Mots d'envie

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Summary

Mots d’envie – Recueil de récits sensuels et immersifs Les mots ont ce pouvoir unique de faire naître le désir, de capturer l’instant où la tension se transforme en frisson, où l’attente devient abandon. "Mots d’envie" est un voyage intime à travers ces sensations, ces jeux entre retenue et passion, ces moments où le corps et l’esprit s’accordent dans une danse délicate. De la douceur d’un matin pluvieux à la chaleur d’une course effrénée, chaque texte explore une facette du désir, dans toute sa subtilité et son intensité. Plongez dans ces histoires où chaque souffle, chaque caresse, chaque soupir se vit au rythme des mots.

Status
Ongoing
Chapters
1
Rating
5.0 1 review
Age Rating
18+

Dans la chaleur de l'hiver

Dans la chaleur de l’hiver

Tu es confortablement installée sur ton canapé. Une tasse de café fumant près de toi.

Dehors, il pleut, il fait sombre depuis ce matin. Et maintenant, le vent se lève. Tu as allumé la lumière, en la réglant douce, et légèrement augmenté le chauffage pour baigner la pièce de chaleur. Tu as choisi un livre palpitant, tu es plongée dedans depuis un moment déjà.

Tu pourrais rester là des heures, juste toi, un bon livre, l’odeur du café, le bruit de la pluie sur les vitres…

D’ailleurs, tu as perdu la notion du temps aujourd’hui, c’est dimanche, le temps ne sert à rien.

C’est dans cette tranquillité enveloppante qu’il arrive vers toi. Il s’assied près de toi, regarde quel livre tu lis. Il sourit en coin en voyant la couverture : ton auteur préféré, ça ne le surprend pas. Vous vous connaissez si bien.

Tu aimes sa présence à tes côtés, même dans ta bulle. Il est tout près de toi, tu sens la chaleur réconfortante de son corps, le lent battement de son cœur t’apaise, le tien est toujours plus rapide.

Il te pique une gorgée de café, et tu lui souris gentiment, c’est votre petit jeu.

Tu lui dis sur un ton léger : Tu exagères, je n’ai pas encore eu le temps de le goûter.

Tu sens une bouffée de bonheur à cet instant : juste vous deux, cet amour entre vous, ce moment de détente, tout ce que tu aimes. Il est assis tout près de toi, très près.

Alors il approche son visage du tien, en souriant malicieusement. Il pose ses lèvres sur les tiennes, et dès que tu entrouvres la bouche, glisse sa langue contre la tienne. Ensuite, il s’éloigne de quelques centimètres, te regarde droit dans les yeux et te dit :

Voilà, tu y as goûté maintenant, je peux finir de le boire.

Il dit ça presque en chuchotant, de ce ton de voix qui te fait frissonner jusque dans le bas du dos. Il le sait très bien, et en joue volontiers. Vos regards s’entendent, chacun sait ce qu’en pense l’autre.

Tu reposes tes yeux sur ton livre, essaies de te concentrer sur ta lecture, mais il te faut t’y reprendre à deux fois pour certaines phrases. Tu te plais à faire semblant de l’ignorer, à faire comme s’il ne te faisait pas d’effet.

Pris dans le jeu, et par souci d’équité, il se serre contre toi, glisse sa main dans ton dos et t’embrasse dans le cou.

Tu sens sa barbe naissante picoter ta peau, cette sensation se répand dans tout ton corps, mais tu continues de te montrer très absorbée par ton livre.

Alors il t’embrasse juste à côté des lèvres, en posant sa main sur ton visage avec délicatesse, ce geste te fait fondre.

Chacun est pris dans son jeu : lui de te faire réagir, toi de montrer de l’indifférence.

Sa main retourne sur ton dos, sous ton pull. Elle est chaude, alors que ton corps à toi est un peu frais malgré la douceur de la pièce. Il glisse une main douce, qui se promène dans ton dos, qui vient effleurer la ceinture de ton jean.

Toi, toujours concentrée sur ton livre, en apparence. À l’intérieur, tu commences à sentir un réchauffement très agréable.

Sa main vient sur ton ventre, ce qui te fait frissonner de plaisir ou de suggestion. Les yeux rivés sur ton livre, tu te surprends à désirer plus.

Il est si proche de toi, tu as senti son cœur s’accélérer et son corps se contracter, juste un peu, mais tu le connais si bien que ça ne t’échappe pas.

Un peu à l’unisson, ton ventre se tend sous la caresse de sa main, même si tu voudrais bien feindre encore l’indifférence, encore un peu. Vous savez déjà.

Lorsque sa main passe plus bas, il glisse imperceptiblement un doigt sous la ceinture de ton jean, de quelques millimètres, comme une promesse, mais pour plus tard.

Il t’embrasse dans le cou en même temps, très délicatement, il fait durer chaque baiser, il semble qu’il ne veuille pas t’empêcher de lire.

Ton livre est ouvert devant toi, mais tu ne lis plus du tout. Tu vois les mots danser devant tes yeux. Tu te surprends à désirer que sa main s’aventure plus bas pour de bon. Il s’approche de ton visage, glisse sa langue dans ta bouche, tu sens encore le goût du café et la chaleur du désir. Vos langues se caressent, comme sa main caresse ta peau.

Il a bien compris ce que tu attends, alors il s’éloigne un peu et embrasse ton ventre, autour du nombril. C’est langoureux, excitant. Ton livre tremble dans tes mains.

Avec les siennes, il déboutonne ton jean, baisse la fermeture, et… revient près de toi pour te serrer contre lui.

Tu sens son corps chaud, tu peux sentir dans ce geste toute son envie tendre vers toi. Il a autant de désir que toi. À votre jeu d’indifférence, vous avez perdu tous les deux.

Vous vous embrassez avec plus d’énergie, vos langues vont chercher plus loin, plus fort, la sienne se fait dure dans ta bouche. Il glisse sa main sur ton ventre, avec une légère pression. Tu sens une vague partir de là, et descendre plus bas, une vague très chaude. Il passe sa main entre ton jean et ta culotte, et tu sens ses doigts qui savent exactement où s’arrêter, où appuyer légèrement, pour te faire soupirer.

Mais votre jeu, même un peu perdu, doit continuer. C’est implicite entre vous, vous aimez faire ça parfois.

Lui fait tout ce qu’il peut pour attiser ton désir, pour déclencher ton plaisir, et toi, tu restes impassible le plus possible.

Alors tu as toujours ton livre sous les yeux, mais tu ne tournes plus les pages. Tu essaies de réagir le moins possible.

C’est presque pire : plus tu essaies de te détendre et d’ignorer, plus tu perçois les sensations : son excitation, ses doigts sur le tissu, l’effet de ton corps qui répond.

Alors, dans cette volonté de provoquer une réaction chez toi, il revient embrasser ton ventre, avec plus d’avidité cette fois.

Tu sens sa barbe, ses lèvres chaudes, la douceur et le piquant se mélangent, tu ne sais plus ce que tu ressens.

Sa main vient tirer l’élastique de ta culotte, juste un peu. Et il continue de t’embrasser en descendant.

Tu feins de lire, tu te concentres pour respirer normalement. C’est presque impossible.

Une fois arrivé là où ton désir est le plus brûlant, il sort sa langue, à peine, et le contact contre ton corps brûlant te coupe la respiration.

Ton bassin a eu un mouvement incontrôlé.

Il remonte vers toi, et tu ne sais pas si tu es soulagée ou frustrée, mais lui sourit, il est content de son effet.

Tu sens son corps se coller au tien, tu sens son envie tout aussi forte que la tienne, pendant qu’il t’embrasse dans le cou.

Il mordille le lobe de ton oreille, en laissant son souffle te faire frissonner de la tête aux pieds.

Tu as envie de poser ton livre, de glisser ta main toi aussi, de partager ce désir brûlant pour lui montrer, mais ce n’est pas la règle du jeu, pas aujourd’hui.

Il fait descendre tes vêtements le long de tes jambes, puis embrasse tes cuisses, descend le long de tes pieds jusqu’à s’en libérer.

Il a maintenant tout le loisir de poursuivre la partie.

Tu respires le plus posément possible, pour tenter de garder une apparence détendue.

Il t’embrasse les jambes, les cuisses, et continue sa montée vers l’inexorable.

Tu sens à nouveau sa langue effleurer cette zone si sensible, comme une brûlure.

Une fois, deux fois. Puis enfin, il accentue légèrement la pression, reste au contact de ton corps, commence des légers mouvements qui font vriller tout ton corps.

Il glisse un doigt, à peine, juste de quoi déclencher des mouvements de ton bassin.

Instinctivement, tu réclames plus.

Tu respires fort, tu fais l’effort de ne pas gémir.

Son doigt qui t’effleure est une torture d’envie.

Sa langue qui caresse entre tes jambes, une urgence de plaisir.

Tu sens ton corps se tendre, ta peau frémir, et tu peux l’imaginer sourire.

Mais tu sais aussi à quel point te donner du plaisir lui en procure.

Ton livre est toujours entre tes doigts, pour l’apparence.

Tu sens une vague monter en toi, tu sens le moment arriver, la tension s’envoler.

Il le sent aussi, il le vit à travers toi.

Un gémissement, petit, mais réel.

Il s’arrête.

Parfaitement au bon moment : tu ressens une frustration, et une excitation à son apogée.

Il fait semblant de s’éloigner, comme si tu l’avais déçu en perdant la partie.

Mais son regard amoureux, bienveillant et plein d’envie ne t’y trompe pas.

Tu te remets en position de lecture.

Tu inspires à fond, souffles doucement, pour reprendre contenance.

Alors lui aussi se remet en position.

Il replace son doigt, tu sens une décharge électrique.

Il replace sa langue, tu retiens ton souffle.

Ton corps, à peine reposé, se remet aussi en action, prêt à recevoir ce qu’il t’offre.

Alors il augmente le rythme, il gagne quelques millimètres avec son doigt.

Il joue avec la pression de sa langue contre ta peau.

Plus tu tentes d’être impassible, plus l’effet est décuplé.

C’est intenable.

Le livre t’échappe des mains.

Tu fermes les yeux.

Tu caresses ses cheveux.

Tu soupires, tu gémis, et un cri s’échappe de ta bouche lorsque déferle enfin cette vague immense, entre tes jambes et à travers ton corps entier.

Tu es secouée de spasmes au rythme du plaisir qui s’offre à toi.

Il gémit en même temps que toi, ressentant chaque onde dans son corps.

Tes muscles se relâchent, ton corps se pose doucement.

Tu peux sentir l’effet couler dans tes veines, pendant qu’il vient te serrer contre lui.

La tête au creux de son épaule, vos deux corps ne forment plus qu’un.

Vous avez gagné tous les deux, ensemble.