Fêlure

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Summary

Dans un quartier où tout le monde connaît les secrets des autres, grandir devient une guerre silencieuse. Les nuits sont longues. Les fêtes débordent d’alcool, de musique et de regards qu’on évite le lendemain. Les amitiés deviennent toxiques. Les premières fois laissent des cicatrices. Et derrière les sourires, chacun cache quelque chose qu’il n’arrive plus à contrôler. Un groupe d’adolescents tente de survivre entre amour, dépendance affective, violence, sexualité, mensonges et besoin d’être aimé. Il y a ceux qui s’assument. Ceux qui mentent. Ceux qui détruisent les autres pour ne pas se détruire eux-mêmes. Et puis il y a Evan. Un garçon qui pensait simplement retrouver ses amis d’enfance… avant de voir son monde basculer entre tensions, secrets et relations dangereuses. Dans ce quartier, personne n’est totalement innocent. Et quand les émotions explosent, tout peut s’écrouler en une seule nuit. FÊLURES — Volume 1 Pourquoi on vit quand on voit tout s’écrouler autour de nous ?

Genre
Other
Author
Will
Status
Ongoing
Chapters
2
Rating
n/a
Age Rating
16+

CHAPITRE : LE DÉBUT DE LA FIN

Tout a commencé dans ma baignoire privée…

Enfin...dans le ventre de ma mère

Je ne m’en souviens pas, évidemment, mais j’aime imaginer qu’à ce moment-là, la vie ne me demandait rien.

Rien du tout.

Pas de choix.

Pas de blessures.

Pas de regrets.

Juste le silence.

Puis, au bout du neuvième mois, elle a vite changé d’avis.

Quelle vipère, celle-là.

Et puis je suis né.


Sans le savoir, c’était déjà le début de la fin.

J’ai passé presque toute mon enfance avec mes deux parents et mon demi-frère, Hervé.

Enfin… suivez bien : j’ai dit presque.

Parce que, comme beaucoup d’histoires, la nôtre a fini par se casser.

Mes parents se sont séparés.

Du jour au lendemain, j’ai été séparé de mon père… et d’Hervé.

Je suis resté avec ma mère, et pendant les vacances, je faisais souvent des allers-retours chez ma grand-mère.

Quelque part, ça m’aidait à oublier qu’on avait déjà été une vraie famille.

Hervé me manquait.

Mais j’étais qu’un enfant.

Mon avis ne comptait pas.

Et même si j’avais parlé, ça n’aurait rien changé.

À cette époque, ma famille, c’était mon sang.

Mes tantes, mon grand-père, ma grand-mère, mes cousins…

Ils remplissaient le vide laissé par la séparation.

Et ma mère… elle faisait tout pour moi.

Elle le fait toujours.

Puis un jour, elle est partie en voyage.

Pas pour des vacances.

Pour trouver une solution.

Pour nous.

Pour qu’on soit enfin stables financièrement.

Parce que dans ce monde, si t’as pas d’argent, t’es rien.

J’étais triste.

Mais elle m’avait promis qu’elle ne partait pas pour rien.

Qu’un jour, elle et moi, on serait heureux.

Pour toujours.

Tout ce qu’il me restait à faire, c’était l’école.

Le problème, c’est que l’école et moi, à cette époque, on n’était pas vraiment amis.

Moi, je préférais jouer.

Beaucoup jouer.

Chez ma grand-mère, il n’y avait pas vraiment de suivi.

Tout ce qu’elle voulait savoir, c’était :

— Vous avez mangé ?

— Oui.

Et ça lui suffisait.

Alors moi, je passais mes journées dehors.

— Allez, on va jouer au ballon !

Parmi tous mes amis d’enfance, il y en avait un avec qui le courant passait mieux qu’avec les autres.

Michel.

— Ça va, Angelo la débrouille ?

— M’appelle plus jamais comme ça, sale merde.

— Je rigole.

— J’espère bien.

— J’aimerais pas finir dans le coma à cause d’un  l'un de tes coups de tête

— Enfoiré.

J’adorais passer mes journées chez lui.

On s’occupait souvent de son petit frère quand ses parents n’étaient pas là.

Le soir, je regardais ses parents rentrer à la maison.

Je sais pas…

J’aimais cette image.

Une famille qui rentre ensemble.

C'est conneries du cliché de la famille blanche

Même si je suis noir

Puis le grand jour est arrivé.

J’allais enfin rejoindre ma mère.

Ma grand-mère, elle, était plus inquiète que moi.

— Je t’aime,

— Moi aussi, mamie.

Huit heures de vol plus tard, je l’ai enfin revue.

Il y avait du monde dans cet aéroport.

Mais quand mes yeux se sont posés sur elle, tout le reste a disparu.

Je me suis mis à pleurer.

J’avais retrouvé ma moitié.

J’avais retrouvé ma maison.

Ce moment reste l’un des plus marquants de ma vie.

C’est là que j’ai compris une chose :

sans elle, je n’aurais jamais réussi à traverser certaines choses.

Là-bas, j’ai aussi rencontré mon nouveau beau-père.

Étonnamment, le courant passait bien.

Entre lui et moi.

Entre lui et maman.

Entre eux, c’était le grand amour.

Pour une fois, j’avais l’impression que Dieu avait vraiment entendu mes prières.

Un nouveau chapitre commençait.

Mais pas pour longtemps.

La langue du pays compliquait tout.

Et puis…

J’ai fait une rencontre.

Quelqu’un.

Quelqu’un qui m’a marqué pendant six mois.

Quelqu’un dont je n’ai toujours pas la force de parler.

Pas maintenant.

Pas ici.

Le passé est rempli de regrets.

Le futur, d’inquiétudes.

J’aurais dû vivre le présent.

J’aurais dû.

Trois ans plus tard, je suis revenu chez ma grand-mère.

Avec mon cousin Lewis.

À cause de la langue.

Je pensais que revenir ici allait arranger les choses.

Je me trompais.

Au début, ça allait.

Je restais surtout à la maison pendant que Lewis partait jouer avec ses amis au football et avant lewis jouait encore

_tu Viens pas avec moi

_non merci

_mais tu vas apprendre à connaître les fans du cartier tu verras se sera cool

_lewis va jouer m'attend pas par ce que je viendrai jamais

Puis un jour, je l’ai suivi.

Au fond ils étaient tous cool

Et surtout il yavait…

Raven.

— Salut, Evan c'est ça ?

— oui ... c’est Evan.

— Moi c'est raven. Le meilleur joueur d'ici

Il faisait rire tout le monde.

Moi aussi.

Je lui ai fait confiance.

J’aurais dû ?

tous ce que je sais c'est que c'est à ce moment-là

c'est là que les choses ont vraiment commencé .

Après quelques semaines, on s’était beaucoup rapprochés.

Surtout pendant les matchs.

— Fais la passe !

— Tu vas rater.

— Bien sûr que non !

— Je t’en ferai une à la fin du match, c’est les seuls moments où tu marques.

— Enfoiré.

Et puis j’ai revu Michel.

Après toutes ces années.

J’avais peur qu’il ait changé.

Peur qu’on n’ait plus rien à se dire.

Mais dès qu’il m’a vu :

— Angelo !!

— Connard !!

Comme si rien n’avait bougé.

Comme si le temps nous avait attendus.

Mai j'aurais dû apprendre qe le temps n'attends as les gens.

Avec Raven, c’était différent.

J’aimais traîner avec lui.

Il me faisait rire.

Et… merde, Evan, c’est pas le moment.

Puis Zara est arrivée.

La fille du quartier dont presque tout le monde était amoureux.

Moi en partie.

On a commencé à se rapprocher.

Et c’est grâce à elle que j’ai rencontré Charlie.

Au début, j’ai cru qu’il me détestait parce que je traînais autour de sa sœur.

Mais non.

Il voulait juste devenir mon pote.

Et il l’est devenu.

Le soir, on se retrouvait souvent tous les trois.

Le quartier appelait ça les réunions de minuit.

Et comme charlie était efféminé tout le monde croyais qu'on sortait ensemble et lui et moi ça nous fesait bien rire mais je saurai pas comment expliquer charlie et moi ça avait trop vite accroché

_evan sérieux t'a tellement de la chance de me connaître une diva comme moi on en trouve pas partout

_charlie j'en peux plus de toi si je pouvais te remplacer je le ferai direct

_MOI ? CONARD

Puis Raven s’est ajouté à l’équation.

Et entre lui et Charlie…

Il y avait quelque chose.

Ça sautait aux yeux.

Même s’ils ne voulaient pas l’avouer.

leur (amitié) était très visible et Charlie disait sans cesse qu'ils étaient juste (amie) mais....

Un soir, Charlie m’a finalement dit :

— J’aime bien Raven.

_ Moi aussi j l'aime bien

_enfin c'est pas l même j l'aime bien

_comment ça ?

_je pense que je suis amoureux de lui

je l'ai regardé un instant .

puis j'ai souris

_ je le savais putain en plus c'était évident

Charlie savait pa si j'étais d'accord oui ou non pour ça mais...

_j'ai hâte de vous voir vous smake

Il croyait que j’allais le juger.

Il s’était trompé.

Au contraire.

Je trouvais ça beau.

Et je l’ai raconté à Michel.

— Donc il aime Raven ?

— Ouais, mais dis-le à personne.

— Et Raven ?

— Je pense qu’il l’aime aussi. C’est juste compliqué pour lui de se l’avouer.

— C’est trop mignon, cette histoire.

— Je sais. Et je vais les arranger, tu verras.

Mais à force de vouloir les rapprocher…

Je me suis retrouvé seul.

Le trio était devenu un duo.

Et je n’aimais pas ça.

Non, ce n’était pas de la jalousie. vraiment pas

Enfin…

si.

Un peu.

Bon, beaucoup.

Et alors ?

Puis bizarrement Raven était revenu vers moi

_comment ça va ma star?

_c'est plus Charlie ta star?

_quoi non jamais de la vie je te connais avant Charlie

_ouais mais ça change rien

_alors vous êtes tous les deux mes stars

_tu sais même plus ce que tu dis toi

Puis on a lâché des petits sourire

_tu sais Evan la première fois que je t'ai vu je sais pas pourquoi je t'ai autant aimé comme ça

_comment ça?

_j'ai beaucoup accroché avec toi et en plus tu es un gars cool

_ben moi la première fois que je t'ai vu j'ai cru que tu étais un drogué le genre de gars qui harcèle les autres

_moi tu pensais vraiment ça de moi?

_x 2

_conard

Les rires avaient recommencer entre nous mais après un mois...

Puis tout a explosé.

Des tensions sont apparues entre Charlie et Raven.

Le quartier s’est divisé en deux camps.

Le camp de Charlie.

Le camp de Raven.

Et comme je traînais plus avec Charlie, pour eux, j’avais choisi mon Camp.

Un jour, tout a basculé.

Charlie était assis avec moi.

Raven était avec son groupe plus loin.

Je sentais qu’il y avait quelque chose qui clochait.

Puis charlie s'est levé et m'a dit

_je vais d'abord saluée mon amie

Puis, d’un coup, Raven est descendu.

Comme un taureau.

Les yeux pleins de rage.

Il s’est dirigé vers Charlie.

Et sans prévenir, il s’est jeté sur lui.

Des cris.

Du monde autour.

Tout le monde me regardait.

Comme si j’étais la cause du problème.

Je n’ai rien compris.

Et oui.

J’ai fui.

Appelez ça comme vous voulez.

Fuir.

Déserter.

Partir.

Mais je n'étais plus là dans tout le cas

Le soir même, Michel m’a regardé et m’a dit :

— Il est gay et il s’assume pas. evan

— Quoi ? Non, t’abuses.

— Il aime Charlie. Et ça lui fout les boules que tu traînes avec lui.

— Mais moi, j’aime pas Charlie comme ça.

— Lui, il le sait pas.

À ce moment-là, quelque chose s’est cassé.

Et je savais qu’il fallait que Charlie me dise la vérité.

Alors cette nuit-là, je suis allé chez lui.

À l’heure où les gens normaux dorment. par ce que oui je ne suis pas normal.

J’ai frappé.

Et quand il a ouvert, je l’ai regardé droit dans les yeux.

— Maintenant, tu vas m’expliquer toute la vérité.

Et rien que la vérité.