Chapter 1
Les meurtres . La mort. Cette grande cape noire qui rode à grands pas dans le champs de votre vie . La grande faucheuse .
Tant de mots … La guerre .
Les fantômes des soldats décédés qui hantent les vivants et la boue . Il voyait le sang et la boue , nous voyions la desolation et les canons . Quel gâchis … tant d’hommes …
Des hommes heureux , des hommes comblés , du bonheur et des rires , des crépuscules passés à s’esclaffer …
En une seule minute , le rideau s’est levé , la scène a dégénéré . Nous entendions le martèlement agaçant des bottes aux pieds des soldats qui battaient aux rythmes des cloches . Nous sentions la purification trotiner à l’oree de nos narines , et le puits infini de nos yeux s’imprégnait des scènes horrifiques de destruction .
Que sommes nous ? A quoi sommes nous destinés ? A se tuer ?
Dans les rues de givre blanc , les femmes sifflent leur lente agonie sous l’âge de leur cheveux blancs , tandis que le cadre du salon porte le sourire du mari disparu . Dans les rues les enfants chantent , font la ronde et les soldats nacrés les font jouer . La guerre .
Les bouts écorchés , déchirés , acérés viennent les hanter sous les étoiles terrorisées . Chaque âme est traumatisée , venant des canons armés des fusils aux lames tranchées . Les morceaux éparses des leur corps arrachés s’eparpillent aux trotoirs . Les enfants jouent aux billes avec les yeux perdus de leur pères , et le soleil narquois de moque de leur pâleur .
Les vies sont gâchées , le ciel triste à en pleurer . Au loin les champs déchiquetés se souviennent , imprégnés du désespoir des hommes venus vagabonder . Les sillons se creusent sur le visages des veuves , signe que les années passent , mais jamais les souvenirs eux ne s’effacent…








