Les murs
Là, loin de tout ça.
Et pourtant là,
Liane, lierre, pierre,
Me séparent du son.
Mes entrailles se serrent,
Mon corps se fige,
Je pose la main sur la pierre froide,
Y colle mon front,
J’y reste, je fonds,
Je me glisse entre les roches,
Me faufile, comme sous des draps,
Pour me protéger du monstre
Tapi sous mon lit,
Qui vient pour moi.
Moi, mur, un,
Les basses résonnent
Au rythme des battements de mon sang,
De la respiration des pierres,
Le bruit me suit
Dans mes veines,
Mes larmes,
Figées,
Statue
au centre d’un musée bondé.








