Princess Of The Mist Tome 1 by HP_Lanceford at Inkitt
Customize readability
Aa

PRINCESS OF THE MIST - TOME 1

All Rights Reserved ©

Summary

Maria était une jeune duchesse qui vivait aux côtés de son unique parent, le Duc des Monts-Brumeux. Mais lorsque des Révolutionnaires exécutent froidement son père et détruisent son château, la petite fille se retrouve seule au monde de la cour et doit à présent former ses propres alliances pour survivre. Mais alors qu'elle se retrouve enfin en âge de se marier, son amour d'enfance, le Prince Lancelot, retourne à la capitale avec un seul but : se venger de son père qui l'a abandonné quatre ans plus tôt. Peut-être que le chemin de la vengeance et celui de l'amour vont dans le même sens... Tome 1 de la saga de la Brume

Status
Complete
Chapters
40
Rating
n/a
Age Rating
16+

PROLOGUE

N'oublie pas de rentrer avant le souper.


C'était les dernières paroles du père de Maria. Il les lui avait lancées un soir d'automne grisâtre où sa jeune fille partait courir dans le bois avoisinant sa maison. Il ne faisait alors pas encore assez frais pour qu'il ne gèle mais suffisamment chaud pour qu'ils puissent se passer de leur veste. L'autorisation de sortie de la petite fille était courte, elle ne durerait que jusqu'à ce que le soleil se couche. Ce devrait être aux alentours de 19 heures.


Maria devait profiter de cette petite heure pour slalomer entre les plantes, les battements de son cœur rythmant sa balade effrénée. Elle manquait de glisser sur quelques feuilles mortes, mais qu'importe, car elle se laverait en rentrant.


Maria était une jeune fille de 13 années. Elle avait perdu sa mère quelques années plut tôt, morte lors de la naissance de sa sœur cadette, la petite Grace. Elle se la trimbalait quelques fois, mais ce jour-là elle avait décidé qu'elle irait seule là-bas.


Les deux enfants n'avaient aucun parent plus âgé qu'elles et l'adolescente ne pouvait compter que sur la présence familiale de son père et de sa belle-mère Nimélia tous les soirs au dîner. Les quelques membres qui composaient sa famille étaient tous morts à la guerre pour défendre le Roi William, le dirigeant de leur pays. C'était une guerre atroce, dont très peu de gens parlaient mais qui les avait obligés à fuir dans ce manoir.


Il était sombre et anxiogène la nuit, mais c'était la seule demeure dont elle se souvenait, elle s'y était habituée. Puis ici, elle trouvait toute sorte d'animaux sauvages.


Cela lui arrivait de lâcher un ''bonjour'' aux écureuils, sachant pertinemment qu'ils ne répondraient jamais. Mais cela faisait parti de sa vie à la campagne, paisible et sereine. Loin de tous les fronts et de toutes les guerres du Royaume.


La petite fille arrêta alors sa course devant ce qui ressemblait à un cimetière. Sur l'une des pierres figurait le nom de sa mère, Sylvia. On pouvait aisément reconnaître sa pierre tombale, puisque plus récente et moins recouverte par la mousse. Dans sa famille, la coutume était d'enterrer les membres défunts au centre du jardin, pour que ces derniers puissent ainsi fertiliser la terre de leurs héritiers.


Maria, elle, ne croyait pas en cette fertilité des anciens. Elle pensait seulement que les tombes en granite détérioraient la beauté du jardin, et rendaient le travail de débroussaillage plus complexe pour ses domestiques. Là où les couleurs des roses rouges, du chêne vert et des légumes dans le potager contrastaient avec cet endroit glauque, où pourtant chaque soir elle passait.


D'ailleurs ces stèles l'énervait, car les jours où le jardin devait être rendu propre pour des cérémonies tenues par son père, les domestiques étaient occupés. Maria était alors obligée de faire son propre lit, tout comme celui de sa sœur Grace qui se trouvait à l'autre bout du château.


Balayant ces pensées frustrantes, la Duchesse Maria remit ses cheveux châtains bouclés en arrière et contourna rapidement cette immondice. Elle termina sa course devant un cours d'eau qui délimitait la propriété de son père.


C'était le seul lieu où elle pouvait se retrouver seule. Enfin, presque seule. Parfois, le jeune Prince cadet qui habitait de l'autre côté de la rivière venait lui rendre visite. Il s'appelait Lancelot, et se trouvait à la toute fin de la lignée des héritiers du Roi. Si bien que, dans son immense désintérêt, le Roi avait abandonné son fils dans cette bâtisse secondaire, seul avec un domestique pour lui apprendre l'art de l'épée.


Maria détestait le Roi. Elle lui en voulait de laisser ce jeune garçon seul, alors qu'il semblait avoir le même âge qu'elle. Elle même détestait être seule. Enfin, cela ne la dérangeait pas quand c'était pour fuir sa sœur ou sa bonne, Nowel. Elle savait qu'elle ne pourrait pas tenir toute seule avec sa domestique dans son château. Elle était tellement rasoir, la solitude la rongerait de l'intérieur et elle en était certaine.


Aussi appréciait-elle venir rendre visite au jeune prince lorsqu'elle le pouvait, le soir avant le souper. Elle regardait au loin sur la rive si elle pouvait apercevoir Lancelot.


Le brouillard n'avait pas encore obscurcit sa vue, mais elle peinait à reconnaître une silhouette de l'autre côté. Elle cria alors :


– Lancelot, es-tu là ?


Elle tenta d'écouter à travers le silence si un bruit de pas, si un tintement lointain de son épée d'entraînement expliquerait qu'il ne puisse pas parler avec elle ce soir. Mais soudain, une chevelure blonde sortit des bois qui juxtaposaient la rive opposée. Le jeune prince, alors couvert de boue et de feuilles mortes, descendit discrètement jusqu'au plus bas de la rivière pour discuter avec son amie.


– Excusez mon retard, Princesse, mes cours d'entraînement sont de plus en plus vivaces depuis que le front ne se rapproche d'ici. Mon maître domestique souhaite que je sois prêt au plus vite.


– Il n'en est rien rassurez-vous, Prince. dit-elle d'un ton gêné.


Elle avait toujours déprécié le fait que Lancelot la traite comme une Princesse. Elle n'était que Duchesse, et même si cela l'éloignait d'une simple roturière elle n'en demeurait pas moins Princesse de la famille royale pour autant.


Aussi, elle tenta de changer de sujet de conversation, n'y connaissant rien ni en guerre ni en combat.


– Avez-vous mangé le gâteau que je vous ai envoyé hier ? l'avez-vous apprécié ?


– Il avait en quelques sortes un goût de vase puisque je l'ai fait tomber en repartant, mais sa beauté n'égalait en rien la vôtre.


Maria rougit fortement. Elle profitait du fait que la brume s'était levée depuis le début de la conversation pour le cacher mais elle savait que les paroles du Prince étaient sincère. Tout le Royaume connaissait la beauté de la fille du Duc de Mont-Brumeux, celle dont on disait que la mère était la Déesse du Nord.


Elle regarda alors le soleil dans les hauteurs, qui disparaissait déjà à l'horizon. Il ne lui restait que quelques minutes pour clôturer son entrevue avec son Prince, sinon quoi elle arriverait en retard et son père commencerait à s'inquiéter.


C'était d'ailleurs peut-être pour cela que Lancelot la surnommait ''Princesse'', car à l'instar de Cendrillon, Maria devait toujours rentrer chez elle à la tombée de la nuit.


– Je n'ai rien ramené aujourd'hui, poursuivit-elle. Mais j'espère vous retrouver demain au même endroit pour vous passer un morceau de tarte.


Elle se sentait bête de ne pas pouvoir rester plus longtemps. C'était horrible, sa seule interaction sociale se résumait à un bonjour timide d'un garçon au regard perdu et à l'allure nonchalante.


– Ce fut une nouvelle fois un plaisir Prince Lancelot.


– Je n'en serai que ravi made-


Soudain, alors même que le Prince n'avait pu finir ses belles paroles, un coup de feu retentit. Il venait de la propriété de Maria, et cette dernière s'abaissa instinctivement ne craignant qu'un autre coup ne puisse l'atteindre. La saison de la chasse ayant été reportée par la guerre, elle se demanda d'où venait ce bruit assourdissant. Elle faussa alors compagnie au Prince sans qu'il ne puisse dire un seul mot, puis courra en direction de son château.


Au fur et à mesure qu'elle retournait sur ses pas vers sa maison, une odeur de souffre envahissait son nez et étouffait sa gorge. C'était sûrement du feu. La demeure du Duc brûlait à grande flammes, de sorte qu'on pouvait voir le brasier à des centaines de mètres à la ronde. Alors que Maria s'approchait du cimetière, elle entendait déjà le bois craquer, et les hurlements de ses domestiques amplifiait l'horreur de la scène. Elle cherchait aux alentours si quelqu'un s'en était sorti, mais personne ne semblait courir dans sa direction. Lancelot l'avait prévenue plus tôt, le front se rapprochait, et il avait même atteint les portes de sa maison.


C'était sans doute des Révolutionnaires qui avaient mis le feu à sa vie.


Ces hommes étaient des insoumis, des sauvages qui défiaient la Royauté, saccageant chaque ville sur leur chemin comme un fumeur vidait ses poches de tabac. Et à la fin, il ne restait plus que des maisons brûlées des femmes pour pleurer.


Elle continua à courir, à s'en briser les chevilles et à s'en pourrir les chaussures, jusqu'à ce qu'elle atteigne la cour arrière du château où son père se trouvait au sol. En se rapprochant, elle remarqua que son père gisait dans une mare de sang, bien trop grosse pour que ce ne soit qu'une seule égratignure. Le jeune fille comprit alors que le coup de feu qu'elle avait entendu plus tôt était celui qui avait achevé son père, et que le feu n'était qu'un avertissement supplémentaire envers les soutiens du Roi.


Mais plus que ces guéguerres politiques, elle comprenait ce que était en train de se dérouler sous ses yeux, elle perdait son second parent, le dernier qu'elle possédait encore et le seul dont l'amour lui était indiscutable. Il n'eut ni la force de lui parler, ni celle de se relever. Seuls ses yeux lui révélait ses intentions.


Ces derniers étaient cloués vers la grange, là où dormaient les chevaux quand la nuit tombait. Par miracle, cette partie de la campagne n'avait pas encore brûlé. Elle comprit alors que son père ne comptait pas partir avec elle, et que Maria devait à présent ne compter que sur elle-même pour poursuivre sa vie.


– Tu ne peux pas me faire cela, je ne suis pas prête.


Intérieurement, elle savait ce qu'il lui aurait répondu. Son père était un homme brave, loyal et sage, qui trouvait toujours les bons mots, même dans les pires moments.


Va, aurait-il dit. Personne n'est jamais prêt à affronter son destin. Fait ce que tu crois être juste, va de l'avant, et ne laisse personne se mettre sur ton chemin.


Va.


Ses yeux se refermèrent, et la brume l'emporta.


Maria se releva, essuya ses larmes qui troublaient sa vision, puis courut en direction de la grange. La fumée du feu se mélangeait maintenant à la brume de la rivière, ce qui rendait la progression plus dure dans la pénombre.


Arrivée au niveau de la grange, elle entendit des petits gémissements. Elle ouvrit la porte et découvrit alors la gouvernante de sa sœur ainsi que Grace pleurnichant dans ses bras. Dans les moments les plus sombres, la brume la guiderait. Tel le souffle chaud et humide de son père, Maria trouverait un chemin pour elle et sa sœur.


Elle sourit alors à ces dernières, et profita de ce regain de force pour préparer deux chevaux afin de fuir toutes ensemble loin du front. Elle enfourcha son cheval puis attrapa la petite Grace avec elle. Nowel, qui n'avait pas l'habitude de monter à cheval, fit comme elle put avec sa robe de domestique.


Toute les trois lancées au galop, elles traversèrent le comté à la recherche d'un abri, sans se retourner et sans s'arrêter. Deux jours durant, elles galopèrent vers une grande ville. Le hasard fit qu'elles atterrirent à la Capitale ; où elles espéraient secrètement être recueillies par le Roi.


Jamais Maria n'oublierait ce soir, et le serment qu'elle se fit en abandonnant son père et sa vie de duchesse.


Elle se vengerait de tous ceux qui avaient, de près ou de loin, participé à cet attentat.





Tous sans exception.

Let HP_Lanceford know what you thought about this chapter!
Love this

6

Love this

Funny

0

Funny

Spicy

1

Spicy

Suspenseful

3

Suspenseful

Emotional

2

Emotional

Profound

0

Profound

Heartwarming

1

Heartwarming

Shocking

0

Shocking

Good Writing

3

Good Writing

Compelling Plot

4

Compelling Plot

Great Character

1

Great Character

Strong Dialog

1

Strong Dialog

Further Recommendations

Stripped Shadows

bm: Sehr gutes Schreiben. War total in der Geschichte und habe mitgefiebert, wie es weiter geht. Konnte das Buch kaum zur Seite legen Sehr spannend geschrieben. Freue mich auf Band 2 Hätte gern das Ruby mit Beiden lebt.Und es fehlen noch sehr viel Antworten

Read Now
My Playboy Roommate

luisasabato: Spitze! Sehr zu empfehlen und hoffe auf ein Happy End

Read Now
Luna auf der Flucht

Grazia: Wirklich tolle Geschichte mit Klasse Charakter 👍🏻

Read Now
Bloodlines

miacoveventry92: Sad that it ended I was enjoying being sucked into this story since the first chapter. Beautiful story and I really hope there's a part two someday but as is it's a great story beginning to end and no cliffhanger at all.

Read Now
The Argent Wolf (Coming to Galatea)

NikNakz: *inhales* I dont think I have the right words in my vocabulary to describe how AMAZING this book was! It has that rare style that gets you hooked and makes it so that you dont want to stop reading! Though, the cliffhangers were BRUTAL, you always came through with an amazing next chapter! I look for...

Read Now
Luna de Verano - Die Gefährtin des Alphas (Band 1)

Jana: Ich mag die Stärke von Eleonora, teilweise wird etwas tief in die Klischeekiste gegriffen.

Read Now
A Blessing in Disguise

sandra: This was a good short book. You can get a little lost in who is talking. But overall short and sweet.

Read Now
The Dating Deal

HockeyLover08: So amazing! Perfect fake dating story, it takes you through many deep emotions such as denial, heartbreak, love, etc. Love Nate’s character so much, it perfectly fits with Hannah’s! Good amount of spice without making it too much to handle. 10/10 would read again 🩷

Read Now