikers… il fait partie du territoire de mon M.C[2] et j’y viens pour éviter de déranger notre tanière. Avec la naissance de la petite Jude, la fille de Keith et Hope, nos Présidents, il y a trois ans, on ne peut pas dire que baiser comme des porcs dans nos quartiers soit encore un kiff. Faut dire que j’aime pas exposer ma nièce d’adoption à ce genre de bruits.

Hey ouais les gars, je suis un tonton gâteau.

Je me retrouve devant ma pinte pas terminée et Morgane ne sait pas trop quoi faire. Ma caboche est envahie de toutes sortes de conneries dont j’ai zéro envie de vous parler pour le moment, alors… je me focus sur la selkie.

J’ingurgite une large rasade de bière, la finis presque parce que ça m’a donné soif tout ça, et j’attrape la belle rousse par la taille. Je n’affectionne pas sa manière d’esquiver les regards, elle est trop canon pour qu’une seule pouffe se permette de la juger. Moi, je veux que tout le monde capte qu’elle me plait. C’est rien de plus qu’un égo de mâle qui se pavane au bras de la plus bandante de la soirée.

— J’ai ta culotte dans ma poche… Donc l’idée que tu sois à poil sous ta jupe va me refaire durcir.

C’est un truc que je lui glisse à l’oreille, détaillant du coup ses iris qui me toise, un peu hautain, un rien… amusé. Elle hésite sur la réponse à me donner.

Mon crâne est en train d’exploser, je crois que la contrariété me tombe sur le coin de la gueule. J’aurais dû m’en douter, je suis un mec assez renfermé sur mes émotions – délires d’adopté, vous cassez pas la tronche –, alors, forcément, quand ça cumule, je me paye des migraines, voire pire.

— Tu bandes déjà, précise Morgane en baissant rapidement son regard sur mon jean.

Je papillonne des cils, oh putain j’ai du mal. Je vérifie ses dires et je constate qu’effectivement…

— Ah ouais…

— Tu veux qu’on aille chez moi ?

Sa voix résonne dans ma tête. J’ai envie de la suivre, j’ai aussi envie de me caler et de ronfler. J’inspire, je pige que prendre ma moto avec cette fatigue soudaine, c’est pas question. Si je me plante, Hope va me planter et, avec elle, à peu près tous les Foxes…

Je hausse les épaules, cabotin.

— J’sais pas…

Elle se dandine un chouilla, mordille sa lippe et vient souffler à mon oreille :

— On pourra faire bien plus de bruit.

Un ricanement un peu proche d’un grognement franchit la barrière de ma gueule. Convaincu ? Totalement ! Tel un vrai mâle des cavernes…

Et me voilà donc, la tronche bizarrement en vrac, prêt à talonner Morgane La Selkie je ne sais où…

Entre vous et moi, vous vous doutez bien qu’y a anguille sous roche, non ?

Hélas, j’ai trop la tige droite et la tête dans le guidon pour voir plus loin que le bout de mon nez. En plus, quand dessous ce dernier y a une nana bonne, qui sent bon, cela me donne encore plus envie de baiser.

Y parait pourtant que je suis l’intelligent de la meute. Faut croire que quand je me bouffe les pensées avec des soucis personnels, je mets cette notion sur off.

— Allons-y, Morgy.

Je passe ma main autour de ses hanches me servant un peu d’elles pour avancer sans qu’elle le remarque…

Maintenant, j’ai une question pour vous les filles, les gars, bref, les gens. Est-ce que cette putain de décision est la meilleure ? Bah allez au début du chapitre 4, je vous y donne directement la réponse…


[1] Ne cherchez pas le sens de ce terme, pas encore. Vous l’apprendrez en même temps que la fameuse selkie… pour l’heure, savourez. Gros bisou. Zayne.

PS: Duncan en a une toute petite en vrai.

[2] Acronyme de Motor Club.